033 – Dr Aïsha CONTE fondatrice de NYARA sur EEAction.com

facebooktwittergoogle_pluslinkedin


Cliquez sur le bouton Play pour écouter l’interview

 Télécharger

Dr Aïsha CONTE, Etes vous prêtes à motiver et à pousser nos amis Entrepreneurs et aspirants Entrepreneurs à l’action ?

Oui bien sur parce que l’Afrique en a besoin.

 

Docteur en pharmacie, Dr Aïsha CONTE est une citoyenne du monde, guinéenne intégrale et sénégalaise par amour.

Elle a été assistante dans une officine de Dakar, visiteuse médicale dans plusieurs laboratoires français, elle a travaille comme Point focal sida pour le Conseil National du Patronat du Sénégal, elle est Directrice Exécutive de RSE Sénégal (Responsabilité Sociétale des Entreprises), membre de l’équipe pédagogique du programme de prévention des problèmes psychosociaux liés au monde du travail du service de médecine du travail de la faculté de médecine de l’UCAD, et gérante fondatrice de NYARA.

 

Cher Dr Aïsha CONTE merci de prendre une minute et de compléter votre introduction et parlez un peu plus de vous et de Nyara.

Merci beaucoup Corneille. Merci en tout cas de me donner l’occasion de m’exprimer ici aujourd’hui de parler de ma passion, de parler de l’Afrique, de parler vraiment de ce qui nous fait vivre, en tout cas moi ce qui me permet de me lever de bonne humeur tous les matins. Effectivement je suis Dr en pharmacie, je suis allée vers l’officine parce que ce qui m’intéressait dans la pharmacie d’officine c’était les préparations, les préparations magistrales, les préparations officinales, et ce qui m’a fait partir de l’officine c’est justement qu’on en fait plus, on ne fait plus de préparation, tout est devenu complément industrialisé donc c’est la raison principale pour laquelle j’ai quitté le monde de la pharmacie d’officine et je me suis dirigé vers l’industrie pharmaceutique parce que certainement à ce moment la c’était le moment pour faire ca. J’ai fait ça pendant 8 à 9 ans à peu près. Ou j’ai connu le monde vraiment de l’industrie, j’étais entre le monde de l’industrie et le monde de la prescription puisque nous accompagnons les prescripteurs dans leurs prescriptions. Ça m’a permis de voir beaucoup de choses. Ça m’a permis de voir que l’industrie pharmaceutique c’est le business pur et dur, le malade, l’individu n’est pas forcement au centre de toutes les préoccupations…

Découvrez plus en écoutant l’interview.

 

Idéalement, comment passez-vous vos matinées Dr Aïsha CONTE ?

Moi je suis plutôt du matin. Donc je me lève assez tôt, en général je me lève aux alentours de 5h du matin et j’essaye d’être assez régulière dans ma pratique du Yoga. Je fais du Yoga le matin au réveil. Ça donne du punch et plein d’énergie positive pour essayer de passer une bonne journée, parce que à Dakar ce n’est pas facile, entre les embouteillages, bref ce n’est pas facile. Donc après mes séances de Yoga je vais sur internet, je vais voir mes mails que je n’ai pas eu le temps de consulter la veille, je fais mes recherches sur Google, je passe beaucoup de temps sur Facebook, parfois un peu trop à mon gout, parce que parfois vous vous dites que vous allez passer 5mn sur Facebook et vous finissez par passer une heure, il y a tellement de choses à lire, à poster, à partager, donc après ca je vais prendre mon petit déjeuner, donc je prépare le petit déjeuner parce que je n’ai pas de nounou qui passe la nuit, mes enfants étant partis étudier a l’étranger, donc je prépare le petit déjeuner de mon cher et tendre époux, et nous déjeunons ensemble dans les alentours de …

Découvrez plus en écoutant l’interview.

 

Quelle est votre plus grande force en tant qu’entrepreneur Dr CONTE ?

Ça c’est une question un tout petit peu difficile je dirais. Je pense qu’une de mes forces, c’est l’expérience. L’expérience dans la mesure où j’ai fais plusieurs choses, j’ai eu la chance de faire plusieurs métiers dans ma vie. C’est vrai que la première tranche de ma vie a tournée au tour de la santé ce qui est normal compte tenu de mon cursus universitaire. Mais je dirais que c’est une force parce que ça me permet, de mieux appréhender ce que je dois faire par rapport a Nyara, par rapport au bien être des populations, par rapport a ce que je propose aux clients.

Je dirais que la deuxième force que j’ai, c’est celle d’être une femme, je pense qu’il y a beaucoup de gens qui le voient comme un handicap, dans le monde de l’entreprenariat, mais moi je le considère comme une force, je met beaucoup en avant le fait que je suis une femme, donc je passe devant pas mal d’hommes quand il s’agit d’aller faire certaines démarches et avec le sourire ca passe toujours et comme en plus j’ai des cheveux blancs, j’en profite également, même si je n’ai pas l’âge d’avoir autant de cheveux blancs, bref ca m’ouvre pas mal de portes.

Découvrez plus en écoutant l’interview.

 

Quelle est votre plus grande faiblesse en tant qu’entrepreneur Dr Aïsha CONTE ?

Alors ma plus grande faiblesse, je ne sais pas si je peux la qualifier de faiblesse en tant qu’entrepreneur ou faiblesse par rapport a ce que je fais, au domaine dans le quel je suis, ma plus grande faiblesse c’est par rapport aux matières premières, qui peuvent être un lourd handicap, c’est pour ça que j’incite les jeunes, à aller vers cette filière, qui est l’agroforesterie, parce que je trouve inadmissible, que jusqu’à présent on a pas réglé de problème des emballages. Le premier gros problèmes que j’ai eu c’était 6 à 8 mois après avoir ouvert Nyara donc c’était en 2014, ou je me suis retrouvé en rupture d’emballage. J’avais des produits en stock en vrac mais je n’ai pas pu les mettre en rayon pendant plus de 4 a 5 mois parce qu’il n’y avait pas d’emballage, donc il m’a fallu trouver autre chose, il m’a fallut réfléchir a comment essayer de régler ce problème tout en réglant d’autre c’est la que le système, de récupération des emballages a été mis sur pied a Nyara, donc la récupération des emballages Nyara je précise, parce que certains en profitent pour faire le vide chez eux hors je pense que chacun doit faire son tris, chaque entreprise doit gérer ses emballages, donc nous récupérons les emballages Nyara, ceux qui sont en verre, nous les remettons dans le circuit après les avoir fait subir tous les traitements adéquats, et ceux qui sont en plastique nous les remettons a une entreprise qui s’appelle Eco Bag.  

 

Racontez-nous à quel moment et comment vous est venu l’envie de devenir Entrepreneur et de créer Nyara.

C’est vrai que j’en ai parlé un tout petit peu plus haut, mais l’envie de Nyara, ne m’est pas venue tout de suite. Mais l’envie du bien être, pouvoir procurer du bien être au tour de moi, cette une envie qui existe déjà depuis pas mal de temps. Il y a 6 ou 7 ans j’avais envie de créer un centre de remise en forme, un centre de bien être, par des massages, les plantes etc. et finalement c’est un projet qui est mort né, parce que j’avais du mal à trouver le lieu, bref j’ai eu énormément de difficultés qui ont fait que j’avais abandonné le projet. Et Nyara est arrivé comme je vous l’avais dit j’étais à la recherche de produits naturels, que je ne trouvais pas sur le marché, quand je dis naturel c’est vraiment 100% naturel, sans ajout de produits de synthèse à l’intérieur, donc j’ai commencé à préparer, les produits à la maison, comme beaucoup de laboratoires et de grandes marques ça démarre chez soi et après ça s’agrandit. Et donc ma famille et moi avons été les premiers cobayes de nos produits. Puis de cobaye en cobaye le cercle des consommateurs s’est agrandit et c’est la que …

Découvrez plus en écoutant l’interview.

 

Partagez avec nos auditeurs une ressource que vous utilisez souvent (ça peut être une application sur votre téléphone, votre email, drop box, Google drive etc.).

Internet tout simplement. Pour faire des recherches.

 

Quel livre recommanderiez-vous à nos auditeurs pour les pousser à l’entreprenariat et à prendre action ? Et pourquoi ce livre ? Et si ce n’est pas un livre quelle ressource sur Internet ?

Internet m’a beaucoup aidé et mon mari m’a beaucoup aidé.

 

Pour terminer, merci de donner un conseil à la jeunesse Africaine pour la pousser à l’action et à l’entreprenariat.

Moi je dirais qu’on a une chance en ce moment nous Africains, c’est que l’Afrique est encore en plein développement, l’Afrique a besoin de ses hommes, donc n’ayez pas peur de vous engager, déjà essayez d’avoir un projet, c’est bien beau d’aller travailler pour quelqu’un, d’être assis derrière un bureau, d’avoir un salaire tous les mois, c’est bien, mais c’est encore mieux lorsque vous avez votre propre entreprise, que vous vous battez, que vous êtes dans le monde du travail, vous vous battez avec les autres pour pouvoir faire fructifier cette entreprise la, l’Afrique ne se développera que de cette façon la. Des jeunes qui sont surdiplômés il y en a en pagaille, des jeunes qui entreprennent il n’y en a pas beaucoup. Et pourtant il y a matière à créer sa propre entreprise. Quand on voit le domaine dans lequel je suis, l’agroforesterie, nous qui sommes dans l’entreprenariat, nous qui avons nos unités de production, nous avons besoin de personnes qui gèrent ces matières premières la, nous avons besoin de personnes qui sont au près des producteurs de manière à être nos yeux et nos oreilles et nous remonter les matières premières, ça c’est un exemple parmi d’autres. Mais franchissez le pas et surtout surtout, faites les choses avec énormément de passion, la passion peut vous mener très loin. Sans passion vous n’irez nulle part. Faites les choses avec énormément de passion et croyez-en vous et croyez en l’Afrique.

 

Contacts :

77 634 80 36

33 867 27 07

http://www.nyarabio.com/

nyara@nyarabio.com

https://www.facebook.com/nyarabio.senegal

Adresse: Liberté III, sur les Allées Seydi Ababacar Sy, à droite entre le Rond Point du Jet d’eau et le Commissariat de Dieuppeul, Dakar, Senegal

facebooktwittergoogle_pluslinkedin
By | 2017-04-04T11:35:08+00:00 janvier 19th, 2016|100-Audio-Podcast, Podcasts-EEAction|