005 – Manolli Ekra de TALOWA sur EntrepreneurEnAction.com

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Bonjour chers amis entrepreneurs et aspirants entrepreneurs et bienvenue sur entrepreneurenaction.com, où je discute avec les entrepreneurs africains qui évoluent et s’en sortent en Afrique. Vous pouvez accéder à notre site web en tapant entrepreneurenaction.com ou eeaction.com alors préparez vous à l’action. C’est avec plaisir que je me présente Corneille TOWENDO  fondateur et hôte de Entrepreneur En Action et je suis très heureux d’introduire notre invité d’aujourd’hui Manoli EKRA .

Corneille TOWENDO : Manoli EKRA êtes-vous prête à motiver nos lecteurs à l’action ?

Manoli EKRA : Oui tout à fait , Bonjour Corneille merci beaucoup de nous donner l’opportunité de pouvoir vous parlez de ce que l’on fait et de pouvoir nous adresser à d’autres entrepreneurs ou aux entrepreneurs en devenir.

Corneille TOWENDO : Jeune ivoirienne de 32 ans Manolli Ekra est une conseillère en développement territorial, Mais aussi plus récemment une entrepreneure passionnée.

Elle a récemment créé Talowa, une Marque de produits capillaires et corporels 100% naturels, la marque a été créée en 2014 en partenariat avec Sarah Ferdjani du Niger.

Les 2 co fondatrices de Talowa se sont rencontrés au Niger et ont décidé de créer leur propre marque de produits de beauté naturel fait à partir de matières premières locales et adaptés aux besoins des consommateurs africain avec des produits qui soient adaptés à leurs peaux, cheveux, visage et s’inspirant de recettes ancestrale et du savoir-faire local.

Elles se considèrent comme une entreprise sociale parce qu’elles veulent offrir des produits de bonne qualité à bon prix, respectueux de l’environnement et mettant en avant les ressources naturelles du continent Africain.

Elles sont basées à Niamey et à Abidjan et ont développé des partenariats au Togo, au Burkina Faso et ont des visons pour les autres pays de l’Afrique de l’ouest et à l’international.

Alors Manoli prenez une minute et complétez l’introduction que j’ai donné de vous et donnez-nous un petit aperçu de votre vie personnelle.

Manoli EKRA : Ok, en une minute, comme tu l’as dit je suis à la fois conseillère en aménagement urbain, développement territorial spécialisé dans les pays en développement. Plus récemment on a lancé TALOWA qui est un autre projet dans lequel on essaye d’intégrer cette autre façon, cette autre vision, que l’on a pris dans d’autres projet comme le développement durable et l’appliquer ici en entreprise. Donc Manoli c’est quelqu’un qui a beaucoup voyagé et qui l’a toujours fait en ayant en tête le retour sur le continent pour pouvoir apporter ma pierre à l’édifice.

Corneille TOWENDO : J’espère que les jeunes aspirants entrepreneurs et même Entrepreneurs Africains qui nous écoutent depuis l’occident vont prendre exemple sur vous.

Manoli EKRA : Je pense que c’est une tendance, on a l’impression que c’est une nouvelle tendance mais ce n’est pas tout à fait vrai. Quand on parle un peu avec nos ainés ont se rend compte que eux aussi avaient cette  idée de partir (certains d’entre eux) et avec comme vision de revenir pour développer le continent. Mais il y a eu une génération où j’ai l’impression qu’on a préféré partir et rester (s’établir). Mais de plus en plus quand on discute avec les gens de la diaspora beaucoup vraiment ont ce désir de pouvoir  revenir et faire quelque chose d’autant plus que on se rend compte que de plus en plus l’avenir va se jouer sur le continent Africain, c’est la que se trouve beaucoup de challenge, des choses encore qui restent à développer, une marge de manœuvre. Donc ce serait triste que ça se fasse avec nous à l’extérieur.

Corneille TOWENDO : Exactement c’est inévitable, l’Afrique c’est l’endroit où tout se passe.

Manoli EKRA : C’est comme ça que je le vois, c’est la boucle, comme l’expression le dit c’est « On boucle la boucle ». On a commencé là, tout est parti de l’Afrique, l’histoire de l’Egypte, les inventions, les nouveautés scientifiques, les trouvailles etc… Il y a eu cette expansion un peu partout dans le monde et on en revient à l’Afrique au final. Donc oui on boucle la boucle.

Corneille TOWENDO : En tout cas ça va faire mal. Manoli idéalement  comment passez-vous vos matinées ?

Manoli EKRA : Comme de millions de personnes tout commence avec le téléphone et se termine avec le téléphone, puisque toute notre vie finalement repose dans ce petit outil, donc mes journées commencent en regardant un tout petit peu mes messages, les mails des consommateurs, les demandes des fournisseurs etc. En regardant aussi l’agenda, et je commence à organiser mentalement ma journée, après le téléphone, je passe à l’ordinateur qui n’est jamais très loin, et voilà ma journée commence comme ça. Je sais que ce n’est pas très sain (Healthy) comme rythme de vie, pas beaucoup de sport etc. etc. mais je pense que c’est le départ, c’est le début on va essayer de rééquilibrer un peu tout ça, dans les mois qui viennent.

Corneille TOWENDO : On va essayer de réajuster tout ça. Je vois que tu es une ‘Entrepreneur’ très technologie.

Manoli EKRA : On n’a pas le choix, c’est  2015, on n’a pas le choix et même pour aller chercher, où se  faire connaitre, c’est d’ailleurs une des choses  qui m’avait frappée, on peut être à l’étranger et essayer d’organiser par exemple un séjour dans un autre pays à l’étranger, on peut le faire en étant chez soi parce qu’on retrouve tout sur internet mais quand il s’agit de l’Afrique c’est beaucoup plus compliqué parce qu’on manque encore de cette visibilité la des entreprises, des hôtels, etc. pour pouvoir organiser un séjour comme ça. Ce qui fait que TALOWA pour se faire connaître on a utilisé, le bouche à oreille, le bon vieux  bouche à oreille qui fonctionne, mais on a commencé par Facebook, donc c’est comme cela TALOWA a pu se faire connaitre au-delà du petit cercle et très rapidement au-delà des frontières même et au-delà de l’Afrique de l’Ouest où on avait notre premier cible de clientèle.

Corneille TOWENDO : Donc je note que vous avez utilisé les technologies de l’information et de la communication pour vous faire connaitre, pour la communication de TALOWA. Ben c’est super, j’espère que les jeunes aspirants entrepreneurs et entrepreneurs sont entrain de prendre notes pour leurs projets personnels. Quelle serait votre plus grande force en tant qu’entrepreneur?

Manoli EKRA : Ma passion, parce que je ne suis pas comme on a pu le voir lors de ma présentation, je suis tombée au fait dans l’entreprenariat, ce n’est pas vraiment  moi qui suis allée vers, je n’ai pas fait d’étude pour ça, ce n’est pas vraiment mon cursus ça m’est tombée quelque part dessus par passion, parce que le conseil à la clientèle, mais surtout le conseil, j’avais tendance à conseiller mon entourage pour tout ce qui concernait les cheveux, ce genre de chose là, et parce que je suis très engagée, et  je crois que pour pouvoir accomplir, se lever chaque matin pour pouvoir accomplir quelque chose de bien, pour pouvoir construire notre Afrique de demain, on a besoin de personnes décomplexées, de personnes bien dans leur tête et dans leur peau. TALOWA est parti de là, c’est parce qu’on a cette passion pour un projet qui est plus gros que juste de la vente de produits que voilà, j’ai commencé à me lancer, et de devenir entrepreneur au fait. Donc ma plus grande force c’est d’avoir fait d’un travail ma passion ou d’avoir fait de ma passion un travail, et ensuite de pouvoir avoir la détermination. Vous savez quand on travail sur le territoire, de plus en plus on demande d’avoir la vision, de pouvoir intégrer plusieurs secteurs à la fois dans son projet et donc c’est cette façon de travailler que j’ai intégrée dans l’entreprise TALOWA, avoir une vision globale avec plusieurs dimensions du projet. C’est pour ça que quand on présente TALOWA  on parle  beaucoup de beauté mais de beauté engagée et également d’un projet, mais d’un projet  social aussi, parce que on veut pouvoir utiliser 100% de nos matières donc localement, ce qui permet de faire du développement local et ensuite également de pouvoir revendre les produits à un coût abordable pour tout  le monde monsieur et madame tout le monde. Et inciter les personnes par le marché local à consommer autrement, donc c’est plusieurs dimensions et c’est ça qui fait notre force.

Corneille TOWENDO : Très bien noté ! Quelle serait votre plus grande faiblesse en tant qu’entrepreneur?

Manoli EKRA : Je pense qu’au début on a un peu ce complexe la quand on a un parcours comme le mien de ne pas avoir fait d’études en tant que tel, vous savez les grandes écoles de commerce, ce que les gens font pour pouvoir devenir entrepreneur de façon plus académique. Mais au final des personnes qui sont dans le domaine depuis longtemps m’ont fait savoir que quelque part c’est une force aussi parce que ça évite de se poser trop de questions avant de se lancer dans le projet. C’est ce qu’on a fait et on règle les problèmes au fur et à mesure, parce qu’il y aura toujours des problèmes, donc finalement peut être que le mot faiblesse est un trop grand mot, c’est une difficulté qui a été surmonté comme bien d’autre au quotidien.

Corneille TOWENDO : J’ai lu un article tout récemment qui disait que prendre son temps pour faire un business plan pour un business que vous vous apprêtez à lancer c’est négatif pour le business et c’est une perte de temps. Qu’est-ce que vous en pensez ?

Manoli EKRA : Je pense que TALOWA vient bien illustrer ça, parce que le business plan c’est fait au fur et à mesure. Tout est parti du déclic, de l’idée, dès que avec Sarah ma partenaire et moi on a décidé, on a identifié le besoin et on s’est dit que peut être qu’il faut qu’on fasse quelque chose, qu’on commercialise des produits. Ce qu’on a fait c’était très basique, on a pris un cahier, un stylo, on a commencé à noter les idées, les étapes, ce qu’on voulait, à identifier les besoins en terme de produits pour le corps, le visage, intégrer à la fois elle son background et son côté plus sahélien, et les recettes Touareg etc… Et toute cette culture-là qu’elles avaient de l’entretien du corps que nous on n’a pas forcément du côté Côtier donc  en Côte d’Ivoire. En  Côte d’Ivoire où on retrouve par exemple comme dans d’autres pays situés de ce côté la de l’Afrique de l’Ouest où on retrouve des matières premières comme le coco, les huiles etc. donc vraiment cette complémentarité-là, on a mis tous ca sur papier et on s’est lancée avant même que le business plan en tant que tel comme tel que enseigner ailleurs, nous retrouve en fait et on continue toujours de l’écrire ce fameux Business Plan même un an et demi après.

Corneille TOWENDO : Très bien ! J’espère que tous nos entrepreneurs et aspirants entrepreneurs sont entrain de noter, des points très intéressants. Quelle est cette habitude que vous aimeriez avoir et que vous n’avez toujours pas maitrisé, Manoli?

Manoli EKRA : C’est au niveau des données. ‘Rire’. Parce que c’est bien beau d’avoir la passion, mais ça demande beaucoup de rigueur, au niveau de la rigueur de l’entrée des données, pour les  factures, pour avoir une idée encore plus précise de la clientèle, on sait quelle est notre clientèle, on l’a connait visuellement, on parle avec elle, on échange avec elle, mais pouvoir avoir des données clair qui nous permettent de savoir l’évolution mois par mois, de ce qui fonctionne, ce qui fonctionne moins bien, avoir l’habitude de rentrer de conserver, et d’avoir beaucoup plus de rigueur à ce niveau-là, pour pouvoir mieux avancer .

Corneille TOWENDO : Et quel serait la solution à ce problème?

Manoli EKRA : Notamment embaucher des personnes dont c’est vraiment le travail de pouvoir nous conseiller de ce côté la. On reçoit des conseils de notre entourage de ce côté la mais je pense que ce serait bien pour les jeunes entreprises, les jeunes entrepreneurs comme nous ou les pépinières la d’avoir une sorte de soutien de ce côté-là, pas forcément financier, ce serait bien si on avait le support financier, mais avoir des structures sur place qui puisse nous donner, pas juste à nous, mais aux jeunes entrepreneurs, ce genre de conseils sur quoi faire, quels sont les données principales à avoir, comment recueillir ces données, quoi en faire, à quel comment les utiliser etc… parce que on avance beaucoup par bon sens et conseils mais on reste encore une petite entreprise donc on fait plusieurs choses à la fois. On n’est pas jeunes entrepreneurs dans un bureau, assis toute la journée, on est obligé d’avoir plusieurs casquettes en fait chacune, on est à la fois même, même si ce n’est pas notre boulot, en charge des réseaux sociaux, faire le service à la clientèle, on va essayer de travailler les données, on va essayer aussi de penser aux recettes, on est obligé de faire plusieurs choses à la fois. Si ça marche pour un certain temps, il arrive un moment où on est obligé dépendamment des budgets de prendre des professionnels dans certains secteurs comme par exemple pour le recueil des données.

Corneille TOWENDO : Je me rappel d’un système que j’avais vu et qui marche très bien aux Etats Unis mais que je n’ai pas encore vu ici, où vous pouvez embaucher une compagnie qui va s’occuper de tout ce qui est factures, taxes etc. le coût par mois est d’environ 100 dollars.

Manoli EKRA : Il y en a beaucoup d’entreprises qui commencent à offrir ce genre de services en Côte d’Ivoire, je ne sais pas si ça existe dans les autres pays de la sous-région mais il y a de plus en plus d’entreprises qui font ça, mais pas à ce coût la de 100$/mois, ça coute plus chère ici.

Corneille TOWENDO : Racontez-nous l’histoire de ce que vous considérez comme votre pire moment en tant qu’entrepreneur, Manoli.

Manoli EKRA : Je pense qu’en tant que jeune entrepreneur ce n’est pas de pire moment mais on parle de mini crises à des crises un peu plus importantes, qui une fois réglées sont oubliées. Mais peut être la plus grande peur a été pendant la période de Noël, c’était notre premier noël avec un certains nombres de commandes, un certain nombre d’expositions, donc on avait beaucoup d’échanges, on avait deux ateliers, entre Niamey et Abidjan, et on a eu des situations où les produits et les paquets qu’on attendait soient bloqués ou aient disparus de la carte, on ne savait plus exactement à quel niveau ils étaient, à qui s’adresser pour pouvoir les récupérer  en raison des nombreux barrages à cette période de fête. Donc ça a été assez stressant, et finalement ont a peu trouver un système D pour répondre aux demandes à temps. Et je pense que pcendant, qu’on exposait les produits arrivaient et comme je le disais les crises passent et on oublie les détails de certaines choses, mais ça nous permet de pouvoir ensuite prendre des mesures comme par exemple le prochain Noël avoir à gérer ca autrement.

Corneille TOWENDO : Super ! Racontez-nous à quel moment et comment vous est venu cette étincelle, cette idée de génie sur laquelle vous avez bâti TALOWA.

Manoli EKRA : Visiblement ma partenaire et moi avons des souvenirs différents du moment exact où on a décidé de créer cette entreprise là, mais je pense encore une fois que c’est parti de la passion que nous avons l’une et l’autre pour l’entretien de nos cheveux et ce genre de trucs. Et puis on a testé de petites de choses sur nous même et on a reçu à l’époque  beaucoup de compliments de la part de notre coiffeuse qui voyait l’évolution et des personnes autour de nous. Et au cours de discussions avec Sarah on s’est dit aujourd’hui la tendance est aux produits naturels et on accepte donc d’acheter à un coût plus élevé des produits importés de l’occident, mais qui contiennent des matières qui elle-même sont importés du Burkina Faso, donc de chez nous en plus d’avoir d’autres produits qui ne sont pas toujours naturels et nous payons ces produits finis à un certain prix beaucoup plus cher. Donc l’idée était de d’offrir un produit contenant non pas 10% de produits naturel mais plutôt 100% de produits naturels et de produits provenant de nos plantations, de nos champs,  et a un cout qui permettent aux paysans de pouvoir s’en sortir, ou à la coopérative de pouvoir s’en sortir et nous de pouvoir revendre ses produits la à un prix abordable non pas donc pour certaines populations plus riches mais à monsieur et madame tout le monde. La preuve c’est que lorsque nous faisons nos ateliers nous voyons la nounou vient et achète son produit de même que la patronne qui vient et achète son produit et c’est ça l’idée de départ de TALOWA.

Corneille TOWENDO : J’espère que surtout les femmes aspirant à devenir entrepreneur et les femmes qui sont déjà entrepreneur sont vraiment entrain de prendre notes, parque je note beaucoup de choses très importantes, déjà avoir un souci de l’Afrique, avoir un souci de créer de l’emploi, de créer des revenus, parce que votre activité permet de créer des revenus pour plusieurs famille et je vous félicite pour cela. Quel est ce conseil que vous pouvez donner aux femmes aspirant à devenir entrepreneurs et aux femmes déjà entrepreneur et à notre audience en général?

Manoli EKRA : Qu’elles trouvent un projet qu’elles pourront porter longtemps parce qu’il ne sert à rien de se lancer dans un projet qu’on va abandonner dans quelques mois. Donc pour ça il faut qu’elles soient passionnées, qu’elles trouvent vraiment une niche aussi, parce qu’il ne sert à rien de lancer un projet qui a déjà été fait par son voisin de refaire la même chose et ça c’est quelque chose qu’on voit assez souvent chez nous on peut voir dans une même rue  plusieurs pharmacie qui se côtoient, qui vendent la même chose, plusieurs vendeuses qui ont le même le menu. Il y a tellement de besoins que je trouve qu’il y a de la place pour tout le monde, il faut juste pouvoir identifier la passion et le produit qu’on va pouvoir commercialisé qui apporte quelque chose à la société et qui soit un plus et qu’on ait cette passion la qui permet de porter le projet, ensuite travailler avec méthode et beaucoup de patience. Parce que pour pouvoir s’inscrire dans le moyen et long terme il faut pouvoir faire les choses, pas lentement parce qu’il faut le faire avec beaucoup de dynamisme mais ne pas aller plus vite que la musique non plus. Une chose très importante et c’est là aussi où TALOWA à son petit niveau fait la différence c’est le service à la clientèle et chez nous en Afrique on pêche énormément au niveau du service à la clientèle, c’est pouvoir être aux service du client, pouvoir parler aux clients, le client apprécie quand on lui répond rapidement et qu’on lui donne les réponses qu’il demande, le rassuré, et une fois qu’on lui vend le produit qu’il puisse s’assurer qu’il peut nous retrouver à tout moment pour continuer le processus, poser des questions et apprendre aussi et avoir une équipe professionnel. Ça veut dire que nous même on décide de prendre de notre temps pour pouvoir former les gens.

Corneille TOWENDO : En tout cas moi j’ai noté beaucoup de choses intéressantes, la passion, l’innovation, le service client et la rigueur. Alors partagez l’une de vos habitudes personnelles qui contribuent à votre succès.

Manoli EKRA : Je pense que le truc c’est que je pense beaucoup comme une consommatrice en fait, systématiquement, quel que soit la façon d’aborder le projet je pense avant tout comme une consommatrice. En tant que consommatrice pourquoi est-ce que j’apprécierais ce produits la, en tant que consommatrice est ce que j’apprécierai ce service la, en tant que consommatrice… Et du coup ça fait que cette habitude de me mettre à la place du consommateur fait que le service que l’on rend est plus à taille humaine je dirais, est très réactif et je pense que c’est une habitude aussi de vouloir innover qui se ressent dans la façon dont on travaille au sein de TALOWA, beaucoup de flexibilité.

Corneille TOWENDO : Partagez avec nos auditeurs une ressource que vous utilisez souvent (ca peut être une application sur votre téléphone, votre email, drop box, Google drive etc.).

Manoli EKRA : Ma journée c’est beaucoup de gymnastique des doigts, on est tout le temps entrain de jongler entre les mails à envoyer, les réponses à envoyer dans notre boite (adresse officielle) ensuite sur Facebook, donc via nos adresses personnelles mais aussi sur la page TALOWA, on va bientôt avoir notre blog et on a lancé le mois dernier, TALOWA sur Instagram et Twitter, donc c’est de toute ses applications la dont on joue , ce n’est pas facile mais c’est gratifiant, parce qu’on les utilise de façon différentes. Facebook pour l’instant nous permet de pouvoir chaque semaine donner des conseils, être en contact avec comme par exemple des rubriques comme la TALOWA Girls of the week, avant c’était la TALOWA de la semaine maintenant c’est du mois ou notre TALOWA Boy du mois. Sur Instagram ça va être un peu plus des derrières de scènes, des photos qu’on ne verrait pas forcément sur notre page Facebook, ou encore le contact direct avec nos clientes, parce qu’elles viennent de finir leur masque de la journée, vont publier des photos d’elles avant et après, donc plusieurs applications qui sont utilisés avec des aspects différents, des buts différents. Mais le but final c’est de toujours rester en contact avec la clientèle.

Corneille TOWENDO : En tout cas je ferais tout pour être votre prochain TALOWA boy.

Manoli est-ce que vous lisez ?

Manoli EKRA : J’avoue que je n’ai pas beaucoup de temps, j’ai repris avec la lecture il y a quelques jours et ça m’a fait un bien fou mais oui on est obligé de se documenter parce que je suis quelqu’un qui aime apprendre et qui est obligé de lire.

Corneille TOWENDO : Si vous aviez un livre à conseiller à notre audience. Quel serais ce livre ?

Manoli EKRA : Ohhhhhh très bonne question ! J’en ai plusieurs actuellement mais j’en ai un en particulier, si je ne devais garder qu’un seul livre dans ma bibliothèque je pense que  ce serait celui de Nuria Chinchilla, une espagnole, le titre c’est « Maitres de notre destin » c’est l’idée en fait de pouvoir avoir cet équilibre que je n’ai pas encore, entre sa vie personnelle, donc réussir à s’épanouir dans sa vie personnelle,  familiale et professionnelle. Pour ça, je pense que c’est un message qui parle à plusieurs, qu’on soit femme ou homme mais particulièrement à la femme, parce qu’il y a beaucoup de pression sur la femme qui est censée être bonne partout, dans son foyer, beaucoup de responsabilité quand elle sort de chez elle quelque soit sa profession, et donc c’est réussir à garder cet équilibre entre tout ça et réussir à s’épanouir dans tous ces différents aspects de la vie.

Corneille TOWENDO : Je dis à nos auditeurs, entrepreneurs et aspirants entrepreneurs que toutes les ressources dont Manoli a parlés seront disponibles sur la page qui lui serait réservée à TALOWA sur notre blog, donc vous pourrez accéder facilement à la page Facebook et vous aurez le titre exact du livre dont elle a parlée aussi…

Pour terminer, Manoli, nous savons tous que l’Afrique a beaucoup de problèmes, et nous nous plaignons souvent que le gouvernement ne fait pas assez et que tel organisme ne fait pas assez et je pense que nous pouvons commencer à construire un meilleur continent Africain comme vous l’aviez dit  en apportant notre petite contribution, en résolvant les petits problèmes qui sont à notre portée, nous pouvons commencer à créer ce changement que nous voulons voir en Afrique en prenant nous-mêmes action, alors sur cette lancée rappelez à nos lecteurs quel problème avez-vous identifié en Afrique et comment est-ce que votre compagnie TALOWA contribue à diminuer ou éradiquer ce problème ?

Manoli EKRA : Nous partons du principe que généralement quand on parle du continent Africain on se dit que oui c’est un continent avec plein de problèmes, les problèmes c’est à l’échelle mondiale ce n’est pas juste l’Afrique. Mais on voit que l’un des principaux problèmes c’est le manque de réponse aux besoins essentiels, il y a tellement de besoins, si on ne s’attarde pas uniquement à la moitié du verre à moitié plein, et on regarde le bon coté de la chose c’est que chaque besoin d’un côté est un message pour chaque personne qui veut pouvoir entreprendre et combler ce besoin la en proposant un certain service qui puisse répondre aux besoins de chacun. Donc chaque besoin non comblé est un potentiel projet à mettre sur pied pour pouvoir offrir ce service la. TALOWA a identifié différents problèmes, donc à notre échelle, c’était le fait qu’on voulait pouvoir lutter contre ce complexe de « chez les autres c’est toujours mieux » donc on préfère importer des produits d’ailleurs pour se sentir bien, même si je ne suis pas blonde, je vais utiliser des produits de telles ou telles marques étrangères, alors même que comme je le faisais remarquer on a la matière chez nous, on a la main d’œuvre, tout ce monde rural qui vit difficilement et qui apprécierait pouvoir avoir des revenus fixes et réguliers donc du coup on a décidé de travailler pratiquement, totalement à partir de la matière donc locale, en nous appuyant sur des coopératives, qui elles même fixent les prix auxquelles elles nous vendent leurs matières premières. Ensuite on a identifié la barrière linguistique, entre l’Afrique francophone et anglophone, on n’a pas voulu se limiter juste au marché francophone parce que c’est une difficulté aussi de l’entreprenariat dans nos différentes régions puisqu’on se limite souvent pays frontaliers alors même que l’Afrique est grande, on se limite a un marché restreint, alors qu’on pourrait passer outre la barrière de la langue et aller à la conquête de marchés un plus éloignés, au sein de l’Afrique ce qui permettrait aux Africains de se parler entre eux et non pas de devoir passer par un canal étranger pour savoir ce qui se passe ailleurs sur le continent. A notre petite échelle TALOWA, on vous invite à visiter notre page, depuis le début on écrit systématiquement en Français et en Anglais pour pouvoir créer ce lien-là, en plus de vendre des produits on fait aussi des ateliers pour pouvoir aider les femmes à mieux se connaitre, à mieux connaitre leur cheveux, à mieux en prendre soin, à avoir une routine, parce qu’une femme bien informé c’est une mère qui pourra bien inculqué ces bons gestes là à sa fille, donc ça contribuera à éduquer nos enfants et à les rendre moins complexés par l’extérieur. Décomplexés on peut tous ensemble accomplir de grandes choses.

Corneille TOWENDO : Je note une réponse très sage, très intelligente, et pleine d’inspiration et de motivation. Comment est ce que nos lecteurs peuvent enfin vous contacter, ou contacter votre entreprise TALOWA ?

Manoli EKRA : La réponse la plus évidente comme j’ai beaucoup parlé de notre page Facebook, c’est a qu’on a commencé, et on y est encore, plusieurs fois dans la journée, on est tout le temps entrain de checker donc la page TALOWA, donc la page Facebook c’est www.facebook.com/pages/talowa, ils ont aussi la possibilité de nous envoyés des mail via notre adresse email talowa225227@gmail.com pour certains conseils personnalisés gratuits sur Skype talowa225 talowa227 , 225 pour la Côte d’Ivoire et 227 pour le Niger pour pouvoir garder se lien entre deux pays entre deux africaines.

Corneille TOWENDO :

Est-ce que vous avez un lien pour le site ou il est en cours de développement ?

Manoli EKRA : Il est toujours en cours de développement on a pris un petit retard sur ce chapitre la on aurait le blog dans un premier temps, encore une fois, tout est pensé au fait, on ne veut pas aller plus loin que la  musique donc après la page Facebook, on passera à l’étape du blog, et le site arrivera en temps voulu un peu plus tard .

Corneille TOWENDO : Super, Merci Manoli EKRA de TALOWA d’avoir partagé avec nous vos expériences et votre sagesse malgré votre tout jeune âge et à très bientôt.

Manoli EKRA : Je vous remercie beaucoup vous et vos lecteurs pour l’opportunité parce que encore une fois un des gros problèmes de l’Afrique c’est ce manque de modèle quand on regarde nos télévisions ce qu’on voit c’est beaucoup d’amusement, de danse etc… on raconte peu l’histoire ou le parcours d’entrepreneurs, de jeunes entrepreneurs donc c’est très important pour nous et pour les jeunes de pouvoir avoir ces modèles là et de savoir ce que font les voisins aussi et de permettre aux  Africains de se parler.

Corneille TOWENDO : Merci à toi, a très bientôt et porte toi très bien. Ciao

Manoli EKRA : Merci beaucoup, a très bientôt. Ciao.

Corneille Towendo : L’interview numéro 5 est à présent terminée, merci à vous d’avoir investi un peu de votre précieux temps pour vous booster vous-même en termes d’idées, de motivation et d’inspiration. Nous aurons le plaisir de recevoir la co-fondatrice de Talowa Sarah Ferdjani, pour l’épisode numéro 6. Un superbe entretien que nous avons eu au Radisson Blue Hotel en face de la plage avec une superbe musique en arrière-plan et en sirotant des jus naturels. Restez connecté pour profiter de l’expérience et des conseils de Sarah très prochainement.

A Entrepreneur En Action nous sommes aussi des AS du référencement et de la conception de sites web et de Blogs et nous donnons aussi des formations et des séances de coaching. Envoyez-nous un email si vous êtes intéressés par l’un de nos services.

Portez-vous bien et que Dieu vous bénisse.

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By | 2017-04-04T13:47:00+00:00 août 13th, 2015|100-Audio-Podcast, Podcasts-EEAction|