008 – Mamadou DRAME de Digital School Technologies sur EntrepreneurEnAction

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Bonjour chers amis entrepreneurs et aspirants entrepreneurs et bienvenue sur EntrepreneurEnAction.com, où je discute avec les entrepreneurs africains qui évoluent et s’en sortent en Afrique. Vous pouvez accéder à notre site web en tapant entrepreneurenaction.com ou eeaction.com alors préparez-vous à l’action.

C’est avec plaisir que je me présente Corneille TOWENDO  fondateur et hôte d’EntrepreneurEnAction et je suis très heureux d’introduire notre invité d’aujourd’hui M. Mamadou DRAME.

Corneille TOWENDO : Alors, Mamadou, êtes-vous prêt à l’action ?

Mamadou DRAME : Toujours prêt.

Corneille TOWENDO : Alors, Mamadou DRAME est Ivoirien, et réside à Dakar, au Sénégal. Il est âgé de 29 ans et a plus de huit ans d’expérience dans les systèmes d’informations, de la finance d’entreprises et de la consultance en informatique. Mamadou DRAME est diplômé du Centre africain d’études supérieur en gestion, CESAG de Dakar et est un acteur des TIC pour l’éducation. Autodidacte en informatique avant de se faire certifié, il a fondé en 2008 le premier réseau social des alumni du CESAG, pour faciliter l’insertion professionnelle des diplômés. Mamadou a également été sélectionné pour participer au American Express Boot Camp for emerging innovators qui a regroupé vingt innovateurs émergents de l’Afrique de l’Ouest du 29 au 31 Juillet 2015 dans un programme soutenu par Ashoka Change Makers et American Express. En Mai 2015, il a été sélectionné par Bibliothèque Sans Frontière pour le programme Jeune Leaders BSF Campus, soutenu par la fondation Bill and Melinda Gates, afin de réinventer les bibliothèques en Afrique. Son projet dans ce programme de 12mois, s’articule autour de la bibliothèque numérique en Afrique. En Août 2014, et suivant l’approche du Design Thinking, il a créé l’application mobile SenStopEbola pour la lutte contre Ebola qui lui a valu le prix au Hackathon organisé par Global Editor Network. Il a accepté participer à la grande finale en Juin dernier à Barcelone au sommet mondial international global editor summit. Mamadou DRAME a fait partie de la première promotion de Mandela Fellowship for Young African Leaders du président BARACK OBAMA. Son implication et ses actions ont contribuées à des partenariats avec de grands groupes technologiques comme Microsoft et Google pour l’implémentation au Sénégal et dans la sous-région de leurs solutions technologiques pour l’éducation à travers l’entreprise Digital School Technologies qu’il a fondé en 2013. Digital School Technologies a accompagné des institutions d’enseignement tel que le CESAG, SupDeCo Dakar, UCAO, IAM, l’Université Cheikh Anta Diop, l’Université Catholique de Yaoundé et l’EST Niger dans l’implémentation de solutions éducatives.

Alors mon cher ami Mamadou DRAME, prenez une minute et complétez l’introduction que j’ai donné de vous et donnez nous un petit aperçu de votre vie personnelle.          

Mamadou DRAME : Oui Corneille, merci pour cette présentation, juste précisé que je suis Co fondateur de Digital School Technologies, l’occasion de faire un coucou à mon ami le Co fondateur Fallou Thiam. Je pense que ce qui n’a peut-être pas été dit c’est que je suis africain, c’est vrai qu’on a dit ivoirien mais je me considère d’abord comme africain, jeune africain, soucieux du développement de notre continent et je m’applique en ce qui me concerne à travailler pour la promotion des TIC appliquées à l’éducation. Parce que pour moi travailler à la base pour l’éducation c’est travailler pour une nouvelle génération d’Africains éduqués qui sont prêts à prendre en charge leur futur.

Corneille TOWENDO : Super et pouvez-vous nous parler un peu de Digital School Technologies ? Qu’est-ce que vous faites exactement Mamadou DRAME ?

Mamadou DRAME : Oui, Digital School Technologies est une entreprise spécialisée dans les TIC appliquées à l’éducation notre slogan Empowering Education Technologies en gros, ce que nous sommes c’est d’être ces catalistes qui vont aider les écoles et universités et aussi le gouvernement dans leur politique d’introduction des TIC, donc des technologies de l’information et de la communication à l’éducation. Vous savez que les technologies et internet notamment ont tout révolutionné, nos relations sociales et aussi notre manière d’enseigner, d’apprendre. On a d’un côté les techniciens du domaine qui sont les informaticiens, les développeurs et analystes et de l’autre, c’est des personnes qui depuis des années, ont appris à enseigner sur une méthode, sur une pédagogie qui sont les enseignants d’universités mais aussi d’écoles primaires qui ont devant eux une clientèle c’est à dire des jeunes à qui on a pas appris à utiliser une tablette, un téléphone portable, donc aujourd’hui il faut un pont, c’est Digital School Technologies qui va permettre de rapprocher ces deux mondes là, pour dire aux uns n’ayez pas peur de la technologie, la technologie n’est pas là pour vous remplacer, en tant qu’enseignant vous avez une pédagogie qui est unique, et de l’autre côté de dire à ces jeunes la comment est-ce que ils peuvent tirer bénéfice des TIC pour pouvoir mieux apprendre, mieux enseigner donc en gros en mettant en place ce pont là on va créer une nouvelle économie, on va créer une nouvelle possibilité et de donner aussi la possibilité a ceux qui aujourd’hui qui n’ont pas la chance d’aller à l’école, ou qui traversent 50km, 100km, pour aller étudier, de réduire cette fracture-là donc en gros c’est ce que nous faisons ou du moins notre vision.

Corneille TOWENDO : Merci pour l’explication très claire et très précise.

Alors idéalement comment passez-vous vos matinées, Mamadou?

Mamadou DRAME : Euh les matinées ça se passe déjà au bureau je dois dire que je travaille tard

Corneille TOWENDO : Vous vous réveillez au boulot ?    

Mamadou DRAME : Non (rire) ! Même si ça peut m’arriver souvent. En réalité, je suis une personne qui travaille tard dans la nuit. Souvent je travaille jusqu’à 3h, 4h du matin, ça dépends en fait de ce que j’ai et ce qui fait que souvent je ne me réveille pas toujours très tôt ou très vite. Donc quand j’ai la chance de me réveiller très tôt parce que je n’ai pas travaillé très tard, je me pointe au bureau autour de 8h30, 9h ça dépends. Un café, des discussions avec mon ami et Co fondateur, et c’est comme ça qu’on commence les journées.

Corneille TOWENDO : Et est ce qu’il y a un peu de sport dans tes activités ?

Mamadou DRAME : Ben c’est périodique pour être très sincère, il y a des matinées où je fais le sport ou c’est peut être deux mois d’affilés, ou chaque matin sa m’arrive d’aller courir surtout parce que j’avais un patron, ami et mentor aujourd’hui qui est un indien qui avait ces habitudes la de faire le sport matinalement et m’a toujours conseillé de le faire quand je travaillais encore avec lui et qu’il venait au Sénégal on allait faire ces courses matinalement qu’il appelait le morning walk avec lui et on allait faire un peu de yoga. Donc souvent j’essaie de retrouver ces habitudes mais je vais dire que ça me prends maximum un mois, deux mois et j’abandonne.

Corneille TOWENDO: Ben c’est super. On va prendre les côtés positifs comme travailler tard, travailler beaucoup, et on va essayer de prendre certains aspects comme le yoga, donc t’inquiètes on va prendre les côtés positifs de ce tout ce que tu vas dire.  

Alors qu’est-ce que tu considérais comme étant ta plus grande force en tant qu’entrepreneur Mamadou ?


Mamadou DRAME :
En tant qu’entrepreneur ma plus grande force, c’est d’avoir confiance en ce que je fais, avoir une vision, je sais exactement ce que je veux résoudre. Vous savez quand on démarrait en 2013, et jusqu’aujourd’hui on est la seule entreprise spécialisée dans les TIC, ou bien dans l’intégration des TIC appliquées à l’éducation. On est focus dans notre niche, on a choisi une niche qui est les TICE et on s’arrête là. Et pour aujourd’hui, dire qu’on travaille dans une niche, pour avoir la foi en ce qu’on fait et pour moi c’est notre plus grande force, c’est à dire à Digital School on a une vision, celui de contribuer à l’amélioration de l’éducation par les technologies et on se dit qu’on peut se faire de l’argent la tout en ayant en vue nos objectifs sociaux. Je pense que c’est ma plus grande force. C’est seulement de croire en ce que l’on est en train de faire et dans les moments difficiles c’est aussi ce que l’on se dit, on se dit on n’a choisi cette voie, cette niche, il y a des possibilités, et jusqu’aujourd’hui, je pense que ça nous sourit malgré les difficultés qu’on pourrait rencontrer.

Corneille TOWENDO : En tout cas je vous félicite pour cette voie qui est très noble et en parlant de force, on va parler aussi de l’opposé. Qu’est-ce que vous considérez comme étant votre plus grande faiblesse en tant qu’entrepreneur ?

Mamadou DRAME : Je pense que c’est lié à la force que j’ai dit tout à l’heure, c’est à dire épouser une vision, y croire, et souvent quand on croit tellement en quelque chose on ne veut pas la lâcher, on se dit ça c’est mon projet, ça c’est ma vision je veux qu’elle soit réalisée de cette manière-là. Ce qui fait qu’à un moment donné on a cette difficulté à déléguer parce qu’on est tellement passionné parce qu’on fait, parce qu’on a envie de tout faire. On pense à un projet, on a envie d’être de bout à bout, c’est vrai qu’on écoute bien évidemment les Co fondateurs, on écoute ceux avec qui on travaille mais on est tellement passionné qu’on croit tellement à l’image parfaite de notre projet on arrive difficilement à déléguer. Mais mon plus grand défaut c’est d’arriver à déléguer de me départir de la passion que j’ai sur certains projets et laisser la possibilité à des collaborateurs de s’en approprier, de le peindre, d’en faire ce qu’ils ont envie d’en faire et de m’asseoir et de voir le résultat. Je pense que c’est peut-être un niveau que j’atteindrais dans quelques années peut-être pour le moment j’ai ce défaut que j’assume souvent voilà.

Corneille TOWENDO : Ben c’est déjà bien de l’assumer, déjà l’assumer c’est déjà à 50% avoir résolu ce petit problème ou faiblesse. Alors dis-moi Mamadou, quel est cette habitude ou cette attitude que tu aimerais bien avoir et que tu n’as toujours pas maitrisée?

Mamadou DRAME : Encore une autre question difficile de Corneille. Alors ce que j’aimerais avoir et que je n’ai pas encore, c’est peut être résoudre déjà ce défaut comme je dis, apprendre à mieux déléguer et aussi apprendre à mieux être concentrer. Vous savez l’une des choses quand on est jeunes entrepreneurs avec la fougue de la jeunesse, de l’entreprenariat, c’est qu’on a envie de le faire beaucoup de chose en même temps. Et je pense que apprendre à donner la priorité aux priorités c’est très important pour un entrepreneur, et se dire que toutes ses idées ne sont pas forcément des idées à un million de dollars. Qu’à un moment donné il va falloir choisir, à un moment donné il faut voir où investir le plus et où investir le moins et on se dit qu’on n’a pas vingt mains et on ne peut pas tout faire. Et généralement c’est ce que certains amis très proches me disent, Mamadou tu ne peux pas tout faire à la fois, Mamadou tu ne peux pas tout faire. Il faut à un certain moment donné savoir par où commencer et voilà j’ai un livre de Stephen Covey  Les sept habitudes de ceux qui réussissent tout ce qu’ils entreprennent et il y a une partie où on parle de donner la priorité aux priorités c’est quelque chose que j’essaie vraiment d’avoir.

Corneille TOWENDO : Super, est-ce que tu peux répéter pour nous ce livre?

Mamadou DRAME : Les sept habitudes de ceux qui réussissent tout ce qu’ils entreprennent, écrit par Stephen Covey qui a quitté ce monde il n’y a pas très longtemps, qui a beaucoup de livres à succès, c’est l’un de mes meilleurs rôle model, auteurs. Il a notamment écrit top des leaders, huitième habitude, priorités aux priorités. Je pense que tous ceux qui veulent entreprendre et qui sont à la quête de livre pour pouvoir apprendre à se concentrer sur l’essentiel et aussi pour le développement personnel à lire certains de ses bouquins Stephen Covey.

Corneille TOWENDO : En tout cas je note et je dirais à tous nos entrepreneurs et aspirants entrepreneurs qui nous écoutent que toutes les ressources et tous les livres que Mamadou Drame mentionnera durant cet interview seront disponible sur la page de Digital School Technologies qui sera disponible sur le blog EntrepreneurEnAction
Alors Mamadou, quel est ce projet actuellement ou cette personne qui t’inspire et te pousse à l’action?

Mamadou DRAME : Ah cette personne, elle n’est pas humaine, c’est ce pourquoi réellement je suis là. Si vous voulez si elle était une personne, elle serait une mère, pour laquelle je suis prêt à tout donner, et qui m’inspire vraiment. Je suis restée sur cette terre. Vous savez moi je suis born, educated, raised in Africa, je suis né, j’ai grandi et j’ai été éduqué en Afrique. La première fois que je suis sorti hors de l’Afrique c’était dans un programme vous l’avez dit du président Barack Obama et après c’est aussi pour d’autres initiatives qui ont été financé par ces bailleurs-là. Donc euh toute ma scolarité ici je dois beaucoup à cette personne et c’est celle-là qui me motive, c’est l’Afrique. Et réellement je le dis et je le pense, parce qu’aujourd’hui vous savez quand les politiciens nous le disent on peut dire voilà ça c’est des paroles de politiques de dire qu’on croire en l’Afrique etc.  Mais aujourd’hui, regardez cette richesse sur le plan économique, vous savez les pays qui peuvent encore faire des taux de croissance de 9, 10, 11, 12% ne se trouvent qu’en Afrique, le pays où on peut encore avoir une marge de progression sur l’économie numérique sur internet et les technologies numériques sont encore en Afrique vous voyez donc la marge et le potentiel pour un jeune d’investir et d’entreprendre en Afrique sont énormes. Et chacun doit jouer sa partition, moi j’ai trouvé ma niche et c’est pas une seule niche sur laquelle je vais évidemment rester, mais je pense que c’est l’Afrique et ce continent donne l’envie de vouloir faire un peu plus pour l’Afrique chaque jours, il faut aussi se dire qu’accomplir une mission pour l’Afrique veut aussi dire qu’on a pu s’auto satisfaire, satisfaire sa communauté, sa famille, son pays donc il faudrait pas aussi trop rêver de dire l’Afrique l’Afrique mais l’Afrique commence par vous, commence par votre communauté, impacter aussi votre école, votre pays, votre région et chacun en faisant son petit bout de chemin même ceux qui ne sont pas entrepreneurs et qui sont employés s’attellent à être des employés model pour contribuer aussi au rayonnement de l’Afrique.

Corneille TOWENDO : Ben c’est super déjà tout ce que tu viens de dire et j’espère que nos auditeurs sont aussi inspirés que je le suis. Et je me retrouve beaucoup dans tout ce que tu viens de dire. Je suis un peu comme toi, je suis né au Sénégal, j’ai fait mes études au Sénégal, j’ai eu mon Bac au Sénégal, j’ai étudié entre le Sénégal et le Bénin par contre. Et j’ai fait ma formation professionnelle à l’ESMT et aussi Sup info avant d’aller au Ghana et au Nigéria, pour travailler et me faire de l’expérience et revenir au Sénégal pour ouvrir ma compagnie donc je me retrouve très très bien dans ce que tu viens de dire.

Mamadou DRAME : C’est super et surtout cet aspect international d’avoir ces pays et surtout quand on a ce genre d’expérience on n’a pas le choix que de faire quelque chose pour notre continent, vous savez moi je suis né et grandit en Côte d’ivoire, très jeune je suis allé étudier au Bénin, j’ai aussi étudié au Cameroun, c’est du Benin que je suis venu étudier au Sénégal, vous voyez un peu avec les amis phares de l’Afrique, on se rend compte que l’on a les même réalité et surtout les mêmes opportunités. On s’est rencontré Corneille au Ghana et après le Ghana, je suis allé au Bénin et au Niger, donc pour nous on a un marché commun et je dis que les africains et les jeunes africains doivent voir l’Afrique comme un marché commun, les politiciens sont en train de s’atteler à avoir un marché économique commun en tout cas sur le plan de la règlementation mais déjà c’est à nous de le rendre déjà un marché commun via le networking, et c’est pour ça que je salue des initiatives comme YALI ou d’autres initiatives qui sont là et qui nous permettent d’avoir les contacts un peu partout en Afrique.

Corneille TOWENDO : Exactement mais super ! Alors racontez-nous l’histoire de ce que vous considérez comme étant votre pire moment en tant que entrepreneur ? Ce moment où vous avez failli abandonner Digital School Technologies ?

Mamadou DRAME : Non je ne pense pas qu’il y aura un moment où je veuille abandonner Digital School Technologies, il faut dire que j’ai laissé un emploi salarié pour venir ouvrir ma propre boite, c’est un choix, ce n’était pas compris par beaucoup en commençant par la famille proche mais l’un des moments très difficiles, ça a été un jour où je crois qu’on devait être le 29 ou le 30 du mois je me rappelle plus exactement du mois mais c’était à nos débuts, où il y avait pas assez d’argent dans le compte pour payer certains de nos employés et c’est ce qui fait que là vous vous rendez compte que voici la difficulté en tant que entrepreneur parce que je ne pensais pas que forcement a moi, a comment payer mon loyer, mes factures d’électricité et autres. Pour moi c’était comment faire pour payer qui chaque jour pendant trente jours sont venus travailler avec nous et ça c’était vraiment difficile, c’était le 29, le 30 avec mon Co fondateur Fallou Thiam et la ben comment on fait ? Il fallait donc relancer certains clients, on attendait quelques payements, on ne savait pas quand et on se disait que le pire c’est qu’on passait le 1er du mois qui suivait sans pouvoir les payer. Donc il fallait chercher ou prêter de l’argent et vous savez nos banques nous aident pas forcement dans ces cas-là pour les crédits spots qui sont faits pour cela et c’était très compliqué mais on attendait un paiement de l’étranger et on ne savait même pas que c’était arrivé. Et le 1er je lui ai dit ben écoute appelle la banque, essaie de voir ce qu’on a et par rapport à ce qu’on a, on va voir comment est-ce qu’on peut prêter quelque part. Mais fait déjà un point trésorier de ce qu’on a. Alors il appelle la banque, la banque lui dit qu’on a un paiement reçu et tu ne peux pas imaginer la joie qu’on a eu et je ne sais pas si tu as regardé Kirikou, mon partenaire qui m’appelle et qui me dit : l’eau est là, l’eau est là. Mais je lui dis attends mais qu’est-ce qu’il y a ? Et là il me dit que le paiement est venu. Donc on était tout content pour eux mais en même temps on s’est rendu compte de ce que c’est que d’être entrepreneur, réellement de se préoccuper d’abord des autres et de se dire que le plus important c’est comment ces personnes, avec qui nous travaillons, ne travaillent pas pour rien et que c’est toute une famille qui est derrière et comment on peut les aider. Pour moi, cet aspect social est venu renforcer mon idée de persévérer dans cet entreprenariat-là.

Corneille TOWENDO : Ben Super ! C’est super et c’est déjà beaucoup d’inspirations, et j’espère que c’était la dernière fois que ça t’ai arrivée un truc du genre.

Mamadou DRAME : Ben ouais, jusque-là, je n’en ai pas eu du genre.

Corneille TOWENDO : Ben on croise les doigts et on touche du bois.

Mamadou DRAME : Voilà voilà d’abord c’est aussi l’occasion de dire à des entrepreneurs ou de jeunes entrepreneurs ou ceux qui veulent entreprendre, de dire que l’on peut avoir des périodes de tensions, de trésorerie et que ça arrive même aux plus grandes entreprises. C’est pas parce qu’on n’a pas aujourd’hui l’argent pour payer un employé, qui veut dire votre business model n’est pas bon ou que votre entreprise doit automatiquement fermer. Les tensions de trésorerie tout le monde les a, même les plus grands, donc quand c’est dur, il faut juste trouver les moyen d’y remédier, surtout de se dire que si vous voulez faire long feu dans l’entreprenariat,  il faut pouvoir vendre quelque chose, quelque chose pour lesquels les gens sont prêt à vous payer de l’argent. Et cet argent-là, reste le nœud de la guerre mais ne vous décourager pas aux premiers problèmes, ça arrive vraiment même au plus grand.

Corneille TOWENDO : Merci pour la motivation, Mamadou DRAME. Alors dis-nous à quel moment et comment t’es venu cette étincelle, qu’est-ce qui t’a poussé à créer Digital School Technologies ?  

Mamadou DRAME : Alors comme tu l’as dit en 2008, j’ai créé donc ce réseau social, pour mettre en relation les alumni, les étudiants de mon école, et c’est là qu’à commencer ma passion pour les TIC appliquées à l’éducation, parce qu’au-delà de ce réseau qui a été créé en 2008, donc un an après Facebook, c’était réellement tous les outils qui pouvait aider à améliorer l’enseignement et l’apprentissage et comme j’ai eu la chance de travailler et que je ne pouvais pas lier les deux, j’ai créé une fondation qui s’appelle Africa School pour la promotion des TIC appliquées à l’enseignement, donc en 2011 on a créé un premier évènement qui s’appelle le Web Corner donc c’était le premier salon si vous voulez dédiés aux TICE et on a eu la chance d’avoir comme exposants et participants, SAMSUNG, MICROSOFT, on a eu ORACLE, on a eu Neurotech et Internet Society, donc tous ces acteurs la qui avaient des solutions éducatives et je me suis rendue compte qu’effectivement ce pont dont je parlais en début, n’existait pas. Le pont entre les écoles et les universités d’une part et les sociétés qui ont les solutions éducatives. Vous savez, dans les banques pour les services technologiques vous avez des intégrateurs, de grands groupes intégrateurs de solutions, on peut les citer, ils ne sont pas mes concurrents, on peut parler peut être du dernier qui s’est installé. Donc il y en a pleins. Mais dans le monde de l’éducation bien sûr il n’y en avait pas. Je me suis dit voilà une niche, voilà une opportunité, je me suis renseigner essayer de voir les secteurs, je me suis rendu compte que ces groupes sont prêts à payer de l’argent pour les personnes qui peuvent faire l’implémentation, l’intégration, la formation, de leurs solutions auprès des écoles et des universités mais de façon globale sur les solutions éducatives. Donc c’est là que l’idée mets venue et en tant que salarié, j’ai pu commencer à imprégner mes activités, jusqu’au jour où j’ai été contacté MICROSOFT et Etre agrée de leurs solutions éducatives, sa a été accepté avec un plan de marketing, je me suis rendu compte  que voilà on était sur la bonne voie. Et voilà pour moi c’était après l’analyse d’une situation mais surtout comme, vous le voyez, en commençant par une passion, juste une passion sur un projet éducatif et je me suis mis à l’action donc malgré que j’étais salarié quelque part, j’ai créé cette fondation Africa et j’ai réunis ces personnes-là pour promouvoir les TIC appliquées à l’éducation et c’est là qu’on se rend compte qu’il y a une opportunité pour faire du business donc aujourd’hui la fondation, elle existe, l’entreprise aussi elle existe et tant mieux si je peux me faire de l’argent tout en permettant d’améliorer l’éducation ou la qualité de l’enseignement grâce aux TIC.

Corneille TOWENDO : Et tu as aussi su saisir l’opportunité qui se présentait à toi.   

Mamadou DRAME : Ben Oui il y a beaucoup d’anecdotes par rapport à cela et je me rappelle d’un jour ou j’allais passer voir un client, je pense que c’était à l’université catholique, et on était en train de présenter notre solution et il m’a dit est-ce que vous travaillez déjà avec Google, je lui ai que non, que j’ai envoyé quelques mails aux représentant de l’Afrique francophone mai je n’ai pas eu de suite. Il dit bon ce n’est peut-être pas la bonne personne, je connais le contact de la personne qui s’occupe des solutions, en tout cas du programme éducation. Et en ce moment, on travaillait chez moi dans mon salon, on n’avait pas de bureau en ce moment, parce que j’ai commencé dans mon salon avec mon ami et cofondateur parce qu’on était que 2 et là je reçois le lendemain l’appel du responsable du programme à Google, il se présente et puis il me demande ce qu’on fait, donc je lui explique que Digital School Technologies, on est dans l’éducation et tout. Donc, il m’explique qu’il y a un programme et que nous pourrons être dans ce programme la, que ça colle un peu avec ce qu’on fait et qu’il aimerait bien visiter nos locaux et où est-ce que nous sommes installés. Je n’ai pas osé lui dire qu’on n’est pas installé. Donc je lui donne l’adresse de chez moi  en disant que voilà c’est notre bureau, on est à telle adresse. Il dit d’accord je viens vous rendre visite deux jours plus tard c’est-à-dire le jeudi puisqu’il m’a appelé le mardi. Donc en deux jours il a fallu transformer le salon en entreprise et que ça donne vraiment cet air. Donc vous imaginez, le dernier sofa a été sorti, un autre bureau est venu s’installer parce qu’on avait un seul bureau, on a du imprimer une bannière, une bâche pour mettre pour mettre Digital School Technologies pour que le salon ressemble vraiment à un bureau, donc il est venu, il s’est assis, il a vu, on avait aussi fait imprimer des t-shirts, des polo, pour donner l’idée d’une entreprise qui n’est pas née en tout cas il y a 2 jours et voilà, il a aimé ce que l’on fait, il nous a envoyé les documents pour commencer et c’est ce qui nous a permis de commencer les pourparlers et quelques 4- 5 mois plus tard on a été partenaire de Google et les premiers bons de commandes ont été très importants pour notre développement. Donc, c’est pour dire à ces jeunes entrepreneurs encore une fois qu’il faut savoir commencer petit et tout de suite d’une manière ou d’une autre. Petit c’est dans votre salon, dans un entré-couché, même là-bas vous pouvez avoir votre ordinateur, ne dites pas que j’ai besoin forcément de louer quelque part avant d’avoir une entreprise, on commence tous petit quelque part et surtout maintenant.  Même si vous travaillez quelque part ou que vous êtes étudiant, vous pouvez travailler de telle en sorte que demain quand l’occasion ou l’opportunité va se présenter, que vous puissiez la saisir mais si vous n’êtes pas en action je pense que vous pouvez passer à côté de beaucoup d’opportunités. Aujourd’hui on a beaucoup d’espaces co working, au Senegal et dans d’autres pays, en Côte d’ivoire, il y en a aussi plusieurs donc essayer d’aller vers les Tech Hubs, vers les espaces de co working, ou vous pouvez avoir des mentoring, des personnes qui ont les mêmes idées que vous.

Corneille TOWENDO: Ben c’est super, en tout cas ton histoire est super super intéressante et elle me rappelle l’histoire d’une entrepreneur sénégalo camerounaise, que j’ai interviewée tu auras l’occasion d’écouter son interview, elle s’appelle Gabrielle Eve SOKENG, une histoire très similaire a la tienne, elle a commencé toute petite, téléphone, internet, tout à la maison, et au bout de huit mois, elle a réussi à louer des locaux et aujourd’hui elle emploie six personnes, donc une histoire très similaire, tu auras l’occasion d’écouter et qui sait un jour peut-être je vous mettrais en contact.

Mamadou DRAME : Oui c’est ce qu’il faut.

Corneille TOWENDO : Très certainement. Alors, partage avec nous, laquelle de tes habitudes contribuent à ton succès ?

Mamadou DRAME : Alors quelques-unes de mes habitudes, la veille technologique, mais j’appelle veille, tout simplement le fait de rechercher aussi bien sur internet mais aussi dans les livres en gros c’est de continuer à apprendre, apprendre veut dire rechercher, apprendre veut dire avoir plusieurs livres où vous allez essayer d’avoir plus d’informations, parce que vous savez, aujourd’hui nous sommes dans un monde où on a besoin des personnes qui sont expertes dans des domaines, qui savent de quoi elles parlent, et on ne peut pas être meilleurs experts si on ne s’informe pas de façon continue, si on ne se compare pas de façon continue. Aujourd’hui vous savez, il y a les mocks, des cours en ligne, ou bien des livres, des blogs, de personnes qui sont expertes dans vos domaines et que vous pouvez suivre pour pouvoir apprendre d’avantage. Donc moi je pense que cette habitude et je pense que c’est la seule que je vais peut être partager c’est de dire par exemple à ces personnes-là, si vous voulez entreprendre dans l’agriculture par exemple, se dire déjà sur mon Facebook je vais suivre ou bien liker par exemple le ministère de l’agriculture, Oxfam, ou bien d’autres organismes, et qui tous les jours publient des formations ou des opportunités d’agriculture, je ferais de même sur Twitter, je ferais de même sur LinkedIn, mais aussi que une fois dans le mois, que je sorte par exemple de ma capitale, que j’aille discuter avec des agriculteurs, parce que c’est là, que l’on peut, peut-être, aussi avoir des informations ou bien des idées d’entreprises ou bien des possibilités de faire des partenariats, moi c’est ce que je fais dans mon domaine, c’est de lire davantage, d’être dans des réseaux d’autres pays, parce qu’en fait le brain storming est important, on est un peu en arrière par rapport à tout ce qui se fait dans les TIC éducatifs aux Etats unis, notamment. Donc je suis dans plusieurs forums ou j’apprends de ce qu’ils font, généralement ils postent ce qui n’a pas bien marché et j’essaye de voir est-ce que ça pourrait marcher ici. Ça me donne une avance par rapport à certains concurrents, donc ça nous permet de savoir qu’est-ce qui est déjà en mouvance dans d’autres pays mais aussi sa me permets de faire une veille et de dire ça, ça ne marchera pas chez nous parce qu’on a telle ou telle réalité et je suis beaucoup dans les écoles et universités, à animer des masters class, je refuse jamais de venir parler dans des conférences ou des bootcamp parce que ça me donne l’occasion d’être avec les enseignants et les étudiants et de savoir leurs besoins et leurs réalités, ce qui nous permet de savoir quelle technologie est appropriée.

Corneille TOWENDO : Exactement alors toujours sur cette même lancée d’inspirations et de motivations, donnes nous un ou deux livres que tu recommanderais à nos auditeurs pour les pousser à l’action, ou les pousser à l’entreprenariat. 

Mamdou DRAME : Ah ben écoute c’est vrai qu’on a déjà parlé des sept habitudes de Stephen Covey qui vraiment est l’auteur que je recommande, il y a aussi je ne sais pas si ça pourrait aider, en anglais, il y a le livre Good to Great, qui est aussi un livre que je recommande, il y a aussi le livre Lean Startup, Peut-être que je pourrais faire une liste.

Corneille TOWENDO : Super en tout cas cette liste que tu feras, seras disponible sur ta page, pour tous les jeunes entrepreneurs et aspirants entrepreneurs qui seraient intéressés par toutes ces ressources.

Parce que j’ai certains jeunes qui m’ont approché et m’ont demandé quels sont les livres que je lis et j’ai vu que certains jeunes sont très intéressés à savoir quels sont les livres que tu as lu et prêts à suivre le même parcours et à lire les mêmes livres.

Donc merci de nous donner cette liste là et elle sera disponible sur la page qui te sera destinée.

Mamadou DRAME : Il y a peut-être un livre que je rajouterais pour tous les jeunes qui entreprennent dans la technologie, qui est un livre qui a été édité même avant 2000 ou au plus tard aux éditions 1999, qui a été écrit par un camerounais, Jacques Bonjawo, le titre c’est <Internet, une chance pour l’Afrique>. C’est dommage parce qu’à chaque fois que je me mets à relire ce livre je me dis que c’est dommage parce que si nos dirigeants avaient lu ce livre, ils se seraient rendu compte du potentiel d’internet pour l’Afrique de manière globale, donc si vous voulez entreprendre ou que vous êtes entrepreneur, dans la technologie, c’est un livre que je vous recommande, ça vous permet de voir les potentialités et quel est l’écart, comme je le disais c’est un livre qui a été édité en 1999 ou 2000. Donc qui fait un parallèle sur ce qui devait être faire et qui n’a pas encore été déjà fait, parce que c’est 15ans après, mais surtout de faire une projection et de se dire, voilà ce qui manque à faire, voici ce qu’on pourrait faire encore dans ce domaine des technologies en Afrique.

Corneille TOWENDO : Merci merci Mamadou DRAME pour ces bouquins que tu as évoqués alors, pour terminer nous savons tous que l’Afrique a beaucoup de problèmes, comme tu l’avais évoqué, et nous nous plaignons souvent que le gouvernement ne fais pas assez, et que tel organisme ne fait pas assez et nous pensons que toi et moi nous pouvons commencer à construire un meilleur continent Africain en apportant notre petite contribution comme nous sommes en train de le faire pour résoudre ces petits problèmes que nous avons identifiés en Afrique.

Alors est-ce que tu peux en quelques mots, rappelez à nos auditeurs quels sont ces problèmes ou quel est ce problème que tu as identifié et que ton institution Digital School Technologies, est en train de résoudre ?

Mamadou DRAME : Oui pour moi ce n’est même pas un problème, c’est l’opportunité. Encore une fois je traduis tout en opportunité et l’opportunité que nous, on a saisi c’est le fait qu’il y a avait un développement de plusieurs applications et solutions technologiques pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement d’une part, il y avait de l’autre côté, un besoin de formations et d’informations de dirigeants, des écoles, des universités, des enseignants, sur les outils technologiques, pour pouvoir mieux enseigner et apprendre et voici l’opportunité que nous, on a saisi et cette opportunité évidement ca résous des problèmes. Mais je pense que c’est l’opportunité qu’il faut apprendre à saisir et de dire à tous les jeunes que derrière des problèmes il y a des opportunités et c’est à nous de savoir comment saisir ces opportunités-là. Maintenant on vit tous en Afrique, on sait que les choses ne sont pas aussi facile qu’il n’y parait souvent, mais de dire, écoutez je suis dans un secteur, il y a un problème, on dit que l’accès à internet est difficile mais qu’aujourd’hui, il y a des jeunes qui sont en train de faire des choses formidables, pour rendre internet accessible à tout le monde, via le wifi pour tous, donc il y a des gens ou des jeunes qui sont en train de s’atteler parce qu’il n’y a pas de l’électricité pour tous, qui sont en train de voir, comment est-ce qu’ils vont créer des gadgets qui pourront marcher grâce au solaire. Nous, c’est ce qu’on a pu dénicher comme solution au niveau des TIC appliquées à l’éducation, je pense que chacun doit pouvoir trouver l’opportunité qui lui permets de résoudre un problème au quotidien, son quotidien ou le quotidien de sa communauté et pour laquelle les gens sont prêt à mettre de l’argent pour cela, parce que c’est ça être entrepreneur. L’entrepreneur, c’est quelqu’un qui apporte une solution face à un problème ou un besoin exprimé, pour lesquels les gens sont prêts à mettre de l’argent quand je dis les gens, c’est soit les clients ou les bailleurs et c’est cela qui fait aussi un entrepreneur. Et je pense qu’aujourd’hui, il y a la possibilité Dieu seul sait qu’on a beaucoup d’opportunités qui restent, malgré les difficultés et encore une fois je ne dis pas qu’il n’y a pas de difficultés, on en a citées quelques-unes mais je pense qu’on a plus d’opportunités et qu’on devrait les saisir. Et on est dans un monde aujourd’hui, il vous suffit de commencer vous verrez que des que votre train va quitter le quai, beaucoup de gens à chaque station vont grimper et ça peut être des entrepreneurs, des bailleurs comme des clients.

Corneille TOWENDO : Super inspiration et beaucoup de motivation et beaucoup d’inspirations dans tout ce que tu viens de dire Mamadou DRAME, Alors finalement comment est-ce que nos auditeurs peuvent enfin contacter Mamadou DRAME ou contacter ton entreprise Digital School Technologies ?  

Mamadou DRAME : Alors Digital School Technologies c’est déjà avec le site, www.digitaltechnologies.com, sur Facebook, facebook.com/digitalschooltechnologies même chose sur Twitter, de façon personnelle, je maintiens un blog et aussi quelques publications sur Facebook généralement, et aussi sur Twitter donc mon pseudo c’est goldendrame, quand j’étais encore jeune on m’appelait the golden man et ça m’est resté donc c’était the goldendrame et mon Facebook c’est facebook.com/ goldendrame. Mon twitter aussi, twitter.com/ goldendrame. Et n’hésitez pas sur cette page je publie souvent certaines opportunités et aussi au niveau de digital school on a plusieurs projets qui vont aider à agréger un peu l’ensemble des opportunités que l’on peut avoir par exemple pour un jeune aujourd’hui, il y a plusieurs sites pour avoir des offres d’emploi et de stages par exemple et on est en train de travailler sur une plateforme ou il y aura des opportunités de bourses, des opportunités de fellowships, des opportunités de Grants, mais surtout en français,  parce que ce genre de sites il y a quelques initiatives anglophones, mais pas francophones ou très peu francophones, et on est en train de travailler sur ce genres d’opportunités donc il y a matière à ce que l’on reste en contact et je pense qu’il faut aussi aider à développer, le mentorship qui est très important, mais aussi encourager Corneille, ce genre d’initiative en tout cas on en avait besoin pour exprimer un peu ce que nous faisons et bien inspirer tant d’autres, c’est grâce à ton canal et tous nos encouragements.

Corneille TOWENDO : Merci Mamadou DRAME, en tout cas, tous les liens que tu as évoqués, merci déjà de me les envoyer pour que je puisse les mettre en clair sur la page qui te sera destinée.

Tous les liens de ta page Facebook personnelle, les liens de ton blog, les liens de Digital School Technologies.

Merci de me donner tous ces liens qui seront disponibles sur la page qui te sera destinée pour un accès plus facile à tous nos entrepreneurs et aspirants entrepreneurs.

Alors merci M. Mamadou DRAME d’avoir partagé avec nous toutes tes expériences, toute cette inspiration et cette motivation et à très très bientôt.

Mamadou DRAME : Merci beaucoup

Corneille TOWENDO : et porte toi bien, Mamadou

Mamadou DRAME : Merci Corneille.

Ressources :

www.digitalschooltechnologies.com

Facebook.com/digitalschooltechnologies

Twitter.com/digitalschoolT

Facebook.com/goldendrame

Twitter: @goldendrame

« Good to Great » Jim Collins

« Internet une Chance pour l’Afrique » Jacques Bonjawo

« The Lean startup » Eric Ries

Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent. de Stephen Covey

« Priorité aux Priorités » toujours de Stephen Covey

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By | 2017-04-04T13:46:20+00:00 août 25th, 2015|100-Audio-Podcast, Podcasts-EEAction|