042 – Sy Ken Aicha de Wakh’Art et Wakh’Art Music

facebooktwittergoogle_pluslinkedin

Cliquez sur le bouton Play pour écouter l’interview

 Télécharger

Sy Ken Aicha, es-tu prête à motiver et à pousser nos amis Entrepreneurs et aspirants Entrepreneurs à l’action ?

Sy Ken Aicha : Oui je suis prête à les motiver.

Mademoiselle Sy Ken Aicha a 27 ans, elle est née et a grandi au Sénégal, elle est métisse et elle a construit il y a 5 ans de ça, un concept nommée Wakh’Art, une plateforme culturelle qui a pour vocation d’utiliser l’art comme un facteur de développement, mettre en lumière les artistes et la culture au Sénégal. Elle a aussi créé au côté de son partenaire Moulaye il y a 4 ans, un label de music nommée Wakh’Art Music qui produit actuellement 3 artistes et manage un groupe.

MA CHÈRE AMIE Aicha, MERCI DE PRENDRE UNE MINUTE ET DE COMPLÉTER ton INTRODUCTION ET PARLE nous UN PEU PLUS DE toi.

Sy Ken Aicha : On fait beaucoup de choses mais ce dont on n’a pas parlé dans l’introduction, c’est le côté design que je ne médiatise pas trop mais c’est une activité qui existe, Wakh’Art Design depuis plusieurs années et cette activité consiste à proposer au privé ou au grand public, des projets de réaménagement d’espaces, de design, de décoration etc… Donc c’est une autre de mes casquettes professionnelles et il faut savoir aussi que j’ai une activité professionnelle annexe qui me permet de vivre en fait, de pouvoir payer mes factures et tout ça. Donc j’appelle ça le boulot alimentaire.

Pour découvrir la suite. Merci d’écouter l’interview.

Et à présent parle-nous un peu plus de WAKH’ART et de WAKH’ART MUSIC !

Sy Ken Aicha : Donc Wakh’Art est une plateforme culturelle qui existe depuis 5 ans, qui a pour vocation de mettre en lumière les artistes. J’aime bien cette expression parce que c’est vraiment ça, c’est-à-dire que nous faisons des interviews, des évènements, on fait beaucoup d’accompagnement d’artistes sur leurs projets etc. L’objectif étant à chaque fois le même, c’est-à-dire leur permettre d’être dans la lumière, sous les projecteurs et d’arriver ainsi à avoir une carrière et à vivre de leur art. Donc ça, c’est la première chose.

Par rapport a Wakh’Art Music c’est les mêmes valeurs qu’on développe au sein d’un label de production phonographique….

Pour découvrir la suite. Merci d’écouter l’interview.

Idéalement, comment passes-tu tes matinées ?

Sy Ken Aicha : Ca varie des jours parce qu’elles sont organisées en fonction de mes rendez-vous, à savoir qu’il y a beaucoup de gens qui passent dans cette maison, donc la boite à idées, qui est fait l’espace physique de Wakh’Art, c’est-à-dire que c’est un espace où je vis, un espace de travail, un espace d’exposition. Donc on a du passage tous les jours, maintenant en fonction de ça, j’organise mes journées. C’est-à-dire que mes journées en général sont décomposées, un temps qui est attribué à mon activité Wakh’Art, un temps qui est attribué à mon activité Wakh’Art Music parce qu’au final au niveau de Wakh’Art, je suis la bloggeuse, la rédactrice en chef, je m’occupe du back office du site donc j’ai été formé par ceux qui ont créé le site c’est-à-dire l’entreprise By Filling donc ils m’ont formé à l’utilisation de WordPress et l’utilisation professionnelle du digital, donc je les remercie au passage pour ça. Donc un temps dédié à Wakh’Art, un temps dédié à Wakh’Art Music et un temps dédié à mes contrats personnels, à tout ce qui me permet à la fin du mois de pouvoir payer mes factures et quand ces temps-là sont finis, le quatrième temps est dédié au design et à Wakh’Art Design. Donc c’est dans ce quatrième temps-là, que je fais mes planches de proposition, de décoration, de design etc. Donc ce sont des journées qui sont sans fin en fait, il faut dire les choses, je n’ai pas une vie sociale, je connais du monde et tout ça mais c’est vrai que je dédie mon temps à mon travail et à mes différentes activités. Donc ce sont des journées qui commencent à 7h30 en général le matin et qui se termine tard le soir, peut être vers 2h ou 3 h du matin…

Pour découvrir la suite. Merci d’écouter l’interview.

Et en terme de force quelle serait ta plus grande force en tant qu’entrepreneur ?

Sy Ken Aicha : Je pense que c’est la volonté de faire bouger les choses, je pense que quelqu’un qui n’a pas de volonté ou cette forme de détermination là, ne peut pas aller au bout de ces objectifs. Parce qu’il faut savoir que la vie d’entrepreneur, le temps que ton business soit stabilisé, il y a des hauts et des bas donc je pense que même ton business est stabilisé, il y a des hauts et des bas. Donc je pense que ma plus grande force c’est cette volonté de changement, de développement mais c’est aussi les valeurs dans lesquelles nous sommes. C’est-à-dire que les gens nous voient évoluer dans ce pays sur le digital, sur la culture, ils savent qu’on est dans une dynamique saine donc quand par exemple ça ne va pas ou que je suis un peu découragée, j’ai toujours des gens qui m’encouragent, toujours des gens qui nous soutiennent qui nous poussent et qui nous redonnent l’énergie que l’on peut perdre parfois tu vois et je pense que si nous n’avions pas été dans une dynamique saine, on aurait pas ça donc il faut être déterminé, il faut faire les choses en respect avec ces valeurs et en respect avec soi-même et je pense que quand c’est comme ça, ça ne peut que aller de l’avant. Et du coup quand on a des phases descendantes on peut retrouver la force et l’énergie pour justement continuer.

Et à l’opposé de la force quelle serait ta plus grande faiblesse en tant qu’entrepreneur Aicha ?

Sy Ken Aicha : Je pense que ma plus grande faiblesse serait d’avoir justement mis tout dedans c’est-à-dire que, c’est très rationnel mais il y a beaucoup d’émotions et l’émotion peut être une faiblesse parce qu’on se dévoile totalement du coup on ne se protège plus et du coup quand il y a des choses qui nous arrivent qui nous touchent, là où ça devient une faiblesse c’est que ça peut vraiment casser la dynamique et du coup c’est difficile. Alors que c’est vrai que, quand tu n’y mets pas d’émotion, bon quoi qu’il arrive tu peux avancer et continuer…

Pour découvrir la suite. Merci d’écouter l’interview.

Raconte-nous à présent à quel moment et comment t’es venu l’envie de devenir Entrepreneur, Aicha.

Sy Ken Aicha : Tout a commencé en Février 2011, je dirais même avant, en Décembre 2010, en fait j’ai renoué avec mon père avec lequel je n’avais pas grandi et en allant le voir j’ai redécouvert beaucoup d’artistes ou découvert même des gens que je ne connaissais pas qui faisaient pourtant parti de la 1ere et 2eme génération des artistes sénégalais. Donc en faisant ce constat-là, j’ai décidé de monter quelque chose, un concept qui me permettrait de parler de ces artistes-là, et de les faire découvrir à mon entourage 1er.  Et les choses ce sont très vites développées et d’une interview on en a fait 10 et aujourd’hui on en est à 670. On a une communauté qui nous suit, ce n’est plus juste une histoire d’amis, on a des internautes partout, des gens même dans des lieux improbables, je cite souvent l’exemple de la Russie et de l’Afghanistan, on a des lecteurs là-bas…

Merci d’écouter l’interview. Pour découvrir la suite.

A présent, partages avec nos auditeurs une ressource que tu utilises souvent (ça peut être une application sur votre téléphone, votre email, drop box, Google drive etc.).

Sy Ken Aicha : On fait appel à énormément de ressources sur le digital vu qu’une grande partie de notre action, se passe sur le digital. Donc ça va de tout ce que propose Google en termes d’outil, Google Drive, Google Analytiques, ensuite en termes de plateforme WordPress c’est un outil très intéressant. Moi je ne suis pas du tout développeuse, mais j’ai pu utiliser cet outil là pour développer mes activités. Ensuite en termes d’outils il y a tout le côté réseaux sociaux, évidemment que ça soit Facebook, Twitter, Tumblr, Pinterest, Google Plus, Instagram…. C’est des outils pour nous, on n’utilise pas ça a des fins personnelles mais plutôt à des fins professionnelles. Donc pour moi ce sont des outils…

Merci d’écouter l’interview. Pour découvrir la suite.

 

Quel livre recommandais-tu à nos auditeurs pour les pousser à l’entreprenariat et à prendre action ? Et pourquoi ce livre ? Et si ce n’est pas un livre quelle ressource sur Internet ?

Sy Ken Aicha : Ben je dirais simplement d’aller sur Wakh’Art parce que pour moi, les rencontres que je fais sont les plus enrichissantes. C’est-à-dire que j’apprends énormément à travers le vécu des gens et ces vécus-là sont partagés sur notre plateforme….

Merci d’écouter l’interview. Pour découvrir la suite.

 

Pour terminer, merci de donner un conseil à la jeunesse Africaine qui nous écoute partout à travers l’Afrique et à travers le monde  pour les pousser à l’action et à les pousser à entreprendre.

Sy Ken Aicha : Je donnerais un conseil que mon père m’a donné en 2010, qui était maintenant que tu as appris, apprends à déconstruire pour reconstruire ta propre identité. Et je pense que c’est essentiel, je pense qu’il faut pouvoir se détacher de tout ce que nous avons appris à l’école, à l’université pour réapprendre et recréer la personne qu’on va devenir demain. Je pense que ça c’est important pour ne pas tomber dans tous les stéréotypes, dans tous les clivages qui existent dans toutes nos différentes sociétés et sur l’Afrique, sur l’Europe peu importe…

Merci d’écouter l’interview. Pour découvrir la suite.

 

Contacts :

Taper Wakh’Aart ou Wakh’Art music sur Google

https://www.facebook.com/WakhArt.sn

https://www.facebook.com/Wakhartmusic-445085512170007/

http://www.wakhart.com

facebooktwittergoogle_pluslinkedin
By | 2017-04-04T11:24:18+00:00 mars 12th, 2016|100-Audio-Podcast, Podcasts-EEAction|