009 – Oumar YAM de OuiCarry.com sur EntrepreneurEnAction

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Bonjour chers amis entrepreneurs et aspirants entrepreneurs et bienvenue sur EntrepreneurEnAction.com, où je discute avec les entrepreneurs africains qui évoluent et s’en sortent en Afrique. Vous pouvez accéder à notre site web en tapant entrepreneurenaction.com ou eeaction.com alors préparez-vous à l’action.

C’est avec plaisir que je me présente Corneille TOWENDO fondateur et hôte d’EntrepreneurEnAction et je suis très heureux d’introduire notre invité d’aujourd’hui Monsieur Oumar YAM.

Corneille TOWENDO : Alors Monsieur Oumar Yam, êtes-vous prêts à inspirer et à motiver nos auditeurs à l’action ?

Oumar YAM : Bonjour Corneille, je te remercie pour cette initiative, je suis prêt à motiver effectivement tous les auditeurs à l’action pour qu’ils entreprennent en Afrique.

Corneille TOWENDO : Super, M. Oumar YAM a 34 ans, c’est un diplômé en économie et en management du transport de la faculté de sciences économiques de l’université Montpellier I. Il est revenu au Sénégal depuis 2009 et est devenu entrepreneur et créateur associé de Speed Mail Service et OuiCarry.com

Alors merci de développer un peu plus cette petite introduction que j’ai donnée de vous et donnez-nous un petit aperçu de votre vie personnelle.

Oumar YAM : Je suis entrepreneur, j’ai fait toutes mes études du lycée et universitaires en France et je suis fan de basket à 100 %, je suis un vrai fan de NBA, le gars qui se réveille à 3h du matin pour regarder des matchs et voilà, je fais souvent du sport et ça m’aide beaucoup dans ma vie d’entrepreneur, ça m’aide à relativiser plein de choses, à me relâcher et m’aide aussi à me concentrer. Donc je suis un des créateur de Speed Mail Service qui est une entreprise de transport de courrier, qui a la base a été créée pour faire du transport de courrier mais depuis cinq ans, on n’a toujours pas reçu l’agrément pour faire du transport de courrier. Donc pour l’instant, on fait du transport de courses, des courses personnelles mais on est toujours sur ce projet. Et pas plus tard qu’hier, on a encore reçu une demande de document complémentaires de l’ARTP, et ça fait cinq ans que ça dure. Heureusement entre-temps on a pu mettre en place une structure comme OuiCarry, qui a de belles perspectives sur l’avenir, un projet sur lequel on s’investit à 100 % en ce moment.

Corneille TOWENDO : Merci M. Oumar YAM, pour cette introduction.

Alors comment est-ce que vous passez vos matinées idéalement Monsieur Oumar. Est-ce que vous levez, vous commencez à faire du sport directement, vous consultez vos e-mails, vous vous mettez directement au travail, dites-nous un peu comment vous passez vos matinées ?

Oumar YAM : ça dépend des journées! Pour le sport d’habitude c’est en fin de journée, mais quand je me réveille oui automatiquement c’est les mails, c’est Facebook et après, ça c’est à la maison automatiquement quand je me réveille c’est les mails, c’est Facebook, si il y a urgence, on répond et après tout le reste ça se fait au bureau. Voilà, c’est ça !

Corneille TOWENDO : C’est très intéressant ! Alors quelle est votre plus grande force en tant qu’entrepreneur M. YAM ?

Oumar YAM : Ma plus grande force en tant qu’entrepreneur je pense que c’est l’abnégation, quand je fais quelque chose je le fais à fond et je le fais bien. Si c’est faire quelque chose et le faire à moitié, je n’ose pas le faire en fait, je n’ai pas envie de le faire et je pense que c’est ça. Et donc tout type d’entreprenariat c’est, il faut, ça ne peut pas être rapide, donc il faut tenir sur la durée. Donc je pense que c’est une de mes forces, le fait de ne pas être pressé mais c’est surtout tenir sur la durée.

Corneille TOWENDO : Donc je résumerais ça en gros Monsieur Yam n’est pas dans la vitesse mais plutôt dans l’endurance. Alors quelle serait votre plus grande faiblesse ? Qu’est-ce que vous identifierez comme étant votre plus grande faiblesse en tant qu’entrepreneur M. YAM ?

Oumar YAM : Ma faiblesse, je pense que c’est oui c’est une faiblesse, je vais dire que c’est une faiblesse, c’est le fait de, c’est plutôt le caractère. J’ai tendance sur certaines situations, à m’énerver un peu trop vite et pour un entrepreneur ce n’est pas tellement bon parce que ça peut faire beaucoup de dégâts. Donc j’ai tendance à m’emporter quelques fois. C’est un caractère, je pense que l’on naît comme ça et on essaie de travailler. Puisque en tant qu’entrepreneur on est tout le temps obliger de travailler, d’essayer de s’améliorer sur tous les points. Donc voilà, c’est un travail que je mène, un travail personnel que je mène, j’essaie de m’améliorer sur ce point et je pense que c’est une faiblesse, oui c’est une faiblesse, une grande faiblesse pour moi

Corneille TOWENDO : En tout cas, je sais qu’il y a beaucoup d’entrepreneurs et d’aspirants entrepreneurs qui nous écoutent et qui vont s’identifier dans ce que vous dites. Et actuellement quel est ce projet qui vous inspire et qui vous pousse à l’action ?

Oumar YAM : Actuellement le projet qui m’inspire et qui me pousse à l’action c’est OuiCarry.com voilà. On a commencé depuis 2012, on progresse, on a de bonnes marges de progression chaque année et on espère que cette année ça va être pareil et on espère nous ouvrir sur le monde, permettre à chaque Sénégalais qui sur son salon avec son ordinateur portable, d’acheter n’importe quel outil, n’importe quel objet, dans le monde entier et se le faire livrer à domicile au Sénégal. Voila !

Corneille TOWENDO : Très grosse vision et j’espère que tous nos entrepreneurs et tous nos aspirants entrepreneurs qui nous écoutent sont en train de prendre note et à la fin de l’interview même avant la fin de l’interview, vont aller visiter le site de M. Yam, OuiCarry pour pouvoir commander tout ce qu’ils désirent se trouvant en Occident, sur tous les sites Internet du monde Monsieur YAM vient de dire. Alors M. YAM, racontez-nous l’histoire de ce que vous considérez comme étant votre pire moment en tant qu’entrepreneur ?

Oumar YAM : Mon pire moment en tant qu’entrepreneur, c’était avec la première boite qu’on avait créée Speed Mail Service. On avait pris un marché public, on ne savait pas comment ça marchait, on ne savait pas qu’avec l’Etat, on travaille d’abord et on se fait payer après, et on avait une masse salariale de peut-être trois millions ou plus, entre trois et quatre millions, une masse salariale mensuelle et voilà on est arrivé à un moment, on a pris le marché, on a fonctionné un mois deux mois, et on est arrivé à une veille de la Tabaski où il fallait payer les gens et on n’avait pas de sous. La Tabaski c’était en début de semaine, c’était un lundi ou un mardi, on est arrivé un vendredi après-midi, on était là, posé, tous les trois associés avec Youssouf et Muhamed, on était là et on se regardait, comment on va faire ? Donc voilà, mais après on s’est levé, on s’est battu, on est allé voir des gens,  on est allé voir de la famille, et puis voilà on a réussi à régler ça comme ça, mais on était à la limite de la catastrophe.

Corneille TOWENDO : Alors, M. YAM, qu’est-ce que cet événement marquant dans la vie de M. YAM et dans la vie de Speed Mail Service vous a appris ? Qu’est-ce que cela vous a appris et quel est le conseil que vous pouvez donner par rapport à ça, à notre audience ?

Oumar YAM : Ben ça nous a appris qu’il fallait toujours payer ses employés et ses employés, surtout au Sénégal suivant le contexte social, l’employé peut-être le plus cool possible mais devant certains faits, vous êtes tout seul en fait. Vous pouvez lui expliquer qu’il peut comprendre sauf que vous êtes son seul recours, il a travaillé, il a besoin de son salaire pour vivre et en face de certaines réalités sociales au Sénégal, c’est un peu compliqué. Donc nous, on a pris beaucoup avec cette expérience, on a appris que c’était possible de trouver certaines sommes si on s’adressait aux bonnes personnes, on a appris que ces personnes nous ont aidé parce que d’abord ils nous faisaient confiance donc c’est très important l’image de soi et l’image qu’on donne par rapport aux autres, parce que je ne pense pas que lever une telle somme en quelques heures, serait possible si on avait une mauvaise réputation aussi, donc voilà. Et par rapport à Speed Mail Service, c’est juste après ça, qu’on a reçu notification pour qu’on arrête de travailler, pour nous dire qu’il faut une autorisation étatique pour faire du postal. Donc voilà, autorisation que l’on attend toujours. Alors le premier courrier, je pense qu’on l’a déposé en 2011, et là, le 13 Juillet 2015 on a reçu un courrier où ils nous demandent encore des documents,

Corneille TOWENDO : Ben chers entrepreneurs et aspirants entrepreneurs la vie d’entrepreneur n’est pas du tout facile c’est l’exemple qu’on voit avec M. YAM qui tout le temps, reçoit des challengers et chaque jour chaque jour et chaque jour et qui ne termine pas mais M. YAM n’a pas pour autant abandonné Speed Mail Service et contrairement à cela, il avance, il a créé encore une autre compagnie OuiCarry.com et il avance donc, inspirez-vous de cela.

Racontez-nous à quel moment et comment vous êtes venus cette idée de génie, cette étincelle qui vous a poussée à bâtir ces deux compagnies.

Oumar YAM : Pour poursuivre mes services c’est que j’étais étudiant en France, et j’avais le projet de revenir mais je ne savais pas, en fait j’avais le projet de revenir au Sénégal d’abord, et sur la dernière année, je me suis dit que je vais être entrepreneur. Entre-temps comme je venais souvent Sénégal, j’avais un ami qui travaillait sur une entreprise qui faisait de la livraison de courrier au Sénégal mais en mode free-lance, il m’a parlé de ça, on a commencé à beaucoup discuter sur ça et on sait dit pourquoi ne pas créer une entreprise formelle et faire ce type d’activités. Voilà donc on a beaucoup discuté dessus avec Muhamed, c’est lui qui était au Sénégal et c’est lui qui était à l’origine en fait. Donc voilà avec mon associé Youssouf qui est aussi sur OuiCarry, on a commencé à travailler dessus, on est venu en vacances, on a regardé le marché, on a écrit un business plan pendant huit mois, bon le document en tel sorte ne nous servait pas à grand-chose mais le fait d’écrire le business plan, de se poser énormément de questions nous a beaucoup servi. Voilà donc c’est de ça, qu’est parti Speed Mail. Donc on a bien fonctionné pendant un an, un an et demi, jusqu’à recevoir la notification d’arrêter l’activité. Et c’est quand on a arrêté l’activité, on n’avait mijoté pendant plus de six mois, on a essayé de trouver de l’argent un peu partout, en faisant plein de choses, et c’est pendant cette période qu’est née OuiCarryOuiCarry c’est, on avait notre activée sur Speed Mail ici au Sénégal. On avait un ami qui était promotionnaire de Youssouf en France qui avait créé une autre activité Carrite et en fait, on s’était associé dans le sens où on voulait prendre ce que font les GP ceux qui prennent des bagages par avion en mode Freelance, on voulait professionnaliser ça, ce que eux ils faisaient c’était juste du transport de bagages entre Paris et  Dakar, on a commencé l’activité mais on a vu que c’était très dur de les concurrencer, si on voulait professionnaliser l’activité. C’est-à-dire ce sont des gens qui facturent entre sept et huit euros le kilo et nous on a commencé avec huit euros, on est allé à dix euros, en augmentant les prix, on a vu que nos chiffres descendaient, si on voulait professionnaliser, fallait vraiment augmenter les prix, puisque ce n’était pas les même coûts puisqu’il y avait du personnel, y avait beaucoup de choses à prendre en compte. Donc on a continué, on a continue et a un moment, on a vu que, déjà suivant notre expérience personnelle déjà moi arriver ici au Sénégal, enfant, j’avais l’habitude d’acheter en ligne, mais arrivé ici, ça s’est arrêté parce que je me faisais toujours livré chez ma sœur, ça c’est quand j’ai eu une carte, avant d’avoir la carte, j’envoyais de l’argent à ma sœur, elle achète, elle garde chez elle et le temps de trouver quelqu’un pour ramener les bagages. Ça pouvait prendre facilement un mois et demi, deux mois. Voilà donc on sait dit pourquoi ne pas inciter les gens à acheter en ligne et on les livre au Sénégal, c’est parti comme ça Free-lance, on a commencé à transporter en mode free-lance et on avançait et maintenant on transporte par DHL, par avion ce qui forcément, justifie nos prix pour la sécurité la sûreté et surtout le respect des délais. Donc l’histoire de ces deux boites c’est ça.

Corneille TOWENDO : Ben très intéressants ! Je ne savais même pas qu’il y avait des compagnies qui était sur la place sénégalaise et qui pouvait nous aider à facilement acheter certains produits sur la scène internationale et à les recevoir ici au Sénégal et ça me donne déjà envie de commander beaucoup de choses.

Oumar YAM : En fait OuiCarry, ce que l’on fait on permet aux gens qui le peuvent s’avertir les cartes de paiement d’acheter en ligne sur tous les sites du monde et de se faire livrer au Sénégal en passant par notre plateforme à Paris. En même temps au Sénégal vous avez vu il n’y a pas assez de bancarisation et les gens n’ont pas forcément des cartes. Donc on propose aux gens d’encaisser l’argent ici, d’acheter pour eux et de les livrer. Et en parallèle aussi, on a un nouveau service qui est OuiCarry PRO qui s’adresse directement aux professionnels qui leur permet en fait d’acheter et de se faire livrer sans pour autant passer par tout ce qui est douane, et de Récupérer la TVA, voilà tous ces trucs qu’on peut le faire pour les professionnels et c’est le service qu’on va lancer la en début Août.

Corneille TOWENDO : Très intéressant et je suis sûr que beaucoup d’auditeurs et moi-même, sommes super intéressés à commencer à passer commande avec OuiCarry c’est vrai que nous avons des problèmes nous ne sommes pas encore très avancés avec l’utilisation de carte de crédit ici du côté du Sénégal, ou de l’Afrique de l’Ouest en général et cette solution que OuiCarry offre, vous n’avez pas besoin de carte de crédit, vous n’avez pas besoin d’avoir un compte bancaire, vous venez les voir directement vous leur donnez l’argent et vous commandez ce dont vous avez besoin et vous serez livrés.

Très intéressants alors M. YAM, quel est ce conseil que vous avez reçu en tant qu’entrepreneur et qui vous a beaucoup aidé et que vous aimeriez partager avec notre audience ?

Oumar YAM : Le conseil que j’ai reçu en tant qu’entrepreneur, le conseil qui m’a le plus marqué, c’est un conseil que j’ai reçu d’un oncle au départ et qui me disait que c’était suivant mon contexte, parce que je revenais de France, plein de gens me disais, vas chercher du travail, arrête ce que tu fais, en gros ils croyaient que je m’amusais. Alors donc il me dit j’étais a ta place il y a dix ans sauf que moi je n’étais pas en France, moi j’ai étudié au Sénégal, j’ai eu des diplômes et j’ai décidé d’être entrepreneur donc j’imagine que c’est dix fois plus difficile pour toi, de venir au Sénégal, comme ça sans rien et de te lancer dans entreprenariat. Tu vas tout entendre tu vas tout voir. Mais tu n’as pas intérêt à abandonner parce que si tu abandonnes, les gens auront gagné ce sera une victoire pour eux de dire il y arrivera pas. Donc rien que ça, ça te suffit comme motivation pour tout type de problème que tu vas avoir, il te suffira juste de penser à ça et tu vas y aller. C’était juste ça.

Corneille TOWENDO : Super très intéressant en tout cas moi ça me motive beaucoup, ça me motive beaucoup, c’est comme si c’était votre oncle qui tu me parlais à l’instant et je note, je vais noter ça carrément sur un bout de papier, un poster et marquer sur mon mur donc ne pas abandonner.

Et quelle est cette habitude personnelle que vous pensez qui contribue à votre succès ?

Oumar YAM : Succès je ne sais pas, on y est pas encore au succès mais on espère, on espère arriver au succès. L’habitude personnelle c’est de croire au travail, d’y aller tous les jours tous les matins, tout le temps, tout le temps, en tant qu’entrepreneur, on se dit tout le temps que l’on va se reposer mais il faut travailler. Pour se reposer une semaine après on reprend c’est comme ça, mais c’est ça, s’acharner au travail, si vous avez un produit, de l’améliorer au maximum pour les clients, écoutez les clients écoutez les clients. C’est juste ça.

Corneille TOWENDO: M. YAM vient de me rappeler quelque chose que j’ai lu sur Facebook je crois hier qui disait que les meilleurs entrepreneurs sont ceux qui font ce qui n’ont pas envie de faire, même lorsque c’est difficile même lorsqu’ils sont malades, s’ils ont un rendez-vous ils le font, bien ça?

Oumar YAM: C’est bien ça tu as tout compris. Je veux dire moi personnellement je n’arrive pas à rester chez moi. Je ne peux pas. Je me réveille tous les jours maximum à 7h je suis debout, je ne peux pas rester chez moi. Même si je suis malade, là où tu m’as trouvé là, je me pose, je suis devant mon ordinateur et si je peux rentrer peut-être à la mi-journée je vais rentrer mais je ne peux pas me réveiller et rester chez moi. C’est impossible.

Corneille TOWENDO : J’espère que vous êtes en train de noter, chers auditeurs, entrepreneurs et aspirants entrepreneurs et partagez avec nos auditeurs une ressource que vous utilisez souvent ça peut être une application sur votre téléphone Drop box, Google drive quelle est cette technologie que vous aimez beaucoup ces temps-ci et qui vous aide?

Oumar YAM : Ben la technologie qui m’aide beaucoup en ce moment, tu sais il n’y a pas longtemps qu’on a découvert la 3g ici en tout cas pour moi, donc le fait de pouvoir recevoir instantanément mes mails c’est un cadeau du ciel, mais un cadeau empoisonné parce que quelques fois on est obligé d’ouvrir des mails à des endroits où on est pas supposé les ouvrir, à des moments où on est pas supposé les ouvrir mais quand on est addict, on est addict, on y peut rien c’est la 3g. Le fait de pouvoir disposer de tous les outils que ce soit Drop box, les mails, les réseaux sociaux sur un seul terminal et partout où on est. Donc ça c’est un cadeau.

Corneille TOWENDO : Bien noté et est-ce que vous aimez lire M. YAM?

Oumar YAM : J’aimais par lire, je ne lis que depuis que je suis entrepreneur. Bon quand j’étais étudiant, je lisais parce que c’était un peu forcé mais depuis que je suis entrepreneur, oui je me force à apprendre des choses tous les jours, je me force à apprendre des choses tous les jours. J’ai commencé à vraiment lire il n’y a pas plus de quatre mois.

Corneille TOWENDO : Et quel est ce livre que vous recommanderiez à notre audience pour les pousser peut-être à l’entreprenariat ou tout simplement pour les pousser à l’action dans leurs vies d’étudiants,  dans leurs vies professionnelles?

Oumar YAM : Un livre qui m’a beaucoup marqué, c’est The Google Story, l’histoire de la création de Google quand je lis ce livre et je l’ai lu, je l’ai relu et je l’ai relu. Ces gens, c’est des entrepreneurs qui, comment on peut avoir, je vais même appeler de la prétention, comment on peut se réveiller créer quelque chose et être sûr que toute humanité va l’utiliser et en être sûr. Quand ils créaient Google ils en étaient sûrs, que les gens allaient l’utiliser. Voilà, je suis ébahi face à ça et c’est des gens qui y ont cru après ce n’est pas les mêmes contextes. Ils ont eu plein de gens qui ont cru au projet, qui ont amené quelque chose au projet et les deux créateurs ont réussi à le faire et Google est devenu la base du travail de plein de gens, de beaucoup de monde et eux ils le savaient quand ils le créaient. Donc voilà moi je suis ébahie face à ça.

Corneille TOWENDO : En tout cas c’est un livre que je vais chercher personnellement et j’espère que chers auditeurs vous allez chercher à acquérir ce livre l’histoire de Google, The Google Story et pour terminer quel est ce conseil que vous avez pour la jeunesse africaine en général? Pas seulement la jeunesse sénégalaise mais toute cette jeunesse africaine qui nous écoutent ici en Afrique et en Occident quel est ce conseil que vous avez pour terminer?

Oumar YAM : Deux choses qui me tiennent à cœur. Le premier c’est les gens qui quittent l’Afrique pour aller en Europe, alors ils ne se rendent pas compte que les Européens font le chemin inverse. Ils sont tous en train de se tourner vers l’Afrique pour avoir des marges de croissance pour avoir des marchés, de la main-d’œuvre et je pense qu’on a l’habitude de dire que le futur c’est l’Afrique mais pour nous africains, le futur c’est maintenant. On doit faire le maximum. Ce qui nous reste actuellement c’est notre population qui est de plus en plus instruite, qui a de plus en plus les moyens, qui consomment de plus en plus. Si nous africains ne profitons pas encore une fois, c’est eux qui viendront prendre tout ce que l’on a comme marge, tout ce qu’on va consommer, ils viendront nous l’imposer et encore nous prendre ce que l’on va créer. Parce que tous les jeunes entrepreneurs africains sont en train de créer de la valeur pour que ça reste en Afrique mais si eux viennent pour nous prendre tout ça, je pense que l’on sera très mal dans le futur. Et le deuxième, c’est l’entreprenariat, on a des chiffres sur la démographie africaine qui nous montrent que l’Afrique est le continent le plus jeune et toute cette jeunesse ne pourra pas trouver du travail dans les grandes entreprises, ne pourra pas être fonctionnelle. Donc on va être obligé de se débrouiller, notre génération va être obligée de se débrouiller, de créer des choses et surtout de créer de l’emploi. Donc n’ayez pas peur, lancez-vous dans l’entreprenariat et comme ils disent si vous réussissez, vous aurez réussis à créer des emplois et de la valeur, si vous vous cassez la gueule, excusez-moi du terme, ben vous aurez appris beaucoup de choses en fait.

Corneille TOWENDO : Alors il y a quelque chose que je viens de noter et que j’étais en train de taper pour ne pas oublier c’est soyez une génération débrouillarde, donc générations de débrouillards.
Finalement comment est-ce que nos auditeurs peuvent enfin vous contacter ou contacter vos compagnies.

Oumar YAM : Ben tout est sur le site OuiCarry.com, vous pouvez nous contacter directement. Il y a les numéros de téléphone, ceux qui sont à l’étranger vous pouvez nous contacter à Paris, par Facebook, sur tous les réseaux sociaux, OuiCarry est présent sur tous les réseaux sociaux que ça soit Facebook, LinkedIn, instagram. Voilà sinon sur le site vous avez les adresses, numéros de téléphone du bureau de Paris, de Dakar, de Saly et le mail.

Corneille TOWENDO : Alors chers auditeurs entrepreneurs et aspirants entrepreneurs tous les liens et toutes les ressources mentionnées par M. Oumar YAM seront disponibles comme d’habitude sur la page qui sera dédiée à M. Yam sur EntrepreneurEnAction.com donc allez sur la page et vous aurez les liens qui sont disponibles et vous pourrez juste cliquer pour pouvoir accéder à la page Facebook ou au site Web pour commencer à passer vos commandes.
Alors merci Monsieur Oumar YAM d’avoir partagé avec nous vos expériences et beaucoup d’inspiration et de motivation.
Dieu vous bénisse pour cela et à très bientôt.

Oumar YAM : Merci à vous, merci à toi pour ce que tu fais déjà, c’est le signe d’être un bon entrepreneur, je t’encourage à persévérer sur ce que tu fais et j’espère qu’on va se rencontrer de nouveau sur des projets inchaAllah.

Corneille TOWENDO : Merci M. YAM et portez-vous bien.

Oumar YAM : Merci à vous et bon vent à tout le monde à tous les futurs entrepreneurs en tout cas.

Corneille TOWENDO: Merci

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By | 2017-04-04T13:45:15+00:00 août 27th, 2015|100-Audio-Podcast, Podcasts-EEAction|