023 – Boubacar Sagna de Yenni sur EEAction

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Boubacar Sagna est né à Port Etienne en Mauritanie, Il est ensuite venu avec sa famille à Louga au Sénégal où il a fait la plus grande partie de son parcours scolaire. Après son bac, il s’est envolé pour Toulouse où il étudiera l’histoire et les relations internationales.

Il travaillera en France Durant 4 ans à la direction des relations internationales et affaires Européennes de la ville de Toulouse avant de démissionner et de rentrer à Dakar développer une startup qu’il avait commencé depuis Toulouse du nom de Yenni, une entreprise qui fait dans l’accès financier à la santé.

 

Brève description de YENNI :

Yenni = Soulager

Yenni vient du wolof et veut dire ‘soulager’, ‘enlever la charge’.

Yenni est une carte pré payée, rechargeable et exclusivement valable pour la santé.

 

Quelle est votre plus grande force en tant qu’entrepreneur ?

J’ai cette force la d’y croire tous les jours. Si je suis avec des gens qui ne sont pas positifs, lorsqu’ils me parlent et que ce n’est pas positif je me bloque. Je me ferme. Je reste obstinément positif. Think Positif, Think Big.

 

Quelle est votre plus grande faiblesse en tant qu’entrepreneur ?

Je ne sais pas dire ‘NON’. Je me prive parfois du peu que j’ai pour aider les autres. Certains me disent que l’argent me brule les doigts parce que j’ai tendance à donner tout le temps. Boubacar c’est quelqu’un qui a envie tout le temps de voir des sourire autour de lui, de voir du bonheur autour de lui. Et je ne sais pas dire NON aux problèmes des autres.

 

Racontez-nous l’histoire de ce que vous considérez comme votre pire moment entrepreneurial :

Le pire moment, Yenni c’est ma deuxième grande idée, ma première grande idée c’était un projet du nom de ‘Retraite a la carte’, je voulais que tous les Sénégalais, de ce qu’on appelle aujourd’hui le secteur informel, en fonction de leurs moyens cotisent pour leur retraite. Que vous gagnez 20.000 ou que vous gagnez 1 million que vous décidiez sciemment d’allouer une certaine somme a votre retraite. Et j’étais allé voir le président du CNP, du patronat qui m’a aidé à rencontrer le directeur de l’IPRES. Donc l’idée c’était que même la femme de ménage, le gardien puissent cotiser quelque part et que cette somme d’argent la on puisse l’allouer quelque part et qu’on puisse investir pour eux, dans l’habitat par exemple, et c’était un tellement bon projet, retraite a la carte, qui nous permettrais aussi de lutter contre le chômage, et quand je suis allé les voir, ils m’ont pas bien accueilli, je suis arrive au bureau de l’IPRES a 9h j’ai été reçu a 17h, et a plusieurs reprises j’ai voulu partir, mais je me suis dis que si je partais, ils allaient dire, ces jeunes la, ces jeunes qui reviennent d’Europe et qui n’acceptent rien, et j’ai décidé de rester. Et a 17h ce Mr me reçoit et me dit c’est un très bon projet mais qui vous envoie. Ensuite, ils n’ont pas donné suite et déçu par le système je suis reparti en occident. Mais en voyant des jeunes positifs, qui entreprennent en Afrique, ça te donne la force de revenir.

 

Quel leçon avez-vous tiré de cet événement ou quel conseil pouvez-vous donnez à la jeunesse Africaine qui nous écoute ?

Le même conseil que m’a donné un jeune ami entrepreneur du nom de Youssou, gérant d’une structure qui s’appelle OuiCarry. Il m’a dit << Bouba, n’attend rien de personne, ils sont comme le parapluie au soleil, vas y, fonce, et si ça marche ils viendront un jour peut être >> et c’est ça que je dis aux jeunes aujourd’hui n’attendez rien de personne. Petit a petit l’oiseau fait son nid.

 

Racontez-nous à quel moment et comment vous est venu cette étincelle, cette idée de génie sur laquelle vous vous êtes baser pour bâtir votre entreprise Yenni

Parfois les idées de business sont à côté de nous mais on ne lève pas les yeux. Un jour je prends mon porte monnaie, je le vide pour mettre de l’ordre et je me rends compte que j’avais plein de cartes, lorsqu’on est en France, on a plein de cartes, carte pour l’avion, carte pour le café, carte pour les habits et la je vais sur Google pour faire une recherche sur les cartes, ce qu’on en fait et ce qu’on peut en faire et je me suis dit qu’il y a une solution pour l’Afrique. Et c’est de la que l’idée m’est venu de créer Yenni. Et je me suis entouré de jeunes, des jeunes Sénégalais qui m’on aidé a développer une application pour Yenni, des jeunes Sénégalais qui m’ont aidé avec mon site internet, des jeunes Sénégalais qui m’on hébergé et ou je ne paie pas de loyer et c’est le conseil que je donne aux jeunes aujourd’hui c’est de se mettre entre eux et que la solidarité fonctionne et que ensemble on peut devenir grand, au début on va avoir des miettes mais demain on deviendra si grands qu’on pourra financer des startup, qu’on pourra assister a des centaines de conférences etc…

 

Partagez l’une de vos habitudes personnelles qui contribuent à votre succès.

J’adore apprendre. Quand vous montrez du respect aux gens, ils vous offrent une partie de leur savoir. Ne soyez pas méprisant avec le chauffeur de taxi, avec l’apprenti, avec la ménagère, avec le gardien, ils ont tous une histoire et chacun d’eux peut vous apprendre quelque chose des le moment ou vous êtes humble, que vous les écoutez. Et en discutant avec eux vous pouvez voir ce que sera l’économie de demain.

 

Partagez avec nos auditeurs une ressource que vous utilisez souvent.

C’est la ressource humaine. Un proverbe japonais le dit très bien, il n ‘est de richesse que de peuple. Aujourd’hui je travaille avec des jeunes et ça c’est un bonheur, quand l’Entrepreneur a des salariés. Ça c’est le rêve.

 

Quel livre recommanderiez-vous à nos auditeurs pour les pousser à l’entreprenariat et à prendre action ? Et pourquoi ce livre ?

We love Entrepreneurs : http://www.we-love-entrepreneurs.com   

Xavier Niel le patron de l’Iliade/free : https://fr.wikipedia.org/wiki/Xavier_Niel

Fabrice Grinda: https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Fabrice_Grinda

Alexandre Malch: https://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Malsch

 

Pour terminer, merci de donner quelques conseils ou même un seul conseil à la jeunesse Africaine pour les pousser à l’action et à l’entreprenariat.

Je leur dirais que l’unité africaine doit commencer par notre économie. Je leur dirais associez vous avec des Ivoiriens, avec des Camerounais, des Sénégalais, et je parle de moi même, mon associé est Ivoirien. Et la réussite de l’Afrique sera à travers son unité économique. Laissez-les problèmes de CFA, de politique, de dirigeants, et créez une unité a travers l’économie. 

 

Contacts :

https://www.facebook.com/bouba.sagna

https://www.facebook.com/SAS-YENNI-Social-Business-428919690589632/

http://yenni.org

https://twitter.com/SasYenni

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By | 2017-04-04T12:07:36+00:00 novembre 18th, 2015|100-Audio-Podcast, Podcasts-EEAction|