026 – Mme Nicole GAKOU – Présidente de l’Union des Femmes Chefs d’Entreprises du Sénégal

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Mme Nicole Gakou est une Sénégalaise, Mariée et mère de cinq enfants, elle a obtenu un diplôme d’ingénieur en Technologie Informatique de SUPINFO PARIS

Elle a travaillé entre 1991 et 1998 pour une société de BTP comme responsable de l’Administration et de la Consultance.

Elle a créé sur fonds propres une société d’impression industrielle en 1999 la Nouvelle Société d’Arts Graphiques S.A. Qu’elle a aujourd’hui fermée pour se consacrer davantage à ses autres activités comme les Editions KALAAMA qu’elle crée en 2003 spécialisée dans L’EDITION DE JEUNESSE EN FRANÇAIS, BILINGUE ET EN LANGUES NATIONALES.

 

Elle a été Coordonnatrice du Collectifs des Femmes Chef d’Entreprise et Vice présidence du Mouvement Des Entreprises du Sénégal (MEDS).

 

Avant de devenir en 2007, Présidente de l’Union des Femmes Chefs d’Entreprises du Sénégal, (U.F.C.E.).

 

Idéalement, comment passez-vous vos matinées ? (Vous faites du sport ? Vous vous mettez au travail ? Vous passez du temps avec la famille ? Etc.)

Je me réveille très tôt, je suis debout à 5h du matin. Je fais ma prière, je suis une musulmane pratiquante. Ensuite je fais une demi heure de marche. Et au retour de la marche, je prends mon café puis je consulte mes emails. Et je suis au bureau à partir de 7h du matin.

 

Quelle est votre plus grande force en tant qu’entrepreneur ?

J’estime que ma plus grande force c’est la patience. J’observe beaucoup et je suis très patiente. J’aime voir venir les choses.

 

Quelle est votre plus grande faiblesse en tant qu’entrepreneur ?

Ma plus grande faiblesse c’est d’être un peu trop humain. C’est ce que me reproche certains partenaires. Dans tout ce que je fais je garde à l’esprit que ce n’est pas seulement la rentabilité qui me motive. Je ne suis pas pour le gain pour le gain, je suis pour un gain partagé. Et on me le reproche très souvent. Je suis une mère, je suis une femme, ces sentiments d’humanités pour le monde des affaires peut être un défaut.  

 

Racontez-nous l’histoire de ce que vous considérez comme votre pire moment entrepreneurial.

Mon pire moment en tant qu’entrepreneur c’est lorsque j’ai fait confiance en quelqu’un qui a été un collaborateur d’une quinzaine d’année et qui au ‘finish’ m’a trahi au point ou j’ai eu à fermer une entreprise. Je pense que c’est le pire moment que j’ai eu à vivre. Ce n’est pas le fait d’avoir fermé cette entreprise, c’est plutôt ce sentiment d’avoir perdu un ami, c’est ce sentiment de savoir qu’on a abusé de ma confiance.

Conseil : Nous ne sommes jamais a l’abris d’un abus de confiance, et chaque fois qu‘on est touché c’est qu’on a fait confiance. Est ce que cette crainte d’être abusé devrait faire qu’on ne fasse pas confiance en quelqu’un moi je dirais non, je subirais et je continue à subir ce contre coup, mais j’estime que je ferais toujours confiance en l’être humain parce que c’est la plus belle chose que Dieu nous ai donné, l’être humain, donc je continuerais à faire confiance en l’être humain, juste que j’utiliserais beaucoup plus d’outils pour contrôler cette confiance la même si je délègue. C’est ce conseil que je donne. Faisons confiance mais contrôlons à postériori. Je pense que c’est l’adage qui le dit, la confiance n’exclu pas le contrôle.

 

Racontez-nous à quel moment et comment vous est venu l’envie de devenir Entrepreneur et de créer toutes ces sociétés.

Je dois dire et je le dis très souvent à mes amis femmes, la femme est naturellement Entrepreneur. Tout simplement parce que notre fonction première d’être femme c’est d’être mère, d’être épouse donc de gérer une famille, de gérer une maison. Qui dit Gestion parle de l’entreprise. Une entreprise c’est une famille, une entreprise c’est un enfant qu’on met au monde, une entreprise c’est l’accompagnement d’une vie, c’est la gestion d’une vie parce qu’on la fait naitre, on la fait grandir, on la fait se développer et on la transmet, donc c’est le cycle de la vie et ce cycle de la vie je pense que c’est le bon Dieu qui nous l’a attribué en tant que femme. Je pense que nous sommes des Entrepreneurs innés.

L’envie de devenir entrepreneur m’est venue parce que au départ mon mari ne voulait pas d’une femme qui travaille, j’ai compris cela et je ne me met pas d’habitude dans une dynamique de s’opposer a l’autre pour s’opposer et donc de rentrer dans une logique de guerre, cela ne fait pas partie de ma nature, j’aime résoudre les problèmes par d’autres moyens, donc diplomatiquement, donc j’ai pu surmonter cet obstacle la en faisant autre chose et en lui montrant qu’il était possible en même temps de gérer ma famille.

Je suis allé faire des études comme je le disais tantôt au CESAG et en une dizaine d’année j’ai pu renforcer mes capacités, élever mes enfants, et accompagner mon mari dans ses entreprises a lui. Et à partir d’un certain moment j’ai pu voler de mes propres ailes et créer mes compagnies.

(Découvrez plus en écoutant l’interview audio)

 

Partagez avec nos auditeurs une ressource que vous utilisez souvent (ça peut être une application sur votre téléphone, votre email, drop box, Google drive etc.).

Mes emails, c’est l’une des premières choses que je fais le matin.

J’utilise aussi beaucoup Dropbox pour partager des fichiers et aussi sécuriser mes fichiers.

 

Quel livre recommanderiez-vous à nos auditeurs pour les pousser à l’entreprenariat et à prendre action ? Et pourquoi ce livre ?

Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus (titre original : Men are from Mars, Women are from Venus) est un essai américain, livre à succès de John Gray

http://livre.fnac.com/a1506257/John-Gray-Les-hommes-viennent-de-Mars-les-femmes-viennent-de-Venus

Ce livre parle de la communication entre hommes et femmes et qui dit communication entre hommes et femmes dit communication a travers le monde.

 

Pour terminer, merci de donner un conseil à la jeunesse Africaine pour la pousser à l’action et à l’entreprenariat.

Le conseil, je le vis au quotidien, c’est d’être patient. Patient de savoir que le monde ne s’est pas fait en 1 jour. De se construire, et se construire passe par se former, c’est essentiel. Nous sommes dans un monde ou il faut être compètent, il faut faire partie des meilleurs. Donc ça passe par la formation, il faut aller vers le savoir, se construire, mais surtout croire en l’Afrique, maitrisons notre culture, utilisons cette culture pour être nous même, et surtout pour donner au monde le meilleur de nous même, sans culture, nous ne sommes rien.

(Découvrez plus en écoutant l’interview audio)

 

Contacts :

https://www.linkedin.com/in/nicole-gomis-gakou-6277431a

http://sn.viadeo.com/fr/profile/nicole.gakou

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By | 2017-04-04T11:44:13+00:00 décembre 6th, 2015|100-Audio-Podcast, Podcasts-EEAction|