007 – Ibuka NDJOLI de Kusoma group sur EntrepreneurEnAction

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Bonjour chers amis entrepreneurs et aspirants entrepreneurs et bienvenue sur EntrepreneurEnAction.com, où je discute avec les entrepreneurs africains qui évoluent et s’en sortent en Afrique. Vous pouvez accéder à notre site web en tapant entrepreneurenaction.com ou eeaction.com alors préparez-vous à l’action.

C’est avec plaisir que je me présente Corneille TOWENDO  fondateur et hôte d’EntrepreneurEnAction et je suis très heureux d’introduire notre invité d’aujourd’hui Mr Ibuka Ndjoli.

Corneille TOWENDO : Alors, Ibuka Ndjoli, êtes-vous prêt à motiver et à inspirer nos entrepreneurs et aspirant entrepreneurs à l’action ?

Ibuka NDJOLI : Oui je suis très prêt, Corneille.

Corneille TOWENDO : Super, Ibuka Ndjoli, plus connu sous le nom de Marcus Da Writer est un jeune entrepreneur africain, auteur de quelques livres disponibles sur son site www. marcusdawriter.com. Le lien du site web sera disponible sur notre page et sur la page dédiée à Mr Ibuka sur notre site web. Donc vous pouvez y aller pour vérifier l’écriture du site web et c’est un passionné des TIC. Il commence son aventure entrepreneuriale en 2012 avec Da Promoter Agency, une agence qui a pour but de promouvoir les talents et l’entreprenariat des jeunes africains. Il lance ensuite en 2013, les littérateurs, une autre agence qui accompagne les auteurs du processus d’écriture à la publication de leurs livres. Kusoma Group est sa troisième Start up, Ibuka a toujours cherché le moyen d’utiliser les opportunités qu’offrent les TIC pour résoudre les problèmes auxquels font face les populations africaines et les jeunes en particulier. Il est surtout déterminé à prouver comme il a écrit dans son tout premier livre que la jeunesse africaine n’est pas incapable et qu’elle peut changer positivement les choses, tout en trouvant des solutions aux problèmes du continent. Sa compagnie Kusoma Group est la première plateforme Web et Mobile 100% africaine qui se donne pour mission de sauver le livre et les auteurs africains en proposant aux lecteurs, des livres numériques comme alternatives aux livres en papier souvent trop cher et parfois difficilement accessible. Pour ce faire, il est mis à la disposition des auteurs et des lecteurs, la plateforme www.kusomagroup.com , comprenant un éditeur, une librairie et une bibliothèque numérique d’œuvres africaines. Désormais il est possible de découvrir, acheter et lire en ligne des livres du continent déjà publiés ou inédits sans avoir à se déplacer, et le petit plus c’est qu’il est également possible de publier son livre de manière indépendante sans passer par les éditions Kusoma et le vendre via la plateforme.

Alors mon cher ami Ibuka, prenez une minute et compléter l’introduction que j’ai donné de vous et donner nous un petit aperçu de votre vie personnelle.

Ibuka NDJOLI : Alors, merci bien Corneille pour cette introduction, que je trouve très complète. Bon ce que je pourrais rajouter peut être c’est que j’ai aussi lancé IBUKA, qui est une marque de vêtement, du made in Africa. Malheureusement, IBUKA n’a pas encore décollé tel que je le voudrais, donc voilà c’est pour cette raison que je n’en parle pas beaucoup et je suis aussi un peu pris par d’autres activités et aussi j’officie parfois en tant que conférencier pour l’entreprenariat des jeunes surtout et le leadership donc il m’est arrivé aussi de donner des cours de développement personnel et de personal branding afin de permettre aux jeunes surtout d’avoir les moyens de faire face aux problèmes de l’emploi ou de l’entreprenariat en tant que tel. Donc voilà un peu sommairement qui est Ibuka, ce que je fais. Et dans la vie personnelle, je suis un jeune comme tout autre jeune qui essaie avec ses compétences, avec ses moyens de changer les choses positivement.

Corneille TOWENDO : Mais super ! J’aime beaucoup la manière dont tu as complété ton introduction. Alors, j’ai déjà marqué certains points qui sont déjà très intéressants, la marque d’habits Ibuka, et il faudra que j’obtienne un T-shirt le plus vite possible, je vais te contacter pour déjà acheter un de tes t-shirt, tu fais des T-shirts pour hommes ?

Ibuka NDJOLI: En fait ce n’est pas juste des t-shirts en fait on ne fait pas du t-shirt en tant que tel, mais ce sont de véritables créations donc il y a des chemises. Dernièrement on avait commencé avec des costumes pour hommes et aussi pour femmes et j’ai décidé d’habiller les africains c’est à dire qu’ils soient très bien habillés mais qu’ils soient à la mode africaine et ce n’est pas juste utiliser le pagne africain mais plutôt utiliser les compétences africaines.

Corneille TOWENDO : Super, super donc je note cela ! Donc si je te contacte, je pourrais avoir des costumes pour hommes.

Ibuka NDJOLI: Oui comme je le disais tout à l’heure, on avait lancé le truc en 2013 et comme ce sont des créations, il fallait en fait en prendre suffisamment pour pouvoir distribuer et la celles qu’on avait ont toutes été vendues et nous sommes encore en train de travailler sur d’autres parce que je suis en collaboration avec ma sœur qui elle dessine et moi qui lui donne des idées surtout. Donc comme j’étais aussi pris par d’autres activités notamment mes Startups, c’est ce qui a fait que j’ai un peu, pas délaissé disons, mais mis ça en standby le temps d’avancer avec d’autres choses et puis de revenir un peu plus tard avec ça. Pourquoi ? Parce que c’est peut être considéré comme une innovation mais ça ne l’est pas dans la mesure où il n’y a pas mal de jeunes qui, pas seulement des jeunes aussi, qui puissent vouloir faire de la mode, du made in Africa. Donc cette concurrence-là, existe et puis pour l’instant sur le plan des priorités, je pense qu’IBUKA passe en dernier par rapport aux autres qui viennent répondre à des besoins immédiats en fait.

Corneille TOWENDO : En tout cas c’est très bien noté et lorsque tu décideras de te lancer un peu plus avec la marque IBUKA,  ben tu as déjà un client, de ce côté.   

Ibuka NDJOLI: Ça fait plaisir à savoir.

Corneille TOWENDO : Idéalement comment est-ce que tu passes tes matinées ? Tu fais du sport ? Tu te mets directement au travail ? Tu passes du temps avec la famille ? Comment est-ce que tu passes tes matinées, Ibuka ?

Ibuka NDJOLI: Alors déjà il faut savoir que je vis tout seul, donc habituellement lorsque je me réveille, il fut un temps où je faisais vraiment beaucoup de sport, donc le matin je prenais du temps pour aller courir un peu et revenir et après aller bosser. Mais maintenant lorsque je me réveille, je vais plutôt au travail ou bien, très tôt le matin j’essaie de faire un peu de la veille, essayer de voir comment les choses se sont passées déjà sur le web, dans le monde des TIC et puis aussi sur mes différentes plateformes et sur les réseaux sociaux notamment et après cela je me mets au travail. Le temps que je passe avec la famille c’est le plus souvent le soir, le soir lorsque je reviens, je vais voir la famille parce que nous n’habitons pas dans les mêmes lieux donc je vais voir la famille, passer du temps avec mes sœurs et frères et les parents etc… Donc voilà, comment ça se passe de mon côté.

Corneille TOWENDO : Quelque chose de très intéressant que j’ai noté c’est profiter de ce moment où vous êtes célibataire, de ce moment où vous pouvez faire beaucoup de choses et je m’apprête même à écrire un article là-dessus pour mon blog, pour vraiment encourager les jeunes a vraiment profiter de ce moment où ils sont disons tout seul ou ils vivent tout seul pour vraiment réaliser beaucoup de choses un peu comme toi Ibuka.

Alors quelle est votre plus grande force en tant qu’entrepreneur Ibuka ?


Ibuka NDJOLI:
Alors ça c’est une question intéressante, je suis tenté de dire ma confiance en moi. Pourquoi la confiance en moi ? Parce que entreprendre déjà, ce n’est pas facile, et entreprendre lorsqu’on est jeune, c’est encore moins facile. Donc il faut vraiment avoir une certaine confiance en soi, c’est à dire se croire capable de réaliser certaines choses que d’aucun pense parfois impossible et pour ce faire, si on n’a pas confiance en soi, on ne peut pas avancer et je pense que de la confiance en soi découle la détermination, la persévérance et puis tous les autres. Donc je pense que ma plus grande force c’est ce qui m’a permis d’aller au bout de toutes les entreprises que j’ai eu à mener, c’est cette confiance en moi.

Corneille TOWENDO : Très intéressant en tout cas je note la confiance en soi et j’encourage tous nos auditeurs, entrepreneurs et aspirants entrepreneurs à avoir confiance en eux et quelle est votre plus grande faiblesse en tant qu’entrepreneur Ibuka NDJOLI ?

 

Ibuka NDJOLI: Alors là je pense que des faiblesses j’en ai beaucoup, parce qu’il fut un temps je commettais presque tout le temps des erreurs et j’ai eu à m’améliorer au fur et à mesure du temps. Mais si je dois sortir une faiblesse parmi toutes celles-là, je dirais que c’est ma difficulté en fait à déléguer du travail aux autres. C’est-à-dire, je peux être à l’aise quand il s’agit de motiver d’autres personnes à faire certaines choses pour elle-même mais lorsque vient le temps de les amener en fait, à faire du travail pour moi-même c’est souvent difficile parce que je me dis que la motivation que j’ai, certainement que cette personne ne l’a pas. Et ce que je me crois capable de faire il se peut que cette personne ne puisse pas le faire. Donc j’ai ce problème de confiance et c’est un  peu dû à un passé qui m’a conduit vers cela. Donc je dirais que ma faiblesse en tant qu’entrepreneur c’est de pouvoir déléguer et je pense que c’est une faiblesse parce que je sais à quel point déléguer est important lorsqu’on est entrepreneur. Donc ne pas pouvoir déléguer, c’est un problème en fait.

Corneille TOWENDO : Ben déjà c’est super que tu arrives déjà à reconnaitre tes faiblesses et je crois que reconnaitre ses faiblesses c’est déjà trouver une solution à ses faiblesses et c’est déjà avancer. C’est aller de l’avant déjà en reconnaissant ses faiblesses. Donc je te félicite déjà pour cela. Et on va évoluer avec nos questions. Quelle est cette habitude que tu aimerais avoir et que tu n’as toujours pas développée ?

Ibuka NDJOLI: Alors la réponse est un peu facile, elle découle de la question précédente, je dirais arriver à déléguer le travail aux autres. C’est-à-dire faire confiance au point de se dire que telle personne peut faire le travail de la manière dont je pense et parfois mieux que je le pense. Donc que je puisse arriver à cela, à faire confiance jusqu’au point de déléguer du travail et si j’arrive vraiment à développer cela, je suis en train de travailler la dessus, j’essaie parfois mais c’est difficile, mais je ne suis pas encore arrivé à le faire de manière efficiente donc si j’arrive jusqu’à cela je serais vraiment heureux.

Corneille TOWENDO : Très bien noté ! Et qu’est-ce qui vous inspire présentement, qu’est-ce qui vous pousse à l’action ? Quel est ce projet ou cette personne présentement qui vous pousse à l’action, Ibuka?

Ibuka NDJOLI: Alors je suis tenté de citer des personnes qui pourraient me pousser à l’action, mais je pense que ce qui me pousse véritablement à l’action, c’est ma croyance au potentiel de l’Afrique. J’aime à dire que je suis l’Afrique quand je dis croire en l’Afrique je me représente d’abord moi-même en tant qu’Afrique et donc par ricochet, c’est cette croyance en mon propre potentiel en tant qu’africain qui me pousse à vouloir trouver des solutions aux problèmes de l’Afrique parce qu’il fut un temps et je pense que certes on le voit encore aujourd’hui, où les africains couraient derrière les occidentaux ou les gens d’ailleurs pour trouver des solutions à leurs propres problèmes. Et je pense que nous avons les capacités de le faire, donc c’est ce qui me pousse à entreprendre, à faire toutes ces activités donc c’est ça. Je crois au potentiel de l’Afrique et je veux le montrer au reste du monde et aussi inciter le maximum d’africains, je dirais en particulier les jeunes africains, à en faire autant dans les domaines du divers.

Corneille TOWENDO : Ben déjà la seule chose que je peux te dire c’est que j’adore ta réponse. C’est une réponse, vraiment je ne crois pas que j’aurais pu dire mieux. Se représenter en tant qu’Afrique et chercher à apporter des solutions nous-mêmes et ne pas attendre que d’autres personnes viennent apporter des solutions à notre place. Ben je crois déjà que tu as tout dis. Alors dit nous quelque chose Ibuka, raconte nous l’histoire de ce que tu considères comme étant votre pire moment entrepreneurial, parce que je suis sûr qu’en tant qu’entrepreneur en Afrique, tu as du avoir des obstacles, et des peines et beaucoup de contre temps alors parles nous un peu de ces moments-là?

Ibuka NDJOLI: Alors merci déjà de l’opportunité que tu me donnes de revenir sur cette histoire parce que je pense qu’elle peut être utile à d’autres aspirants entrepreneurs ou déjà entrepreneurs. Des histoires, des difficultés, je pense que tous les entrepreneurs ont eu à faire face à des difficultés et j’en ai connu un bon lot mais si je dois raconter une histoire qui serait la pire de toute, je parlerais plutôt de l’expérience avec Da Promoter Agency, qui est ma toute première expérience en entreprenariat. Donc j’ai eu une chance que certains entrepreneurs n’ont pas eue en tant que jeunes, c’est que j’ai été soutenue financièrement par une personne qui m’était étrangère et à laquelle on m’avait présenté qui a bien apprécié la personne que je suis au point de m’accompagner financièrement donc c’est cette personne qui m’a permis d’avoir des bureaux pour Da Promoter Agency et d’amener à la réalité ce que j’avais dans l’esprit, donc j’en parle parce que c’est difficile aujourd’hui pour un jeune d’avoir ça très tôt déjà, dès sa première expérience entrepreneuriale. Donc lorsque j’ai eu cette opportunité la, la première chose que je me suis dite c’est qu’il me faut du personnel et le personnel je suis allé le chercher parmi mes amis et je me disais que c’était mieux de travailler avec ceux que je connaissais et qui partageais aussi les mêmes visions que moi, il faut qu’on puisse les régler par nous-même et là j’ai mis cette personne la dans le bureau afin qu’elle puisse travailler mais je me suis rendu compte que nous n’avions pas véritablement la même vision. Parce qu’au moment où moi je m’investissais à je ne dirais pas à 100 % mais à 150 %, parce que je passais parfois des nuits à ne pas dormir et je faisais parfois le travail de tout le monde, ces personnes-là étaient plutôt intéressées par le fait d’être dans des bureaux et utiliser l’internet pour pouvoir dire à d’autres personnes qu’elles sont dans quelque chose de très bien etc… Et tout mais le travail en tant que tel, ces personnes ne le faisait pas et pendant quatre mois j’ai vu que nous n’arrivions pas véritablement à avancer et à croitre parce que le but de toute entreprise c’est de grandir et nous n’arrivions pas à cela et c’était un problème pour moi. Et il fallait maintenant faire comprendre à ces personnes-là que soit vous travaillez avec moi et on croit à la même chose, on fait les choses comme il se doit et avancer ensemble ou bien on se sépare et le problème quand on mélange l’amitié et le travail, c’est toujours difficile, parce que lorsqu’il y a une rupture quelque part dans l’une des parties, la rupture peut se répercuter dans l’autre. Et ça m’est arrivé, donc j’ai eu à renvoyer toutes ces personnes-là, à me séparer d’elles je dirais plutôt. Donc par conséquent, j’ai perdu certaines amitiés à cause de cela. Ça m’a permis aujourd’hui de prendre un certain recul par rapport aux ressources humaines c’est à dire savoir les personnes avec lesquelles on monte, une équipe de personnes avec lesquelles on travaille et les bases sur lesquelles on travaille avec ces personnes-là. Donc voilà pour moi, c’est la pire expérience, perdre des amis, ce n’est pas une chose que l’on souhaiterait. S’il fallait choisir entre l’entreprise et l’amitié, c’est clair qu’on allait choisir l’amitié mais lorsqu’on a des amis qui ne comprennent pas notre vision et qui vont jusqu’à rouler dans le tapis ce qu’on fait donc parfois il faut prendre des solutions drastiques et c’était mon cas.

Corneille TOWENDO : Ben moi je suis en train de noter et je note plein de choses très intéressantes, déjà ne pas mixer ami et boulot. Ben déjà je vois que si je dois embaucher un ami en tant qu’employé dans la compagnie ben déjà ne pas choisir n’importe qui et vraiment faire très attention aux amis que vous amenez dans la compagnie par rapport à leurs expériences, par rapport à leurs compétences et un peu tout ça et je suis vraiment désolé que tu aies perdu certaines très bonnes amitiés à cause de ces erreurs entrepreneuriales.

Ibuka NDJOLI : Alors je tiens tout de même à préciser une chose par rapport à cela, il ne faudrait pas penser qu’il ne faut pas faut pas monter une affaire avec des amis mais surtout il faut penser aux bases sur lesquelles vous monter une affaire ensemble par ce que ça peut être très bénéfique de travailler avec un ami parce qu’on le connait déjà, on connait un peu ses compétences, ses forces et ses faiblesses etc… ce qui permet un gain de temps. On n’aura pas à aller faire un profiling de cette personne là, mais il est toujours important de faire la part des choses c’est-à-dire savoir là où on est amis, là où nous sommes soit associés ou on partage une relation professionnelle et cette relation professionnelle là elle doit aller sur certaines bases et comme tu l’as dit tout à l’heure, il ne faut pas juste prendre une personne parce qu’elle est notre amie, parce qu’on s’entend très bien avec elle mais il faut plutôt la prendre parce qu’elle a les compétences et qu’elle peut apporter un plus dans le projet ou dans la boite, si ce n’est pas le cas, autant mieux la garder en tant qu’ami et chercher une autre personne, même si elle insistait.

Corneille TOWENDO : Super en tout cas j’ai noté beaucoup de choses super intéressantes

Racontes nous à quel moment et comment t’est venu cette étincelle, cette envie de créer ta propre compagnie, cette envie de devenir indépendant et de monter ces déjà trois différentes compagnies que tu as montées d’où t’es venu cette étincelle ?

Ibuka NDJOLI : Pour cette question je dirais moi, l’entreprenariat ca date de très très longtemps, sauf que je ne savais pas que c’était de l’entreprenariat. J’ai toujours été quelqu’un de très très débrouillard, c’est à dire que lorsque je voulais quelque chose, même étant enfant je n’allais pas tout le temps chez les parents dire que je voulais cette chose mais je me demandais qu’est-ce que je pourrais faire qui me donnerait les moyens de pouvoir avoir cette chose et je me souviens quand j’avais 14ans, je voulais m’acheter un piano parce que je suis un passionné de musique et que je joue au piano. Et le piano en question, il coutait 250 000F CFA et moi j’avais 14ans, avoir 250 000F ce n’était pas donné à moins que les parents puissent nous faire un petit cadeau et tout. Et moi je ne voulais pas demandé aux parents. Donc ce que je me suis dit, je vais lancer une activité qui me permettrait d’avoir des fonds et ces fonds la vont me permettre d’acheter le piano que je désirais. Donc c’est ainsi, puisque j’avais quelque notion en informatique, je me suis mis à confectionner des cartes de visite pour des particuliers, pour des entreprises, et petit à petit cette affaire à commencer à prendre de l’ampleur, jusqu’à ce que je puisse me faire un chiffre d’affaires d’un million, ce qui était vraiment WAOU pour un jeune. Alors j’ai pu acheter le piano que je voulais acheter et j’ai continué encore avec cette activité, j’ai eu à embaucher des personnes, ce n’est pas vraiment embaucher mais je demandais à des personnes qui étaient plus âgées que moi, d’aller chercher des clients et lorsqu’elles trouvaient des clients par rapport à cela elles avaient des pourcentages etc… Donc c’est vraiment très tôt que je suis rentré dans le bain des business, des affaires  et cette habitude, je l’ai toujours gardée en grandissant, j’ai eu à faire pas mal d’activités pour pouvoir avoir de l’argent etc… et tout mais pour le défi de l’entreprenariat en tant que tel cela m’est arrivé quand j’étais encore étudiant à l’université Gaston berger de st louis. Donc j’avais réalisé qu’on était vraiment oasif en tant que jeune, c’est à dire qu’on se contentait de peu et puis on n’essayait pas de changer les choses positivement et on pouvait avoir des besoins et tout le temps on se tournait vers les parents. Et les parents parfois ils avaient des difficultés à satisfaire certains besoins, parfois ils étaient obligés de se plier en quatre pour le faire et moi je n’aimais pas forcement cela. Donc déjà avant ça en 2011 j’avais écrit un livre, mon premier livre qui s’intitulait « La jeunesse africaine a une voix » et dans ce livre, j’appelais la jeunesse africaine à plus de responsabilités et cette responsabilité est passée aussi par-là, c’est à dire que trouver des solutions à leurs propres problèmes et c’est ainsi qu’en 2012 je me suis dit ben écoutez bon moi déjà j’avais eu des problèmes quand j’ai sorti ce livre la qui s’est très bien vendu en France et d’autres pays Européens mais malheureusement pas en Afrique et pourquoi ? Parce qu’il n’y avait pas d’entreprise ou bien d’organisation qui faisait la promotion des jeunes talents, des jeunes entrepreneurs, des jeunes qui se débattaient. C’est ainsi que je me suis dit, ok je ne vais pas attendre que quelqu’un d’autre vienne faire cela pour moi, je vais mettre en place cette solution là, pas pour moi mais pour les autres jeunes qui sont passés par là, que j’ai eu à connaitre des difficultés pour faire connaitre mon travail sur le plan local. Donc c’est ainsi qu’est né Da Promoter Agency, et c’est vraiment venu comme une réponse à un problème que les jeunes, quand je dis jeunes je ratisse un peu l’âge, c’est à dire les personnes qui viennent de commencer, donc ces personnes la débutantes, avaient. Mais qui n’avaient jamais pensé qu’il pouvait y avoir une solution à cela. Donc Da Promoter Agency, ça a été ma première véritable expérience en tant qu’entrepreneur et aussi je l’appelle ma première véritable expérience parce que quelques mois auparavant, c’est à dire quelques mois avant cette création-là, on m’avait parlé de l’entreprenariat pour la première fois, donc moi je faisais de l’entreprenariat sans savoir que c’était de l’entreprenariat, j’agissais parfois comme un leader sans savoir que c’était du leadership ce que je faisais, donc on a juste mis un mot sur une pratique que j’avais déjà et voilà, donc c’est de là qu’est parti ce déclic !
Et par la suite à chaque fois que je réalisais, que je trouvais un problème auquel, moi ou bien d’autres personnes faisait face, j’essayais de voir quelles sont les solutions les plus pratiques pour résoudre ce problème-là. Donc c’est ce qui m’a conduit aux autres que vous avez pu voir.

Corneille TOWENDO : Eh ben Chers amis entrepreneurs et chers aspirants entrepreneurs, j’espère que vous êtes en train de prendre note parce que moi je prends très très bonne note et je vois de très bonnes idées et déjà, il faut que je me produise une copie de ce livre « la jeunesse africaine a une voix » donc après l’interview, je vais voir comment acheter une copie de ce livre (donc cela c’est 1) et de 2, je crois aussi que t’as encore un autre client par rapport à l’écriture de livres parce que j’écris beaucoup et je me suis dit que j’allais me rapprocher d’une institution de la place pour m’accompagner dans la publication de mes écrits et tout cela et je crois que j’ai déjà un ami qui fait cela et bah je crois qu’il faut qu’on en discute d’avantage.

Ibuka NDJOLI : Avec plaisir.

Corneille TOWENDO : Dis-moi  quel est le meilleur conseil que tu as reçu en tant qu’entrepreneur ?

Ibuka NDJOLI : Alors le meilleur conseil que j’ai reçu en tant qu’entrepreneur, au fait j’en ai reçu des tas et pour moi sortir de là le meilleur est très difficile mais je dirais en fait qu’il y a une phrase que m’avait dit l’un de mes mentors. Il m’avait dit ceci « si tu veux être un grand de ce monde, il faut que tu commences à agir comme un grand de ce monde » et les anglophones ils ont une expression qui traduit bien cela « fake it until you make it » c’est-à-dire que commence à agir comme l’entrepreneur que tu veux être ou bien ou le leader que tu veux être ou le boss que tu veux être et au fur et à mesure tu le deviendras en fait. Parce que tu seras obligé d’aller faire des recherches etc. et tout pour pouvoir remplir en fait cette personne que tu veux être. Je pense que vraiment c’est l’une des choses qui m’avait beaucoup motivé, qui m’avait beaucoup aussi apporté, et qui m’a aidé aussi à transformer ma personne positivement et souvent, il y a des jeunes qui me demandent comment est-ce que tu as fait pour être si connu, pour être si apprécié dans le monde professionnel alors qu’il y a quelques temps tu n’étais pas vraiment connu, personne ne savait qui tu étais etc. et tout et c’est en fait cela qui est la réponse c’est-à-dire que lorsqu’on veut être par exemple un leader on doit essayer d’intégrer le milieu des leader, pour devenir un bon entrepreneur on essaie doit tout faire pour intégrer le milieu des entrepreneurs et on essaie de tout faire pour agir en tant que tel, jusqu’à ce qu’on soit reconnu en tant que tel. Et c’est ce que j’ai mis en pratique et puis ça m’a été bénéfique. Je pense que ça pourrait l’être aussi pour d’autres aspirants entrepreneurs.

Corneille TOWENDO : Alors moi j’ai noté. Déjà c’est un proverbe que j’aime beaucoup, une expression anglaise que j’aime beaucoup « fake it until you make it ». Alors moi j’ai très bien noté, j’espère que nos auditeurs sont entrain de noter. Alors on va évoluer avec une autre question. Partagez l’une de vos habitudes personnelles qui contribue à votre succès.

Ibuka NDJOLI : Je dirai, vous savez lorsque vous êtes entrepreneur, vous avez initié un projet, vous êtes à la tête d’une Startup, vous aurez à travailler avec d’autres personnes. C’est obligé en fait. Il va falloir que vous constituiez soit une équipe ou que vous preniez des prestataires qui vont travailler pour vous ou avec vous. Et ce qui est intéressant en fait avec d’autres personnes c’est de savoir en fait comment se comporter avec ces personnes-là et c’est une chose qui contribue à mon succès (je ne dirai pas par succès) parce que c’est un peu trop dire mais je peux dire que c’est ce qui me permets au fait d’avancer facilement dans divers entreprises que j’ai. Aujourd’hui j’ai développé en fait cela ce que j’appelle savoir manager une équipe, savoir être un leader, un bon leader pour une équipe et savoir motiver les gens ça veut dire sortir le meilleur d’eux de telle sorte que ces personnes-là n’ont envie de travailler avec aucune autre personne que toi particulièrement et c’est une chose que j’ai vraiment développé avec du temps et aujourd’hui c’est ce qui me permet en fait lorsque je lance un projet ou bien une idée tout de suite j’ai des personnes compétentes qui choisissent de travailler avec moi. Et parfois, j’ai eu à voire des personnes qui ont refusé des salaires dans d’autres entreprises pour travailler avec moi parce qu’elles disent que lorsqu’elles travaillent avec moi en fait elles arrivent à sortir le meilleur d’elles même parce que j’essaie en fait de les responsabiliser, de stimuler en fait leur intraprenariat c’est-à-dire que vous êtes dans une entreprise mais vous êtes entrepreneur, vous apportez quelque chose de plus et vraiment cela c’est quelque chose qui contribue à la réussite de  mes affaires, de mes projets etc. savoir comment gérer une équipe et puis sortir le meilleur de chacun, de chaque membre de cette équipe.

Corneille TOWENDO : Ce que moi je note déjà ici c’est « soyez la meilleure version de vous-même » tout simplement. C’est bien ça ?

Ibuka NDJOLI : Oui.

Corneille TOWENDO : Partage avec nos auditeurs Ibuka une ressource que tu utilises souvent ; ça peut être une application sur ton téléphone, ça peut être Dropbox, ça peut être Google Drive, partage avec nous cette ressource que tu utilises le plus.

Ibuka NDJOLI : Si je dois parler sur le plan d’applications, je pense que la plupart des entrepreneurs qui sont dans le monde des TIC utilisent les mêmes applications que moi que ce soit pour communiquer etc. et tout mais si je dois donner quelque chose qui serait très utile aux auditeurs c’est de les diriger vers des liens, des sites web qui m’apprennent vraiment énormément de choses et ce qui fait que souvent dans l’écosystème entrepreneurial  africain, sénégalais pour être plus précis, on a l’impression que je suis avant-gardiste, que j’amène les choses qui sont souvent nouvelles, c’est parce que je suis souvent sur des sites internet où se réunissent des entrepreneurs du monde entier, qui partagent leur savoir, leurs stratégies et techniques qui sont très intéressantes, qui permettent de Hacker la croissance, de faire plus en fournissant moins d’effort etc. et ce sont des sites comme techcrunch.com , lynda.com sur lesquels vous allez trouver énormément de ressources et tout et moi je suis vraiment un habitué de ces sites la bien que ce soit des sites en anglais, vraiment il y a énormément de chose à apprendre là-bas sur pratiquement tous les domaines en fait lorsqu’on est entrepreneur et je le recommande fortement aux entrepreneurs africains et francophones surtout.

Corneille TOWENDO : Ben super, je note déjà techcrunch.com et lynda.com qui sont des sites web que j’aime beaucoup et je vais les noter sur la page qui te sera dédiée pour que nos auditeurs puissent accéder aux liens plus facilement. Et un site que j’aime beaucoup c’est entrepreneur.com je ne sais pas si tu connais?

Ibuka NDJOLI : oui oui je connais très bien et j’y vais souvent et ceux que j’ai cite ce sont vraiment mes 3 sites favoris et il y a aussi quora.com

Corneille TOWENDO : Super ! Je mettrais ces différents liens sur la page qui te sera dédiée pour que nos auditeurs puissent accéder facilement à ces différentes pages. En terme de livre, quel livre recommanderiez-vous à nos auditeurs pour les pousser à l’entreprenariat ou à les pousser à l’action ? Quel livre, Ibuka ?

Ibuka NDJOLI : Alors quand vous dites quel livre, c’est au singulier ou au pluriel ?

Corneille TOWENDO : Donnes nous deux, trois livres !

Ibuka NDJOLI : Alors le premier « Think and grow rich » De Napoleon Hill  et aussi The SUCCESS selon Jack de Jack Canfield. Un livre magnifique dans lequel vous apprendrez énormément de choses dans tout ce qui est entreprenariat et enfin le troisième je dirais « l’élément de Ken Robinson », c’est un livre vraiment magnifique aussi qui stimule un peu la créativité de chaque être humain, on ne parle pas vraiment d’entreprenariat en tant que tel là-bas mais on parle du potentiel, c’est à dire comment être une meilleure personne, comment utiliser ces compétences et parfois des compétences que l’on ne réalisait pas pour améliorer et ces entreprises et ces relations avec d’autres personnes et puis ces activités diverses. Donc ce sont ces trois livres la, l’élément de Ken Robinson, Think and Grow Rich de Napoleon Hill, Le SUCCES selon jack de Jak Canfield.

Corneille TOWENDO : Ben déjà j’apprends beaucoup de choses et tu es en train de confirmer déjà que les livres que je lis sont des livres très intéressants parce que j’ai le livre Think and grow rich de Napoleon Hill, j’ai The success principles selon Jack Canfield ou le succès selon jack et un livre nouveau que je viens d’entendre c’est l’élément de Ken Robinson que je vais chercher et que je vais lire absolument parce que j’aime beaucoup les livres de développement personnel et j’encourage vraiment tous nos auditeurs à lire ces livres pour vraiment se développer personnellement.

Alors merci déjà pour tous ces livres Ibuka et pour terminer notre interview, nous savons tous que l’Afrique a beaucoup de problèmes et nous nous plaignons souvent que le gouvernement ne fait pas assez ou que tel organisme ne fait pas assez et je pense que nous pouvons commencer à construire un meilleur continent africain comme tu l’avais dit en apportant notre petite contribution en résolvant les petits problèmes qui sont à notre portée et nous pouvons commencer à créer ce changement que nous voulons voir en Afrique en prenant nous-même action et que nous prenons nos responsabilités. Alors sur cette lancée merci de nous rappeler Ibuka et rappeler à nos auditeurs quels sont ces problèmes que tu as identifiés en Afrique et comment est-ce que tu es entrain de contribuer à les résoudre.

Ibuka NDJOLI : J’aimerais savoir un peu par rapport à cette question, est ce que ce sont les problèmes qui sont liés aux entreprises que j’ai créé ou ce sont les problèmes de l’Afrique de manière générale

Corneille TOWENDO : Et ben déjà je pense, les problèmes que tes entreprises arrivent à résoudre grâce aux solutions qu’elles offrent.

Ibuka NDJOLI : D’accord donc déjà avec Da Promoter Agency, ce que j’avais réalisé quand jetais revenu en Afrique, au Sénégal c’est qu’il y avait pas mal de jeunes qui essayaient tant bien que mal de réaliser certaines choses, d’utiliser leurs talents pour pouvoir faire avancer les choses dans leurs communautés ou bien pour leurs pays plus large et malheureusement ces jeunes-là on ne braquait pas la lumière sur eux, le projecteur sur eux, on préférait tout le temps montrer une Afrique qui est désœuvrée, une Afrique qui sombre dans pas mal de mauvaises choses etc.… et moi j’étais contre cela, je me disais qu’on choisit de voir que ce que l’on veut voir en fait. Si vous voulez voir la pauvreté en Afrique et ben vous allez voir la pauvreté en Afrique et même si on veut voir la pauvreté aux Etats-Unis ou en Europe et ben on va la voir et si on veut voir les réussites en Afrique et ben on va voir les réussites et moi je disais que malheureusement les africains ne faisait pas ce travail-là de montrer aussi les bonnes parties de l’Afrique et malheureusement ce sont les medias étrangers qui venaient ici montrer l’Afrique, et qui montrait l’Afrique comme eux, ils la voyaient et non pas comme elle, elle était. Donc Da Promoter Agency venait un peu pour casser avec cela, c’est à dire montrer une Afrique entreprenante, des jeunes qui ne sont pas oasifs comme on le croit mais qui se débattent chaque jour pour essayer d’apporter des solutions à des problèmes divers etc. Donc voilà c’est ce que Da Promoter Agency venait montrer. Aussi pour revenir avec les Littérateurs, pour la petite présentation, les littérateurs accompagnent les jeunes auteurs (mais ce sont des auteurs) du processus d’écriture jusqu’à la publication de leurs œuvres. Moi je suis un passionné de lecture et je pense qu’un peuple doit produire du contenu qui parle de lui et il y a un proverbe africain qui le dit très bien qui dit que « Tant que les lions n’auront pas leur propre historiens, les histoires de chasse ne glorifieront que le chasseur. » Et tant que les africains ne commenceront pas à produire du contenu sur eux même, les africains ne parleront de l’Afrique eux même, ben les histoires qui parleront de l’Afrique, montreront toujours de l’Afrique sous l’angle de vue étranger, l’angle de vue occidental. Et pour cela il fallait en fait stimuler la création de contenu au niveau local, au niveau africain et je pense que le livre est un outil extraordinaire pour ce faire. Et tout à l’heure on parlait de livres sur l’entreprenariat et le développement personnel et je n’ai cité que des livres américains et c’est très dommage parce que je pense qu’en Afrique on a aussi cet expertise la qui nous permettrait en se basant sur nos réalités d’écrire des livres qui serviront aux africains, qui parleront du développement personnel en suivant les réalités africaines, qui parleront d’entrepreneuriat mais aussi selon les réalités aussi africaines toujours. Donc c’est pour ce faire que j’ai commencé avec ces histoires de livres, j’incitais les gens à écrire et j’allais les promouvoir sur Da Promoter Agency. Mais je me suis rendu compte que  notre édition en Afrique a un véritable problème, le livre subit une crise depuis certaines années dont on parle très peu parce qu’on dit que les noirs se désintéressent du livre etc. et tout mais c’est une crise qui faut essayer de résoudre, qu’il faut essayer de régler. Et moi je me disais que pour que les maisons d’édition puissent publier plus d’auteurs africains, il faudrait d’abord que ces auteurs puissent écrire des livres qui soient très bien d’abord, qui soient bien écrit, qui soient utiles, etc. Donc les littérateurs viennent accompagner ces auteurs là pour qu’ils puissent parfaire leurs œuvres et lorsque ces œuvres la seront présentées à des maisons d’édition que ces maisons d’édition déjà un, qu’elles n’aient pas trop de travail à faire sur ces œuvres la parce qu’il y aura plus besoin de les corriger, il n’y aura plus besoin de créer des couvertures parce que tout aura déjà été fait donc elles auront juste à les publier. Mais lorsqu’on on a lancé les littérateurs, on a trouvé que les gens étaient intéressés, les auteurs et tout, ça marchait très bien, mais ces jeunes n’étaient toujours pas à publier parce que les éditeurs africains ont un peu peur des nouvelles plumes. Lorsqu’on n’est pas encore connu, on se dit que si on investit de l’argent, parce que c’est aussi beaucoup d’argent pour sortir un livre, si on investit de l’argent dans un livre, il peut arriver que ce livre ne se vende pas etc… et tout. Et ces maisons d’édition avaient peur, c’est pour cette raison que j’ai eu a pensé à Kusoma Group avec l’éditeur numérique, parce que l’éditeur numérique en fait, il diminue cet investissement financier pour sortir un livre. Et aujourd’hui, les nouvelles technologies nous permettent de lire à travers divers appareils, on peut lire à partir de son ordinateur, de sa tablette, de son smartphone, ce qui est déjà très prisé dans d’autres pays occidentaux mais malheureusement pas ici, en Afrique et il faut aussi dire une chose c’est que le livre en Afrique, il coute cher et lorsqu’on fabrique un livre, certaines personnes qui ne sont pas dans le milieu peuvent se dire que oui, mais le livre il est couteux et tout mais on ne connait pas le coût du livre là à l’imprimerie, tout ça la promotion et tout donc c’est ce qui fait que les maisons d’édition, lorsqu’elles sortent les livres, c’est plutôt orienté vers l’occident vous voyez les prix, c’est souvent fait en euros ou bien c’est assez élevé pour que les occidents puissent les acheter. Malheureusement ce que ça créé c’est quoi, c’est qu’en Afrique, on arrive plus à consommer Africain sur le plan de la littérature c’est très difficile et donc Kusoma group, vient apporter une solution à cela en proposant une alternative aux livres papiers, qui est le livre numérique et ce qui permettrait aux africains de publier plus facilement et aux lecteurs africains d’accéder facilement à ces œuvres-là qui sont à des prix très raisonnables, et puis lire plus souvent. Donc des deux côtés en fait, on permet la création de contenu et on permet la consommation de ce contenu par les africains et par les gens du reste du monde. Donc Kusoma group vient un peu répondre à ce problème-là. Si vous remarquer bien c’est une chaîne que j’ai commencé avec Da Promoter Agency qui devait promouvoir les jeunes talents et on a trouvé que c’était difficile de promouvoir les écrivains parce que cela ne dépendait pas de nous mais des maisons d’édition donc pour faciliter cela nous avons créé les Littérateurs pour que les maisons d’édition aient moins de travail à faire mais le problème du coût de la fabrication du livre restait en fait un blocage. Et c’est pour cette raison que nous avons passé maintenant avec Kusoma Group qui vient lever ce blocage-là. Donc voilà ce sont les problèmes que j’avais constaté en Afrique, je ne dirais pas en Afrique de manière générale mais dans certains pays africains dans lesquels j’ai été. Et c’est à ces problèmes que je viens apporter une solution. Cependant je vais un peu élargir pour répondre à la question, sur le plan général, le problème que j’ai vu de l’africain c’est quoi ? C’est que quelque part l’africain il désespère de l’Afrique, c’est à dire qu’il ne pense pas qu’il est une force vive, une force qui peut permettre d’améliorer les choses mais il se dit qu’il faut qu’il aille vers d’autre d’ailleurs et justement c’est ce qui crée l’immigration clandestine, qu’il faut qu’il aille consulter d’autres personnes, qu’il aille chercher de l’argent ailleurs. Ce qui fait que nos présidents vont mendier au niveau international, nous avons chez nous les richesses et les compétences qui devraient nous permettre de créer de la richesse chez nous même et on ne stimule pas cela et si vous tournez aujourd’hui, vous allez voir, que les africains, ceux sont les premiers à ne pas croire aux africains et en l’Afrique et lorsque vous partez ailleurs vous voyez que d’autres personnes disent que l’Afrique c’est le futur, c’est là où tout va se trouver. Mais si aujourd’hui les africains eux même commencent à désespérer de l’Afrique, mais où va-t-on ? On va se retrouver avec un échange c’est à dire ce sont les africains qui vont aller peupler l’Europe et l’Amérique et les occidentaux vont venir en Afrique. Et on va voir que l’Afrique est en train de se développer pendant que l’Europe va sombrer vers le sous-développement. Donc moi je me dis qu’il faudrait qu’on arrive à conscientiser ces personnes-là, leur faire comprendre qu’elles ont en elles le potentiel, c’est à dire tout ce qui faut pour changer les choses positivement et c’est aussi une chose que j’essaye de faire à travers les conférences que je donne sur l’entreprenariat, le leadership, le développement personnel, le personnel branding donc c’est pour essayer de changer les mentalités de ces personnes-là mais positivement, leur faire croire en elles et comme je l’ai dit tantôt je suis l’Afrique  et que ces personnes-là puissent aussi se dire On est l’Afrique si elles pensent qu’elles sont l’Afrique elles vont essayer de se développer en développant l’Afrique.

Corneille TOWENDO : Ben je suis déjà très ravi de t’avoir posé cette question, tu n’imagines pas tout ce que j’ai pu noter déjà la chaine de promoteur, de littérateurs, Kusoma group, toutes ces solutions que tu as apportées aux problèmes que tu as trouvé dans les pays dans lesquels tu évoluais. Déjà je te félicite pour tout cela et aussi j’ai beaucoup adore tes réponses je crois aussi que nos auditeurs ont adoré les réponses que tu as données donc je tenais à te le dire, tu m’inspires beaucoup, Ibuka.

Ibuka NDJOLI : Merci

Corneille TOWENDO : Et très très bonne continuation et comment est-ce que nos auditeurs peuvent enfin te contacter ou contacter tes différentes compagnies ?

Ibuka NDJOLI : Euh déjà c’est très simple, on peut contacter directement via mon site personnel : www.marcusdawriter.com , il y a l’adresse mail qui s’y trouve et je réponds à tous les mails que je reçois et pour Da Promoter Agency, nous avons mis en standby en ce moment le web site, nous sommes en train de travailler la dessus il va revenir bientôt et il sera toujours le même, www.dapromoter.com et les littérateurs c’est www.leslitterateurs.co et enfin Kusoma Group c’est www.kusomagroup.com et si vous voulez aussi m’écrire à partir de Kusoma group c’est ibuka@kusomagroup.com et je réponds aussi à tous les mails que je reçois.

Corneille TOWENDO : Super tous ces détails seront disponibles sur la page de Ibuka pour tous ceux qui auront des difficultés à noter et vous pourrez aller sur la page de Ibuka pour copier les différents liens et contacter ces différentes compagnies, voir ce qu’il fait, aller acheter les livres, contacter ces différentes compagnies pour vous accompagner dans l’écriture de vos livres et de vos ouvrages pour pouvoir fournir du contenu de qualité africain. Eh ben merci Ibuka d’avoir partagé avec nous toutes ces expériences et à très bientôt et portez-vous bien

Ibuka NDJOLI : Merci à toi Corneille ce fut un plaisir et j’espère bien qu’Entrepreneur en action va être la plateforme de référence que tous les entrepreneurs puissent avoir du contenu valorisant, qui vient d’entrepreneurs réels qui leur permettra aussi d’améliorer leur rendu en tant qu’entrepreneur ou aspirants entrepreneurs. Et bonne continuation à toi également.

Corneille TOWENDO : Merci Ibuka NDJOLI et à très bientôt

L’épisode 7 d’Entrepreneur En Action est à présent terminé j’espère que vous avez appréciez autant que moi la sagesse de ce jeune Monsieur Ibuka Njoli. Si vous avez appris quelque chose, si vous avez été inspiré, partagez l’épisode avec vos proches, avec vos amis, plusieurs boutons de partage son disponibles avant et après chaque épisode sur notre site EntrepreneurEnAction.com

Et si vous souhaitez avoir un Blog comme le nôtre ou vous souhaitez savoir comment faire pour en créer un, comment faire pour en héberger un, comment utiliser les réseaux sociaux pour véhiculer votre message contactez-nous à corneille@entrepreneurenaction.com

Portez-vous bien et chers Entrepreneurs et Aspirants Entrepreneurs Mettez-vous à l’action.

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By | 2017-04-04T13:46:30+00:00 août 20th, 2015|100-Audio-Podcast, Podcasts-EEAction|