020 – Sadibou Sow de AfriqueITNews et de Inaota sur EEAction

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Bonjour chers amis entrepreneurs et aspirants entrepreneurs et bienvenue sur entrepreneurenaction.com, où je discute avec les entrepreneurs africains qui évoluent et s’en sortent en Afrique. Vous pouvez accéder à notre site web en tapant entrepreneurenaction.com ou eeaction.com alors préparez-vous à l’action.

C’est avec plaisir que je me présente Corneille TOWENDO fondateur et hôte d’EntrepreneurEnAction et je suis très heureux d’introduire notre invité d’aujourd’hui Sadibou Sow.

Corneille Towendo : Alors Sadibou Sow êtes-vous prêt à motiver nos auditeurs à l’action?

Sadibou Sow : Autant que je le pourrais.

Corneille Towendo : Sadibou Sow, le fondateur du site AfriqueITNews.com, est né en 1983 à Libreville au Gabon. AfriqueITNews.com fondée en 2011, est une plateforme qui fournit des informations sur la technologie, les start-ups africaines, des marchés émergents et du reste du monde. Après avoir terminé ses études en Afrique du Sud, il rentre sur Dakar pour créer sa deuxième compagnie, une agence de communication numérique du nom d’Inaota, qui offre des services de communications, ciblés dans le secteur de la technologie. Inaota a travaillé avec plusieurs grosses compagnies en Afrique et a également lancé l’école de codage révolutionnaire, Dev Academie au Sénégal.

Alors M. Sadibou Sow, prenez une minute et compléter l’introduction que j’ai donnée de vous et donnez nos un petit aperçu de votre vie personnelle.

Sadibou Sow : Merci Corneille, voilà la présentation fait bien le tour de ma personne, sur le plan personnel je suis l’heureux papa d’un petit garçon de bientôt deux ans et marié. Voilà !

Corneille Towendo : Très intéressant et félicitations pour ça. Parlez-nous un peu plus d’AfriqueITNews et ensuite d’Inaota.

Sadibou Sow : AfriqueITNews a été lancé il y a bientôt 5 ans, l’objectif était de faire un meilleur travail de couverture de ce qui se faisait en Afrique Francophone. À chaque fois que l’on parlait de technologie, on revenait sur le Ghana, le Kenya, le Nigeria, alors qu’il y avait des choses très bien qui se faisaient en Afrique Francophone. Donc c’est venu un peu d’un acte de rébellion et puis c’est devenu une activité à presque plein temps. Le site est aujourd’hui parmi l’un des plus visités en Afrique Francophone, qui a évolué vers pleins d’autres différents évènements, notamment on organise le premier forum africain sur les TIC de l’Afrique vers l’Occident, ça s’appelle AfriqueITNews Forum qui se tiendra le 11 Septembre à Paris à la Gaité Lyrique. On aura plus d’une centaine de personnes, une vingtaine d’entrepreneurs, des personnalités, voilà. Donc AfriqueITNews c’est vraiment devenu une marque dont on est relativement fier. Inaota est aussi, comme tu l’as dit tout à l’heure, une agence de communication qui a eu à travailler avec quelques grands de la place pendant quelques années et puis voilà on espère que demain on sera un peu plus grand.

Corneille Towendo : Très puissante introduction, j’aime beaucoup et dites-nous un peu, idéalement comment passez-vous vos matinées ? Vous vous réveillez, vous faites du sport, vous passez du temps avec la famille, vous vous mettez directement au travail, qu’est-ce que vous faites quand vous vous réveillez ?

Sadibou Sow : Quand je me réveille, je végète pendant quelques minutes. J’essaye de rallumer mon cerveau parce que je ne fume plus, je ne prends pas de café donc j’essaie de me réveiller comme je peux, je ne suis pas un grand sportif, j’ouvre mon ordinateur comme la plupart des gens qui sont dans mon domaine d’activité, j’essaie de regarder les activités, je regarde les news, ce qui se passe dans le monde hors du domaine des TIC d’abord, ensuite je reviens dans mon domaine principal, après je vaque à mes différentes occupations qui sont très différentes du jour au lendemain. Voilà mes matinées ne sont pas très ordonnées.

Corneille Towendo : Ben, comme un de mes amis entrepreneurs l’avait dit, les journées d’entrepreneurs ne se ressemblent pas toutes. Chacune de ces journées est différente. C’est bien ça ?

Sadibou Sow : Dans mon cas c’est totalement ça, il y a des constantes, regarder les emails, vérifier les interactions sur les réseaux sociaux, ainsi de suite. Mais c’est vrai que parce qu’on est de plus en plus en relation avec des personnes qui ne sont pas forcément dans le même pays, les horaires changent, on reçoit des emails à 3h du matin, il faut y répondre à 3h30, ainsi de suite donc franchement les matinées, dans mon cas, sont assez différentes les unes des autres.

Corneille Towendo : Et racontez-nous un peu quelle est votre plus grande force en tant qu’entrepreneur aujourd’hui?

Sadibou Sow : Si je vais le dire moi-même, je pense que l’une de mes qualités c’est la capacité de supporter les difficultés je pense que c’est l’une de tous les entrepreneurs qui sont en Afrique principalement en Afrique Francophone, où il y a encore pas mal de travaux à faire dans tout ce qui est sensibilisation dans le monde de la banque, du financement, ainsi de suite. Tous les entrepreneurs africains se doivent d’être extrêmement robustes, enfin ça fait 6ans à peu près que je suis, que j’entreprends en Afrique et je peux dire que ce n’est pas facile.

Corneille Towendo : Dites-nous un peu où est-ce que AfriqueITNews est né ? C’est ici au Sénégal, ou en Afrique du Sud ?

 

Sadibou Sow : Non, AfriqueITNews est né à Dakar et le site s’appelait TechCity.sn, la première version et ensuite est venue AfriqueITNews et ensuite AfricaITNews pour la version anglaise du site internet. Donc non, le projet est né ici.

Corneille Towendo : Et quelle serait votre plus grande faiblesse en tant qu’entrepreneur, Sadibou Sow ?

Sadibou Sow : Je pense que moi ma plus grande faiblesse c’est ma sensibilité je pense. Je suis plutôt assez facilement atteint par les fluctuations, les déceptions, il y a beaucoup de fluctuations lorsqu’on entreprend, l’environnement légal en Afrique n’est pas encore forcément très développé, ce qui fait qu’on est un peu à la merci d’entreprises ou d’entités plus grande, et malgré les années je pense que je suis toujours assez déçu chaque fois qu’un client fait un coup bas, ce qui est très fréquent en Afrique en général, je ne fais pas une particularité du Sénégal, c’est quelque chose d’assez fréquent sur le continent. Et même ailleurs certaines personnes me disent qu’ailleurs c’est assez semblable mais comme on le dit souvent, celui qui arrive à entreprendre dans certains pays d’Afrique, peut entreprendre partout. Dans mon cas, je pense que la sensibilité c’est un peu un couteau à double tranchant c’est à dire que pour entreprendre en Afrique, il faut être fou, il faut être complètement fou parce qu’entreprendre en Afrique c’est quelque chose d’extrêmement risqué pour pleins de raisons parce qu’en plus quand on décide d’en vivre et qu’on est seul dans son coin ça va, mais quand on a une famille, des responsabilités, il y a des choses qui faut assurer en tant qu’entrepreneur, l’environnement est tellement instable qu’aujourd’hui du jour au lendemain, on ne sait pas quoi. Comme je le dis, toutes les entreprises quel que soit le chiffre d’affaires sont à six mauvais mois de fermer à mon avis. Et donc voilà, la sensibilité est un inconvénient mais elle est indispensable parce qu’il faut un enthousiasme fou aussi donc à mon avis on est à peu près tous dans tous les extrêmes, on se casse la gueule, on se relève, on se dit bon là ce n’est pas grave, je vais me relance et donc c’est un enthousiasme qui vient avec un côté où on se dit à chaque fois putain mais comment il a pu me faire ce coup-là.

Corneille Towendo : Comme Sadibou l’a dit, entreprendre en Afrique ce n’est pas facile, mais c’est ça qui est intéressant à l’intérieur. Ce n’est fait que pour les plus forts. Donc chers entrepreneurs et aspirants entrepreneurs qui nous écoutez si vous avez envie de devenir entrepreneur en Afrique, vous avez intérêt à ne pas avoir peu de vous battre, à ne pas avoir peur d’échouer, à ne pas avoir peur de tomber et de savoir qu’après cela il faudra se relever et recommencer jusqu’à ce que vous gagnez.

Alors Sadibou, quel est ce projet actuellement qui vous inspire et vous pousse à l’action?

Sadibou Sow : Je vois des projets de jeunes africains que je trouve de plus en plus intéressants, c’est-à-dire que la qualité des projets a vachement évolué depuis quelques années ensuite bon, les entrepreneurs sont de plus en plus aguillé, on a eu une vague il y a quelques années de jeunes entrepreneurs qui étaient motivés par Facebook, donc ils voyaient des succès aux Etats unis donc ils se disaient que c’était pareil en Afrique, et ils se sont rendus compte que ce n’était pas le cas. Ce n’est pas facile de lancer un Facebook et aujourd’hui voilà, il y a des projets basés en Afrique ou même pas, lancés par des africains qui sont vraiment inspirants. Et ces derniers temps, je suis pas mal Afrostream, que je trouve génial enfin il n’y a rien de très révolutionnaire mais je pense que c’est un projet qui a un potentiel incroyable. A mon niveau, je suis passionné par le centre de formation qu’on a lancé donc Dev Academie, qui existe depuis bientôt deux ans et qui permet à des gens d’apprendre à coder en très peu de temps et qui résulte presque toujours par un emploi, et c’est passionnant pour nous de voir des gens qui n’avaient aucune base en programmation et qui en très peu de temps travaillent pour des boites, des entreprises ici ou pour Inaota, parce qu’on travaillent avec pas mal de développeurs qu’on a formé. Donc là, on est en train de lancer un nouveau pôle et on a aussi comme objectif, de s’installer au Burkina, donc voilà, c’est assez excitant de voir que le projet est en train de démarrer et puis voilà.

Corneille Towendo : Ben ça montre qu’il y a beaucoup de choses très intéressantes qui sont en train de se passer du cote de Inaota et tous les jeunes entrepreneurs ou aspirants entrepreneurs qui nous écoutent et qui veulent apprendre à coder en très peu de temps, tous les détails pour contacter Sadibou Sow ou Dev Academie seront disponibles sur la page qui sera dédié à Sadibou Sow. Donc vous pourrez y aller, récupérer les contacts, vous rapprochez d’eux si vous résidez au Sénégal.

Et est-ce que vous offrez des formations en ligne pour nos africains qui ne sont pas au Sénégal.

Sadibou Sow : Dev academie va lancer des formations en lignes avec des supports téléchargeables, et on sera avec le même objectif de recruter ceux qui auront les meilleurs résultats. Donc Oui merci de nous donner de la visibilité, effectivement vous pourrez voir les informations en allant sur devacademie.com et vous verrez toutes les informations par rapport aux différentes formations qu’on offre.

Corneille Towendo : Alors racontez-nous l’histoire de ce que vous considérez comme étant votre pire moment en tant qu’entrepreneur, Sadibou.

Sadibou Sow : Mon pire moment, il y en a beaucoup. Je dirais les pires choses parce que je ne vois pas un moment spécifique qui apparaitrait comme le pire moment, mais je dis souvent que la chose la plus difficile, l’effet le plus difficile à digérer que l’entrepreneuriat a eu sur moi, c’est le changement que ça a demandé à ma personnalité. Parce que pour moi c’était difficile au début de faire la différence entre Sadibou Sow la personne et Sadibou Sow l’entrepreneur, ce sont deux entités totalement différentes. La personne que l’on est avec ses proches et dans son environnement familial, et la personne qu’on est lorsqu’on est en entreprise, parce qu’on est employé de son entreprise même si on l’a créée. Pour être entrepreneur, je suis quelqu’un de plutôt jovial, plutôt blagueur, assez sympa même si c’est un mot très vague et l’entreprenariat demande d’être rigide quand il faut l’être et dur et il y a des gens pour qui c’est naturel, pour moi, ça ne l’était pas du tout et ça ne l’est toujours pas, j’adorerais avoir que des partenaires super sympa avec qui je peux fermer les yeux, ben non le monde entrepreneurial il est dur, les gens sont pas toujours honnêtes donc il faut tout le temps être aux aguets et ça c’est fatiguant, c’est dur et c’est épuisant à la rigueur.

Corneille Towendo : J’imagine un peu ce dont tu es en train de parler et

racontes-nous à quel moment t’est venue cette étincelle, cette idée de génie sur laquelle vous vous êtes basée pour créer AfriqueITNews et Inaota.

Sadibou Sow : Comme je le dis souvent c’est vraiment une réponse décevante, on m’a posé la question quelques mois et en fait je n’ai juste pas eu d’étincelles. Je suis arrivé au Sénégal, je n’avais jamais vécu au Sénégal pendant plus d’un mois, j’ai cherché du boulot, on m’a proposé un boulot à 150 000 FCFA, j’ai dit que je pense que je vaux un peu plus que ça, et j’ai commencé à faire des sites internet pour des clients, ensuite j’ai eu des marchés qui demandaient que j’ai une équipe un peu plus large que moi toute seule, donc j’ai dû recruter, ensuite j’ai dû créer un boite pour pouvoir payer mes employés de manière légale, donc il n’y a eu aucun appel divin, aucune étincelle, j’ai juste lancer ma boite parce que je trouvais pas d’emploi qui correspondait à mes attentes. Pour AfriqueITNews, je me suis rendue compte qu’on était très mauvais en Afrique Francophone, on était tout le temps en train de regarder ce qui se faisait ailleurs alors qu’il y a de très bons développeurs, de très bons projets, en Afrique Francophone donc voilà, l’idée est venue de là, la passion a tenu le projet en vie, parce que presque 5ans aujourd’hui pour une plateforme d’informations dans l’environnement africain c’est pas donner. Donc pas d’étincelles c’est juste des besoins.

Corneille Towendo : Ben, c’est déjà très intéressant comme information, tu t’es adapté à la situation, qui était en face de toi et là où certaines personnes trouvaient ou diraient qu’ils sont au chômage et qu’ils n’arrivent pas à trouver du boulot et ben tu as tout simplement transformé ça en opportunités et j’espère que les jeunes qui aspirent à devenir entrepreneur, les jeunes qui sont en train de sortir des écoles de formations sont en train de t’écouter et sont en train de prendre note. Et quel est ce conseil-là que tu as reçu en tant qu’entrepreneur, ça peut être d’un de tes mentors ou un conseil que tu as vu dans un livre, quel est ce conseil que tu aimerais partager avec nos auditeurs aujourd’hui?

Sadibou Sow : Alors le meilleur conseil, m’a été donné par l’un de mes premiers clients, c’est le premier client qui m’a payé un million. Il s’appelle Mamoune Samb, c’est un monsieur qui a une entreprise qui s’appelle SOCABEG. C’est un monsieur qui a réussi et il a fait des choses fantastiques au Sénégal. Et je bossais pour lui à l’époque, où avec d’autres amis je m’occupais de sa présence en ligne, de faire de la publicité sur Internet pour ce qu’il faisait et pour son site internet. Je voulais juste bosser pour lui aussi longtemps que possible et à chaque fois il me disait est-ce que tu penses qu’on peut faire ceci et je lui disais oui ça, ça va prendre deux jours, j’allais chez moi, je ne dormais pas pendant deux jours pour livrer et je n’arrivais pas toujours à faire le travail dans le délai et un jour, il m’a dit Sadibou tu es vraiment très correct et très doué mais ne t’engages jamais dans quelque chose que tu ne peux pas faire. Si tu ne peux pas faire quelque chose, dis que tu ne peux pas faire, si tu peux le faire, dis que tu peux le faire et respectes tes engagements et tant que j’ai pu, j’ai essayé de respecter ce conseil et je me suis rendu compte qu’effectivement, en Afrique, beaucoup de gens promettent des choses qu’ils ne peuvent pas faire et très rapidement on sait que lui il vaut mieux ne pas bosser avec lui, et ainsi de suite. Et c’est un conseil qui m’a bien servi. J’essaye tant que je peux, quand l’enthousiasme ne prend pas le dessus, de ne pas m’engager dans ce que je ne peux pas faire. On ne peut pas tout faire de toute façon.

Corneille Towendo : Ben je note quelque chose de très pertinent et ne pas s’engager dans des voies que l’on ne pourra pas respecter, que l’on ne pourra pas honorer parce qu’à la fin ça gâte note nom en quelque sorte. Et est-ce que vous avez une habitude ou une attitude qui contribue à votre succès aujourd’hui.

Sadibou Sow : Je pense que je donne beaucoup et je pense être plutôt ouvert, je pense donner beaucoup et puis ça me revient souvent. On a souvent l’impression qu’en donnant, on se mets en difficulté mais non c’est totalement l’inverse, en étant positif avec les gens, en ouvrant les portes, en étant quelqu’un de correct et de généreux, on a le retour.  La générosité appelle la générosité.

Corneille Towendo : J’aime beaucoup soyez tout simplement positif quand vous êtes positif avec votre entourage, il n’y aura que des retombées positives, c’est très simple.

Et partager avec nos auditeurs une ressource que vous utilisez souvent ça peut-être une application, ça peut-être votre email, DropBox, Google drive. Dites-nous un peu.  

Sadibou Sow : Je suis totalement inutile sans l’environnement Google. C’est-à-dire que je suis totalement dépendant de la suite Google drive, Gmail, c’est vraiment dommage que Google Plus n’ai pas été un succès, parce que j’ai investi pas mal de temps et d’énergie sur la gestion de la présence de nos différents projets sur le réseau social de Google. Je n’ai pas de téléphone intelligent, à chaque fois que j’essaye de me remettre sur Android, je casse mon téléphone, ou je le perds, là je suis depuis plusieurs mois avec un Nokia qui me coute 10 000 FCFA et ça me va super bien et j’ai réactivé mon compte Facebook il n’y a pas très longtemps parce que c’est un bon outil de veille mais c’est un outil qui est extrêmement contreproductif c’est-à-dire que l’on perd énormément de temps à regarder ce que les autres font et c’est pas toujours sain. Donc faites comme moi utilisez la suite Google.

Corneille Towendo : Alors est-ce que vous aimez lire Sadibou ?

 

Sadibou Sow : Oui j’adore lire, je n’ai pas toujours le temps mais j’écoute les livres, ce qu’on appelle les audio books, je lisais beaucoup, je n’ai pas beaucoup le temps ces derniers temps, surtout que je n’ai plus de téléphone intelligent, oui je lis.

 

Corneille Towendo : Alors quel est ce livre que vous pouvez recommander à nos auditeurs pour les pousser à l’action ou les pousser à l’entreprenariat?

 

Sadibou Sow : Je ne lis pas beaucoup sur l’entrepreneuriat, je lis sur des gens qui, ont un profil que je trouve semblable au mien notamment, j’ai mon père Sénégalais ma mère bénino-gabonaise né au Gabon. Des gens qui ont vécu dans des environnements métisses, je lis beaucoup parce que ça m’intéresse de comprendre comment ils ont réussi à s’intégrer dans les différents environnements dans lesquels ils ont évolués. Et pour l’entreprenariat, ça va être, étonnant mais je vous conseille de lire la Bible pour les chrétiens et le Coran pour les musulmans parce qu’en fait la religion et tous les autres livres pour toutes les autres croyances, la religion c’est étonnant mais on a beaucoup de règles de vies dans ces livres-là, qui permettent d’être forts dans les difficultés, parce qu’il y aura beaucoup de difficultés, et on a besoin d’un support et les règles sont là. C’est fou on a l’impression que ce sont des bouquins qui sont vieux mais non c’est extrêmement d’actualités et ce sont des règles qui permettent d’être quelqu’un d’intègres et aussi de voir venu des gens qui ne sont pas forcément bien intentionnées, je vous conseille de vous rapprocher des livre saints quelles que soient vos croyances.

Corneille Towendo : Chers amis entrepreneurs et aspirants entrepreneurs allez chercher vos Bibles allez chercher vos Corans, si vous êtes juifs allez chercher votre Torah et lisez, vous allez trouver beaucoup d’informations et de règles, les premières règles dans la Bible, les 10 Commandements, vous les suivez et vous les appliquer à votre business et ben vous allez réussir. C’est aussi simple que ça.

Et pour terminer Sadibou Sow, j’aimerais bien que vous donniez un conseil en général à la jeunesse africaine qui nous écoute pas seulement sénégalaise, gabonaise ou béninoise mais à toute la jeunesse africaine qui nous écoute, quel est ce conseil que vous avez pour eux pour terminer.

Sadibou Sow : Apprenons à travailler ensemble, Apprenons à travailler ensemble, Apprenons à travailler ensemble. Comprenons qu’en s’aidant, on ne crée pas de concurrents on ne fait que relever le niveau, en levant le niveau tout le monde en profite. Apprenons à travailler ensemble, aider quelqu’un sans attendre qu’il vous aide. Donner un coup de main, apprenons à travailler ensemble, on ne peut qu’en profiter.

Corneille Towendo : J’aime beaucoup ce que Sadibou vient de dire parce que ça me touche personnellement, interviewer des entrepreneurs africains, ne rien demander d’eux, les mettre sur la toile gratuitement, je vous assure, faites quelque chose sans pour autant espérer quelque chose en retour et vous serez vraiment étonné des retombées comme on l’avait dit tout à l’heure, positives de ce que vos actes positifs sont en train de créer.

 

Et merci Monsieur Sadibou Sow d’avoir partagé avec nous, vos expériences et beaucoup de sagesses et d’inspirations et à très bientôt et portez-vous bien.

Sadibou Sow: Merci beaucoup Corneille. Franchement EntrepreneurEnAction c’est un top, top level.

Corneille Towendo : Merci Sadibou.

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By | 2017-04-04T12:58:08+00:00 octobre 31st, 2015|100-Audio-Podcast, Podcasts-EEAction|