024 – Karamokho Badiane de NELAM, Baobab Entrepreneurship et AIA

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Karamokho Badiane a une expérience de plus de deux ans dans la gestion de projets d’impact social. Il est actuellement un stratège de médias numériques à Nelam une compagnie qui a reçu le prix de la meilleure agence numérique au Sénégal.

Il est également le co-fondateur de deux startups sénégalaise, à savoir Baobab Entrepreneurship (qui améliore le taux de réussite des jeunes entrepreneurs africains à travers les TIC) et AIA, qui se concentre sur la gestion de projets culturels. Karamokho fait parti des Jeunes Entrepreneurs sélectionnés par le Mandela Washington fellowship for Young African Leaders et il fait aussi partie du Global Shaper Dakar Hub.

Quelle est votre plus grande force en tant qu’entrepreneur ?

C’est la modestie je pense. Aujourd’hui je suis conscient que je ne suis pas le meilleur Sénégalais, que je ne suis pas le meilleur cerveau du Sénégal, et de l’Afrique, je ne sais pas tout loin de la, et le fait d’accepter cet état de fait, me met dans une position de perpétuel apprentissage. Aujourd’hui j’essai d’apprendre de tout le monde. J’essai d’apprendre de toi Corneille, j’essai d’apprendre de toutes les discussions avec les entrepreneurs qui m’entourent, j’apprend énormément de ma femme, j’apprend énormément de mes parents.              

 

Quelle est votre plus grande faiblesse en tant qu’entrepreneur ?

C’est de ne pas savoir prendre forcement les décisions qui s’imposent. Quand on est entrepreneur on est souvent confronté a des dilemmes. Je donne un exemple, par rapport au staff, des fois il faut prendre des décisions difficiles pour le bien de l’entreprise, donc des fois j’ai du mal à prendre ces décisions et il y a des conséquences. Et on finit par prendre la décision un après, et on se rend compte que c’est quelque chose qu’on aurait dû faire avant. Mais je pense qu’on n’est pas des machines non plus et dans l’univers des startups il y a un côté très famille, et c’est donc très difficile de prendre certaines décisions qui s’imposent donc j’apprend à le faire, j’ai déjà eu à le faire.

 

Racontez-nous l’histoire de ce que vous considérez comme votre pire moment entrepreneurial.

Je ne vais pas parler d’un moment mais je vais parler d’un ensemble de moments. Aujourd’hui je suis partagé entre plusieurs aventures entrepreneuriales, que ce soit NELAM, Baobab Entrepreneurship et AIA où je suis actionnaire, ces moments difficiles c’est lorsque je vois dans une de ces aventures, Baobab Entrepreneurship le plus souvent, que je vois qu’une activité aurait pu mieux se passer si je m’étais impliqué a 100%. Et le fait d’être témoin de ces faiblesses et de savoir que je suis en quelque sorte responsable, c ‘est très très frustrant et ça me brise le cœur assez souvent. Ce que je dirais à ceux qui aspirent à devenir entrepreneur c’est, essayez de vous investir a 100% dans votre entreprise le plus que vous le pouvez.

 

Racontez-nous à quel moment et comment vous est venu cette étincelle, cette idée de génie sur laquelle vous avez bâti votre entreprise Baobab Entrepreneurship

Baobab Entreprneurship c’est d’abord une histoire d’engagement. C’est une idée qui est née dans le cadre associatif. Nous étions des jeunes Sénégalais à Grenoble, et quelque chose qu’il faut note c’est que Baobab entrepreneurship est un peu un regroupement de ceux qui étaient impliqués dans ce cadre associatif, Babacar Birane président de l’association a un moment, moi même président avant lui et d’autres membres très actifs aussi dans ce milieu associatif de jeune Sénégalais à Grenoble. Donc c’était un ensemble de jeunes qui voulaient faire quelque chose pour leur communauté, ils l’on fait à Grenoble, ou ils parlaient d’entreprenariat, ou ils parlaient de retour, et donc c’est ce groupe de jeunes dont je fais parti et qui se sont dits c’est un projet qui peut marcher au Sénégal, donc une partie de l’équipe est de retour, une partie de l’équipe est encore en France. Donc c’est une aventure qui est partie du milieu associatif et qui est devenu une entreprise aujourd’hui.

 

Partagez l’une de vos habitudes personnelles qui contribuent à votre succès.

C’est d’échanger au maximum avec des Entrepreneurs, des ainés, des gens de l’écosystèmes, des mentors.

 

Partagez avec nos auditeurs une ressource que vous utilisez souvent (ça peut être une application sur votre téléphone, votre email, drop box, Google drive etc.)

Je suis dispersé, j’ai envie de faire tellement de choses à la fois que j’oublie certaines très importantes et une application qui me sauve la vie c’est any.do qui me permet de noter les taches à faire et me permet de cocher ce qui a été fait à la fin de la journée. Donc très important de noter et de se fixer des objectifs pour chaque journée.

 

Quel livre recommanderiez-vous à nos auditeurs pour les pousser à l’entreprenariat et à prendre action ? Et pourquoi ce livre ?

Simon Sinek, Start with why, How great leaders inspire action

 

Pour terminer, merci de donner un conseil à la jeunesse Africaine pour la pousser à l’action et à l’entreprenariat.

S’il y a un conseil que je vais donner, je vais en revenir à l’humilité, car pour moi c’est la seule manière d’apprendre, accepter que les autres peuvent nous apporter quelque chose, va nous pousser à apprendre, va nous pousser à accumuler des connaissances, va nous pousser à nous dépasser quelque part, parce qu’on sera enrichi de toute cette connaissance, de toutes ces expériences.

Donc d’une part c’est l’humilité et d’autre part c’est le travail. Dans le sens où il faut donner une vraie valeur au travail.

 

 

Contacts : 

https://www.linkedin.com/in/karamokhobadiane

https://www.facebook.com/karamokho.badiane

http://nelamservices.com

http://www.concree.com/fr/

karamokho.badiane@gmail.com

 

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By | 2017-04-30T12:06:19+00:00 novembre 23rd, 2015|100-Audio-Podcast, Podcasts-EEAction|