048 – Roland Houngbadji fondateur de SWIITCH sur EEAction

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Aujourd’hui, Entrepreneur En Action est à Cotonou au BENIN. Et nous avons le plaisir d’interviewer Roland Houngbadji.

Mon cher ami Roland Houngbadji, es-tu prêt à motiver et à pousser nos amis Entrepreneurs et aspirants Entrepreneurs à l’action ? 

Roland Houngbadji : Je pense que je suis plus que prêt et je donnerais le maximum de moi.

 

Graphique designer, autodidacte, Roland Houngbadji se considère comme un étudiant de la plus grande université du monde, INTERNET. Il a créé depuis 2015, SWIITCH qui est une agence de communication purement axée start-ups où il accompagne les entreprises dans le domaine de la technologie, à concevoir et à développer des produits et des services à succès. Roland est également très actif dans la communauté numérique au Bénin où il est initiateur de plusieurs projets et évènements.

Mon cher ami Roland Houngbadji, merci de prendre une minute et de compléter ton introduction et parles nous un peu plus de qui est Roland Houngbadji.

Roland Houngbadji : Je pense que l’introduction résume très bien qui je suis. Pour compléter je dirais tout simplement que Roland Houngbadji, c’est quelqu’un qui est un peu curieux sinon beaucoup curieux, j’adore tout ce qui tourne autour de la conception de produits, je suis vraiment curieux par rapport aux utilisateurs. J’ai cette envie incessante de comprendre les besoins des gens, j’ai beaucoup d’empathie pour observer les gens autour de moi, pour comprendre un peu leurs difficultés, leurs problèmes et c’est cela même qui me permets à chaque fois de trouver la façon de leur donner des solutions, de leur apporter des solutions, que ce soit dans la conception d’un produit ou dans le design d’une affiche ou d’un logo, il faut toujours être en perpétuelle empathie et je pense quand même que voilà l’empathie et l’observation sont des mots qui me résument très bien.

J’aime beaucoup ce développement-là, on connait un peu plus qui est Roland.

Parle-nous à présent de ta compagnie Swiitch. 

Roland Houngbadji: Je parlais tout à l’heure d’observation et d’empathie, c’est cela même qui a poussé à créer Swiitch. Le problème qui se pose très souvent c’est que la plupart des Start up dans la technologie ici en Afrique ou dans nos contrées, ça existe bien en Europe mais ce que je maitrise très bien c’est ce qui se passe ici en Afrique, donc le constat qui se fait c’est que la plupart de ces start-ups la, ont des produits innovants, ont des idées innovantes, mais dans la conception, dans le développement, dans la présentation de cette idée-là, de cette solution-là aux clients, il n’y a pas toujours la manière de le présenter et j’ai pour habitude de dire vous aurez beau concevoir le produit le plus fantastique au monde, si vous ne le vendez pas très bien, les gens ne l’achètent pas, tel vous vous vendez, tel les gens vous achètent. Donc à partir de ce constat, je me suis dit il y a quand même un accompagnement à faire, moi issu du domaine du design, de la conception, il y a quand même un accompagnement à faire pour les start-up. Le constat dans les start-up est que très souvent c’est un CTO, c’est un développeur qui se met avec d’autres développeurs, ils conçoivent un produit. Ils n’ont pas vraiment la notion de conception en général, la notion de présentation, que ce soit le design d’expérience et consort, ils n’ont pas ça.

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Idéalement, comment est-ce que tu passes tes matinées, Roland Houngbadji? 

Roland Houngbadji: Déjà je pense qu’au lieu de parler de comment je passe mes matinées, je dirais plutôt comment je passe mes journées. Très souvent chez moi la journée est divisée en trois grandes parties, de 5h à 13h où je travaille sur des projets purement professionnels. C’est-à-dire tout ce qui est professionnel, l’accompagnement sur les start-up. De l’autre moitié de la journée, à partir de 15h jusqu’à 20h, tout ce qui sont mes projets personnels parce que je dois dire que je développe également des projets personnels, je suis actuellement en train de développer une start-up et il y a une autre qui vient. Donc je travaille sur mes projets personnels et la troisième partie de la journée, un peu plus tard dans la nuit de 20h-21h jusqu’à 1h du mat, soit je me prends un bon film, un loisir ou soit il y a de la lecture, je suis des conférences, je regarde des vidéos sur YouTube de Oussama Ammar, de coups d’état et consort.

Parles-moi à présent de ce que tu considères comme étant ta plus grande force en tant qu’entrepreneur Roland?

Roland Houngbadji: Je crois l’avoir dit d’entrée de jeu quand je parlais d’empathie et d’observation, ce sont ces éléments que moi je considère comme étant pour moi des forces. Maintenant au-delà de ça, je crois que j’ai une particularité d’avoir quitté un domaine où on est vraiment exigeant sur la présentation des offres. C’est-à-dire quand on veut présenter quelque chose à quelqu’un, que ce soit un partenaire, que ce soit un client, les designers très souvent ceux qui conçoivent, ils ont souvent cette notion-là de savoir comment préparer, comment impacter, comment toucher la personne d’un premier acte. Je ne sais pas si c’est pareil pour tout le monde, mais je me dis que ça vient de ce domaine-là pour moi où j’arrive quand même à trouver la façon de présenter mes offres, de présenter mes idées, la façon de lancer mes idées, mes produits.

Et à l’opposé de ces forces-là, que tu as, qu’est-ce que tu considères comme étant ta plus grande faiblesse cette fois-ci en tant qu’entrepreneur?

Roland Houngbadji: Je crois que tout à l’heure tu disais que j’ai un bon emploi du temps, j’organise très bien ma journée, je dois dire que c’est parti d’un problème que j’ai eu c’est-à-dire je suis très paresseux et je fais beaucoup de procrastination, je remets à demain, je dis que je vais faire ça après, ce sont des défauts et j’ai trouvé quand même la façon, je me dis que ça c’est une façon de me dire de 5h à 15h voilà ce que tu fais, tu dois pouvoir tenir dans ce temps-là, tu ne dois pas aller au-delà de ça et après il y a d’autres choses également. Donc au-delà de ça, un peu trop méticuleux peut être. Et dernière faute c’est que je ne suis pas trop bon en orthographe.

A présent racontes-nous l’histoire de ce que tu considères comme étant ton pire moment en tant qu’entrepreneur, Roland Houngbadji?

Roland Houngbadji: Je pense que j’ai un peu de mal à répondre à cette question parce que je ne me considère pas comme avoir assez d’expérience, je n’en ai pas eu beaucoup et avoir choisir plutôt d’aller au niveau des start-up, collaborer avec les start-up, c’est dans une optique bien précise parce que je me dis que je n’ai jamais eu la volonté d’être engagé ou employé quelque part. Je ne l’ai jamais fait en fait et ce qui s’est passé c’est que très tôt quand j’ai commencé à collaborer en freelance, j’ai commencé à travailler avec des clients comme on connait un peu partout chez nous, c’est qu’il y a des contraintes imposées par les clients, des contraintes où on a pas vraiment la possibilité de se lâcher de donner le meilleur de soi, même quand on propose, c’est toujours remis en cause et ça donne un résultat qui ne convient pas véritablement. Donc on se dit que les clients ordinaires, ils sont un peu old school, mais le constat aujourd’hui est que si on veut se lâcher, on veut être épanoui dans ce qu’on fait, c’est de se tourner vers des gens qui peut être n’ont pas les moyens de nous payer des millions aujourd’hui mais qui ont cette même philosophie que nous et pour moi c’était tout trouver que d’aller vers les start-up qui ont également cette dynamique-là, de faire les choses de façon excellente, de rester dans l’ère du temps, donc je me suis tourné vers ceux-là.

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Et parles-nous à présent de cette ressource technologique qui t’aide dans ta vie entrepreneuriale, quel est ce logiciel qui t’aide dans ta vie d’entrepreneur aujourd’hui ? Ça peut être une application sur ton téléphone, sur ton ordinateur, quelle est cette ressource technologique là ?

Roland Houngbadji: La, je pense que je vais me dévoiler un peu plus, parce que quand on me demande ce qui m’aide beaucoup plus, il y a un ensemble de chose qui m’aide et quand je dois parler de cet ensemble, la première des choses que je prends c’est qu’il y a les réseaux sociaux, les réseaux sociaux dans les globalités, je ne voudrais pas être axé quelque part mais j’ai toujours eu cette ambition là, de partager de donner mon opinion, de ne pas être retourné que sur moi-même, de donner mon opinion sur des sujets, d’avoir des initiatives et l’initiative dont je voudrais parler actuellement c’est une initiative que j’ai eu il y a environ trois ans où je l’appelais créatif camp. Dans le temps après que j’ai fini mon stage a la télévision Canal 3 ici au Bénin, j’étais chez moi et je ne faisais pratiquement rien de mes journées, il n’y avait pas véritablement de clients et consorts donc ce que j’ai initié pour m’occuper pour partager mon temps c’est le créatif camp qui sont des ateliers de formation où j’allais partager le peu de connaissance que j’avais avec d’autres qui aspiraient travailler et quand je le faisais c’était totalement gratuit et quand je le faisais il n’y avait pas véritablement une ambition, une vision derrière. C’était juste pour le partage et ce qui s’est passé c’est que derrière ces ateliers où je faisais des affiches, je faisais des visuels pour lancer, pour programmer des ateliers pour le weekend prochain et le weekend sur prochain, c’est dans ça que j’ai eu mon premier client en tant que freelance, c’est-à-dire que j’ai décroché mon premier boulot.

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Et quel est ce livre que tu recommanderais à nos auditeurs pour les pousser à l’entreprenariat et à les pousser à l’action ? Et si ce n’est pas un livre, quelle ressource ? Moi par exemple j’aime bien les vidéos de développement personnel sur YouTube. Quelle est cette ressource qui t’aide toi, à te développer personnellement ?

Roland Houngbadji: Je pense que sur ce volet, il y en a tellement mais je vais me limité à deux principales. La première qui me fascine c’est Oussama Ammar qui certains diront être un guru mais quoi que vous dise un guru, c’est à vous de tirer le maximum dedans, il n’y a pas de science infuse, c’est à vous de tirer le maximum de dedans. Et quand j’écoute Oussama Ammar sur sa chaine YouTube, ils ont des émissions qu’ils font et qu’ils balancent sur YouTube, ou des soirées qu’ils organisent où ils parlent de l’entrepreneuriat, comment est-ce qu’une start-up peut se lancer, comment est-ce qu’on peut imaginer un produit, comment on peut identifier les besoins, comme je le disais plus haut je n’ai jamais fait des études dans ce domaine-là, je n’ai jamais fait des études dans le design. Je suis un comptable raté comme j’aime à dire. J’ai eu mon Baccalauréat et après mon Baccalauréat, je n’ai pas continué mes études mais c’est une longue histoire qui va sur mon blog qui sera noté dans la partie contacts tout en bas de la page, et j’ai essayé de raconter ça dans son entièreté. misterartvfx.com/blog

Donc je disais, écouter des gens comme ça, se cultiver, au fur et à mesure, continuellement, écouter des gens comme ça, c’est des trucs qui développent des mentalités. Les gens vont croire que vous avez fait une université ou vous avez fait des études dans le domaine mais non !

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Et pour terminer mon cher ami, merci de donner un conseil à la jeunesse Africaine qui nous écoute un peu partout à travers l’Afrique et à travers le Monde, quel est ce message-là, que tu as envie de leur dire pour les pousser à l’entreprenariat et à les pousser à l’action ?

Roland Houngbadji: Je vais partir d’une citation d’une sagesse chinoise qui dit qu’au lieu de maudire l’obscurité, il vaut mieux allumer une bougie et je pense qu’au jour d’aujourd’hui, nous jeunes africains, nous avons pendant longtemps été dans le rang des spectateurs, nous avons regardé les gens faire. Mais aujourd’hui, il est temps que l’on quitte ce rang serré de spectateurs parce que le gradin est plein, qu’on aille sur le devant de la scène, qu’on prenne des initiatives et qu’on se lance. Voilà mon message pour tous.

Contacts :

http://misterartvfx.com/blog/

Livre : Methodes de design UX, Carine Lallemand

https://www.linkedin.com/in/misterartvfx

https://www.facebook.com/MisterHR/

Sponsor de cette interview: Luxious Colors

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By | 2017-04-04T11:15:53+00:00 avril 25th, 2016|100-Audio-Podcast, Podcasts-EEAction|