043 – Abdoulaye Ndao de LayePro Photos sur EEAction

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Abdoulaye Ndao souvent appelé LayePro, es-tu prêt à motiver et à pousser nos amis Entrepreneurs et aspirants Entrepreneurs à l’action ?

Abdoulaye Ndao : Merci beaucoup, je suis très prêt à donner un coup de pouce, un coup de boost à tous mes amis africains qui sont entrepreneurs et qui aspirent à être entrepreneurs.

Né à Lyon en 1986, Abdoulaye Ndao alias LayePro est directeur artistique, professionnel de l’image, diplômé en management des technologies de l’information. Issu d’une cellule familiale où les arts ont toujours été présents, il se passionne très tôt pour les arts visuels, et plus particulièrement pour la photographie. Ces œuvres sont à mi-chemin entre la photographie éditoriale, les paysages,  les portraits et la publicité. Son style est basé essentiellement sur de forts contrastes de couleur, des expressions faciales et corporelles accentuées toujours accompagnée d’une touche conceptuelle. Auteur de la photo officielle de Monsieur Macky Sall, Président de la République du Sénégal. Contributeur à YEELENPIX, Abdoulaye Ndao a déjà régalé avec son talent plusieurs grandes entreprises telles qu’ACCORHOTELS, KING FAHD PALACE, MONEYGRAM, SGBS, BICIS, TIGO, HUAWEI, EIFFAGE SENEGAL, ORANGE SENEGAL, BOLLORE, ….et beaucoup d’autres. Sous la dictée d’un cœur généreux, sous ses yeux radioscopiques et sous l’inspiration de son esprit bouillonnant de créativité, Abdoulaye a toujours comme crédo, transformer l’ordinaire en extraordinaire.

MON CHER AMI LAYEPRO, MERCI DE PRENDRE UNE MINUTE ET DE COMPLÉTER ton INTRODUCTION ET PARLE UN PEU PLUS DE QUI EST LAYEPRO, QUI EST ABDOULAYE NDAO.

Abdoulaye Ndao : Bonjour chers auditeurs, Salam Alekum, je suis très heureux aujourd’hui de participer à cette émission, qui est une émission de référence et qui est une très belle initiative. Alors je dirais que Abdoulaye Ndao, c’est un citoyen sénégalais né à Lyon, qui a grandi à Kaolack et qui a fait ses études à Dakar et LayePro, c’est l’artiste, photographe professionnel, le directeur artistique, l’entrepreneur qui tend à montrer une Afrique positive, une Afrique dynamique et une Afrique vraiment en avant. Donc en gros c’est LayePro et Abdoulaye Ndao. Abdoulaye Ndao comme je vous l’ai dit tant tôt c’est un citoyen sénégalais lambda comme vous et LayePro c’est l’artiste, c’est le passionné, c’est le photographe, qui passe son temps à photographier tout ce qu’il voit.

C’est super intéressant et parle-nous un peu plus de LayePro Photos, ta compagnie.

Abdoulaye Ndao : Alors LayePro Photos c’est la structure photographique qui a vu le jour il y a bientôt six ans et donc LayePro Photos fait dans la photographie artistique, dans la photographie de reportage, dans la photographie publicitaire, en principal donc LayePro Photos c’est beaucoup plus la photo publicitaire, c’est beaucoup plus de la photographie de portrait, donc c’est un peu de tout par rapport à la photographie, mais vraiment axé professionnel. Donc on a travaillé avec pas mal de structures dans la place et on existe ça va bientôt faire six ans.

Et parle-nous un peu plus de cette photo-là, qui t’as rendue en quelque sorte populaire, c’est comme ça que j’ai entendu parler de toi, cette photo du Président Macky Sall comment tu en es arrivé là ?

Abdoulaye Ndao : Alors je dirais que, moi depuis que je suis tout petit, j’ai toujours fait de la photo parce que je suis quelqu’un de très curieux. A chaque fois que je regarde mon environnement, mon entourage, c’est comme si j’étais un touriste qui vient de découvrir une nouvelle ville et qui passe son temps à contempler ce qui se trouve dans cette ville et donc j’ai acheté mon premier appareil, ça va faire bientôt sept ans et je l’ai acheté à 120 000 F CFA. A l’époque, j’avais un salaire de 75 000 F CFA donc ça veut dire que j’ai vraiment gardé beaucoup d’argent pour acheter l’appareil et c’était vraiment très cher et j’ai acheté l’appareil parce que j’étais hyper passionné et donc j’ai suivi mon instinct, j’ai acheté un appareil. Alors après avoir acheté cet appareil, je n’avais pas d’objectifs, j’ai acheté un objectif de 15 000 F CFA au marché Sandaga. Donc juste pour vous dire que ce n’est pas l’appareil qui fait la photo mais c’est vraiment l’œil qui est derrière la ligne de mire qui fait la photo et la passion surtout. Et donc c’est objectif de 15 000 fr que j’ai eu, je commençais à prendre des photos, à poster sur ma page, des photos de paysages, parce que comme je suis curieux et très passionné, comme on dit ‘Photography is the art of freezing time, the art of capturing motion and emotion in a frame’ cela veut dire que la photographie, la photographie c’est l’art de figer le moment et moi j’avais tout le temps cette envie de matérialiser en image tout ce que voyais, tout ce qui m’entourait et avec cet objectif la, j’ai eu la chance de faire, la photo officielle du Président de la République du Sénégal, avec l’objectif de 15000 Fr que j’ai acheté c’était un 50mm de Canon.

Alors ça s’est passé comment ?

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Idéalement, comment tu passes tes matinées, mon ami ?

Abdoulaye Ndao : Alors vous savez quand j’étais à temps plein, je travaillais pour d’autres personnes, j’avais un calendrier bien fixe, bien précis mais là que je travaille pour moi-même je vous avoue que les matinées diffèrent l’une de l’autre. Alors en temps normal, je me lève à 10h disons, je prends mon petit déjeuner, je suis automatiquement devant ma machine parce que je suis trop réseau social, j’ai des programmes pour poster sur chaque réseau social, j’ai un programme de photos que je mets. Donc que ça soit sur Instagram, sur Twitter, sur Facebook etc… Donc je consulte mes mails, je fais mon post du jour, et la plupart du temps, j’ai beaucoup de retouches parce que je suis bien sollicité mais c’est du travail. Par exemple sur une séance de photo, je peux me retrouvons avec 300 photos et sur 300 photos si je fais les retouches comme il le faut, je vais faire 10 minutes par photos…

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Et à présent qu’est-ce que tu considères comme étant ta plus grande force en tant qu’entrepreneur ?

Abdoulaye Ndao : Alors ma plus grande force, je suis persuadé que c’est la quête de la perfection, la quête de la perfection. Moi je pense qu’une chose qui mérite d’être faite, mérite d’être très bien faite. Donc c’est pourquoi, à chaque fois que je travaille sur quelque chose, je me donne à fond. C’est la raison pour laquelle si vraiment je ne sens pas vraiment une chose, je ne vais pas la faire. Donc en tant qu’entrepreneur, il faut vraiment bien faire. Bien faire mais mieux faire qu’auparavant. C’est-à-dire que si j’ai un shooting, ou bien un travail à effectuer, il faut que je me donne à fond pour surpasser ce que j’avais fait la dernière fois. Donc c’est cette quête infinie de la perfection, la perfection ce n’est pas possible mais je tends toujours vers la perfection pour essayer de me perfectionner. Parce qu’à chaque fois que je revois mon travail, que je fasse une petite introspection, je me rends compte qu’il y a des défauts et que je dois m’améliorer. Donc je ne suis jamais auto suffisant et je suis en perpétuel quête de perfection…  

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Et à l’opposé de la force qu’est-ce que tu considérais comme étant ta plus grande faiblesse en tant qu’entrepreneur?

Abdoulaye Ndao : Alors c’est paradoxal mais ma plus grande faiblesse c’est la quête de la perfection. Pourquoi ? Parce que là où je devais passer une heure pour finaliser un travail, je vais m’abstenir à tellement essayer de bien faire que finalement je vais perdre beaucoup de temps et donc ce qui fait la faiblesse aujourd’hui c’est que vu que je passe beaucoup de temps à essayer de parfaire les choses, je perds du temps en même temps parce que je ne suis jamais satisfait. Quand je fais un travail, si j’avais mes propres deadlines, c’est sûr que pour un seul travail, je ferais des mois. Je ne suis jamais satisfait et ça à la longue, la plupart des gens avec qui je travaille le savent parce que les deadlines sont très difficiles. Pourquoi ? Parce que je passe beaucoup de temps sur les retouches, sur la composition, sur l’éclairage, sur les détails, même si les gens me consultent pour juste un petit devis, au lieu de faire le devis et de partir, je vais faire une offre technique…

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Et dis-moi tu t’es formé, je ne crois pas avoir lu dans ton introduction que tu es allé dans une école de formation de photographie, tu t’es auto formé ou tu es allé dans une école de formation pour te former en photo ?

Abdoulaye Ndao : Alors la photo comme je l’ai dit tantôt c’est une passion, je me suis auto formé je suis un autodidacte. Parce que j’ai fait des études en management des technologies de l’information et de la communication, j’ai eu un Bachelor et un Master en Communication d’entreprise. Ce qui n’a absolument rien à voir avec la photographie. Alors vu que c’était ma passion, j’ai suivi mon instinct et je me suis auto formé. J’ai lu beaucoup de livres, j’ai pratiqué beaucoup donc j’ai suivi beaucoup de grands photographes tels que Sebastião Salgado, etc… Donc c’est vraiment une passion qui s’est transformée en carrière, en métier. Donc je suis un autodidacte à 100%, j’ai quand même fait un peu de photographie mais vraiment un peu à l’ISM par ce qu’on était dans les TIC et on avait un petit cursus de web design et de photographie mais avant jusqu’à présent je continue d’étudier et voilà je suis autodidacte à 100%.

Raconte-nous l’histoire de ce que tu considères comme étant ton pire moment en tant qu’entrepreneur LayePro.

Abdoulaye Ndao : Disons qu’en tant qu’entrepreneur quand même, je ne considère pas de pire moment en fait. Pourquoi? Parce que sur chaque moment difficile, j’en tire des conclusions et j’apprends de ce moment et ça, ça arrive beaucoup. Par exemple mon appareil dont je vous ai parlé tantôt, que j’avais acheté, on me l’a volé et je n’avais plus d’appareil mais c’est ce qui a rentré un autre appareil. Donc sur chaque moment difficile moi, j’apprends quelque chose, j’en tire des leçons. Et ça, ça arrive tout le temps, des clients de temps en temps qui sont très difficiles mais il faut apprendre à faire avec. De telle sorte que la prochaine fois que le même scenario se présente, tu as à peu près la réponse au problème. Et donc c’est pour ça que je ne peux pas précisément dire que j’ai eu un moment très difficile parce qu’il y en beaucoup et sur chaque moment j’en tire quelque chose.

Et raconte nous à quel moment et comment t’es venue cette envie-là de devenir entrepreneur LayePro.

Abdoulaye Ndao : Alors moi je pense que l’entrepreneuriat était existant depuis longtemps en moi. Pourquoi ? Parce que depuis que j’étais tout petit, j’étais toujours en quête de création, je voulais créer des choses, je voulais diriger. Quand on était en groupe, je donnais tout le temps des idées, il faut qu’on crée ça, il faut qu’on fasse ca… Donc ça a été quelque chose vraiment qui était en moi depuis longtemps. Mais ce qui a beaucoup plus accentué ce désir c’est les cours que j’ai eu à faire à l’institut supérieur de management (ISM)…

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Si tu devais choisir une personne qui t’a le plus influencé dans ta vie, qui choisirais-tu ?

Abdoulaye Ndao : Une personne c’est très limite mais ce sera deux personnes. La première c’est mon père, mon père m’a beaucoup influencé par rapport à ce que je fais, il est hyper perfectionniste, c’est un artiste et depuis que je suis tout petit, je le suis de près, il est passepartout. C’est un Jack of all trades, but master of all. Donc je dirais que lui il touche a beaucoup de choses mais il les maitrise. Quand il s’avance sur quelque chose, il fait le maximum pour avoir les informations nécessaires pour argumenter et donc lui-même il faisait de la photo, il joue au piano, moi aussi je joue au piano donc vraiment c’est mon idole, il m’a beaucoup poussé à aller de l’avant parce qu’il est très perfectionniste. La deuxième personne c’est mon guide spirituel c’est Cheikh Al Islam El Hadj Ibrahima Niasse de par sa sagesse, de par son amour envers son prochain, de par sa particularité, de la manière à appréhender la vie, il m’a beaucoup influencé, il m’a beaucoup inspiré Cheikh Al Islam El Hadj Ibrahima Niasse. Donc ce sont ces deux personnes là.

Et partages avec nos auditeurs une ressource que tu utilises souvent et qui t’aide beaucoup dans ta vie entrepreneuriale.

Abdoulaye Ndao : Vous savez je suis trop geek et ca dépends de chaque chose. Sur chaque chose, je peux dire que j’ai une ressource qui est très intéressante. Par exemple par rapport à la photographie pour les gens qui me suivent et qui sont passionnées de photographie, j’utilise VSCOcam, c’est un logiciel qui me permet de traiter des images sur mon téléphone, de façon efficace et efficiente. VSCOcam, je l’utilise beaucoup. Sinon par rapport aux logiciels j’utilise beaucoup Lightroom.

Et je suis sur Gmail.

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Quel livre recommandais-tu à nos auditeurs pour les pousser à l’entreprenariat et les pousser à l’action ? Et pourquoi ce livre ? Et si ce n’est pas un livre quelle autre ressource?

Abdoulaye Ndao : Pour les livres je pense que je vais devoir en proposer deux. Le premier pour les entrepreneurs en tout cas pour moi, ça m’a beaucoup aidé c’est ‘La culture des idées’. C’est un livre qui permet vraiment de distinguer les idées, de façonner les idées mais aussi de les mettre en avant, de les mettre en pratique. Il y a aussi ‘Discours de la méthode’ de René Descartes qui m’a beaucoup aidé. Au-delà même de l’entrepreneuriat, c’est un livre très utile je pense que beaucoup d’entre les auditeurs l’ont déjà lu. Alors par rapport à la photographie, Light, Science and Magic, c’est un livre de 3 auteurs et c’est un livre vraiment magnifique. C’est un livre dans lequel on apprend la base même de l’éclairage. Parce que la photographie c’est écrire avec la lumière. Donc si on ne maitrise pas la lumière, on ne maitrise pas la photographie. S’il n’y a pas de lumière, il n’y a pas de photos. Et dans ce livre justement, il y a toutes les informations de façon théorique et pratique pour mettre en exergue la lumière, pour savoir comment éclairer, comment la lumière réfléchit sur les objets etc… Donc c’est vraiment un livre que je suggère aux photographes, et c’est un livre très intéressant qui m’a beaucoup aidé.

 

Pour terminer, merci de donner un conseil à la jeunesse Africaine qui nous écoute partout à travers l’Afrique et à travers le monde  pour les pousser à l’action et à les pousser à entreprendre.

Abdoulaye Ndao : Alors chers entrepreneurs africains, moi aujourd’hui ce que je vous conseille c’est ce que j’essaie toujours de mettre en avant c’est de puiser vers les racines africaines. Ça c’est un conseil intemporel. Pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui les choses sont en train de changer, la créativité se trouve à portée de pied, se trouve juste à côté de nous tous. Il faut toujours aller vers les racines, que ça soit dans n’importe quel domaine, la mode, que ça soit dans la couture, dans l’entrepreneuriat, les idées les plus originales sont les idées qui viennent de chez nous. Parce qu’aujourd’hui copier, je ne dirais pas que ce n’est pas bon mais être authentique c’est le fondement même de l’entrepreneuriat. Il faut croire en soi et puiser dans les racines africaines…

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By | 2017-04-04T13:35:43+00:00 mars 19th, 2016|100-Audio-Podcast, Podcasts-EEAction|