017 – Basile Niane de SocialNetLink sur EEAction

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Bonjour chers amis entrepreneurs et aspirants entrepreneurs et bienvenue sur EntrepreneurEnAction.com, où je discute avec les entrepreneurs africains qui évoluent et s’en sortent en Afrique. Vous pouvez accéder à notre site web en tapant entrepreneurenaction.com ou eeaction.com alors préparez-vous à l’action.

C’est avec plaisir que je me présente Corneille TOWENDO  fondateur et hôte d’EntrepreneurEnAction et je suis très heureux d’introduire notre invité d’aujourd’hui M. Basile Niane.

Corneille TOWENDO : Alors M. Basile, êtes-vous prêt à les pousser à l’action ?

Basile Niane : On y va ! On est prêt.  

Corneille TOWENDO : Basile Niane est administrateur de la plateforme Blog de Seneweb, il est également chef d’entreprise et spécialement CEO de socialnetlink.org, une agence digitale de communication. Socialnetlink.org offre un accompagnement aux entreprises afin qu’elles aient beaucoup plus de visibilité sur internet notamment à travers les réseaux sociaux, la création de site web. Son objectif premier est d’être numéro un en qualité de contenu technologique au Sénégal grâce à sa plateforme socialnetlink.org.

Alors mon cher ami Basile Niane, prenez une minute et complétez l’introduction que j’ai donnée de vous et donnez-nous un petit aperçu de votre vie personnelle.

Basile Niane: Alors on peut dire qu’au-delà de la présentation, mais d’abord merci pour la présentation, je pense que c’est juste. Juste ajouter que je suis aussi un blogueur et je coordonne le réseau du blogueur du Sénégal et je suis l’initiateur du mega tweet up c’est la plus grande rencontre des blogueurs qu’on organise ici au Sénégal tous les deux mois et voilà je suis en quelque temps un activiste sur le web. Voila.

Corneille TOWENDO : Une belle manière de compléter votre introduction. Idéalement comment passez-vous vos matinées ? Est-ce que vous êtes du genre sport ou vous êtes du genre à vous lancer directement au travail ?

Basile Niane : En général, le sport c’est rare parce que je n’ai pas le temps, je suis un adepte d’internet. J’ai des difficultés à dormir normalement parce que tout le temps le téléphone à côté, pour voir les emails, les messages et tout. La première chose à faire dès le matin c’est hop on se réveille, on regarde le téléphone si il y a un message on va au niveau de l’ordinateur après on passe maintenant aux choses que les gens font en général, aller prendre son bain, prendre son petit déjeuner et tout le temps j’ai des problèmes avec ma femme parce vous savez si vous êtes une personne adepte aux technologies c’est un problème, parce que souvent on dit que la technologie est très bonne mais souvent aussi elle eloigne les couples. Donc si on ne se comprend pas on peut avoir des problèmes mais au fur et à mesure de faire aussi, parce que si on a une femme qui est compréhensible, donc là on n’a pas de problèmes parce que c’est assez difficile, c’est assez dur d’être tout le temps scotcher devant son ordi et devant son téléphone mais quand même c’est la vie, c’est ça qui nous fait vivre.

Corneille TOWENDO : Je suis sûr que beaucoup d’entrepreneurs vont s’identifier dans ce que vous venez de dire et j’espère que chacun de nous va trouver la solution qui lui convient le mieux. Quelle est votre plus grande force en tant qu’entrepreneur M. Basile?

Basile Niane : Ma force, je dirais que je suis très pragmatique, et je suis très réactif dans tout ce que je fais, donc j’ai toujours envie d’avoir les réponses à mes questions, donc, aller au-delà de ce que je fais, c’est ça ma force, je recherche toujours le meilleur, aller vers l’avant et je suis un peu organisée comme on le dit, parce que souvent j’oublie mes rendez-vous parce que j’ai trop de choses à faire en même temps mais ce qu’il faut retenir c’est que je suis très pragmatique et très réactif dans le travail. J’aime pas que les choses trainent si on te donne un travail il faut le faire, si on ne peut pas il faut dire on ne peut pas et on avance à autre chose et voilà c’est ce qui me pousse plus à être un entrepreneur que je suis aujourd’hui.

Corneille TOWENDO : Et qu’est-ce que vous considérez comme étant votre faiblesse aujourd’hui en tant qu’entrepreneur ?

Basile Niane : La faiblesse, peut être que je dirais que je ne dirais pas que c’est une faiblesse mais plutôt un manque de moyens en général pour faire le travail qu’on a envie de faire parce que moi, je me dis que chaque jour on doit être productif mais le problème c’est qu’on rencontre souvent des problèmes, liés à des difficultés pour l’accès, par exemple au matériel qu’il faut pour faire le travail, mais surtout on fait tout en même temps, parce que entreprendre au Sénégal n’est pas du tout facile, souvent on est directeur, on est Ceo, on est commercial, on est en même temps employé, donc c’est dur de faire tout ce travail-là, parce qu’en général, les gens ne comprennent pas que quand on fait en entrepreneuriat, il ne faut pas trop miser sur l’argent, il faut miser sur la connaissance mais c’est difficile aujourd’hui d’avoir des gens qui comprennent cela, tout le temps c’est si on travaille ensemble, qu’est-ce que je vais gagner? Et le message ne se trouve pas là-bas, et je pense qu’aujourd’hui les jeunes doivent être conscient de cela en disant que le travail d’abord c’est l’expérience, après l’expérience on peut chercher l’argent mais les problèmes que l’on a c’est des problèmes liés au travail, la production etc…

Corneille TOWENDO : Et quelle est cette habitude-là, que vous aimeriez avoir et que vous n’avez toujours pas maitrisée ?

Basile Niane : Cette habitude, c’est de pouvoir peut être tout faire mais je ne peux pas et j’aimerais bien les maitriser en fait. C’est-à-dire essayer de contrôler tout ce qui tourne autour de moi pour une meilleure productivité, mais souvent ça pose problème, j’aimerais être un superman en quelque sorte dans l’entrepreneuriat. L’entrepreneuriat est assez large ce qui est difficile pour nous est que l’on ne peut pas toucher un seul point, il faut toucher deux à trois points pour survivre souvent en Afrique, donc on a envie d’être un super héros de l’entrepreneuriat, j’espère que je le serais.

Corneille TOWENDO : Bon on va dire Inchallah. Et qu’est-ce qui vous inspire présentement et vous pousse à l’action ? Ça peut être une personne, ça peut être un projet, parlez-nous un peu de ça.

Basile Niane : Alors la motivation est venue de ma famille, de mon père, qui m’a quand même donné le virus qui m’a piqué à faire l’entrepreneuriat, mais avant de faire de l’entrepreneuriat, j’étais quelqu’un qui était très adepte aux technologies parce que je le dis souvent, c’est quand je faisais la classe de CM2 que j’ai eu mon dactylographe c’est-à-dire mon diplôme en dactylographie ce qui tourne autour du comment manipuler, comment taper les textes etc… et au fur et à mesure j’ai suivi deux de mes frères qui faisaient une maintenance en informatique, des formations et à partir de là, c’est là que le virus m’a vraiment piqué et depuis lors je suis dedans et je fais vraiment mon travail mais il faut dire qu’aujourd’hui ce qui m’a vraiment poussé est que j’ai remarqué qu’en Afrique et au Sénégal particulièrement on a un problèmes de contenus, en faisant des recherches sur internet, je ne vois pas du contenu local, ce que je déplore souvent, on consomme beaucoup plus les contenus des pays occidentaux, et moi je dis non. C’est pourquoi aujourd’hui, mon objectif est de créer le maximum de contenus, raison pour laquelle je fais de l’entrepreneuriat parce que moi, mon entrepreneuriat ce n’est pas peut être essayé de gagner de l’argent pour le moment. Pour le moment, c’est d’aller à la découverte des gens comme tu es en train de le faire, créer du contenu, montrer qu’il y a une Afrique capable de changer le monde parce que je dis souvent que l’Afrique est le continent où, d’ici quelques années tout le monde voudra venir ici. Donc l’objectif pour moi, c’est vraiment de créer ce contenu-là, pour nos frères qui viennent surtout, nos enfants parce que d’ici quelques années, on aura une autre génération, une génération hyper connectée. Si cette génération ne connait les avantages et les inconvénients d’internet etc…, ça va causer problèmes mais je suis pour la création de contenus au niveau de l’Afrique en général.

Corneille TOWENDO : Ben j’aime déjà beaucoup ce que M. Basile vient de dire et je ne pourrais pas dire mieux, je suis un grand adepte du contenu made in Africa, raison pour laquelle j’ai moi-même démissionné parce que je cherchais vraiment ce contenu la, des interviews avec des entrepreneurs qui viennent de l’Afrique, qui m’a vu naitre donc l’Afrique francophone mais comme il n’y en avait pas et je consommais tout le temps du podcasts des entrepreneurs américains, asiatiques et tout ça. Ben je me suis dit pourquoi ne pas créer mon podcast et avoir des entrepreneurs qui viennent de mon Afrique, mon Afrique francophone et tout. Donc je me retrouve beaucoup dans ce que vous venez de dire.

Et racontez-nous l’histoire de ce que vous considérez comme étant votre pire moment en tant qu’entrepreneur.

Basile Niane : Mon histoire, je n’en ai pas beaucoup mais je retiens une chose qui m’a fait très mal, ca s’est passée il y a quelques mois d’ailleurs donc c’était l’histoire de Massata Faye qui se disait directeur général de Facebook Afrique Francophone, ça m’a fait un peu mal parce que cette personne c’est vrai qu’on ne se connaissait pas parce que on s’est connu lors d’un évènement qui était organisé par le CTIC Dakar, où on faisait la remise des Jambaar Tech Awards, j’ai été nominé le meilleur blogueur 2014 ce que j’ai oublié dans la présentation, meilleur bloggeur TICE au Sénégal et personne a été nommée meilleure plateforme de E-commerce Massata, c’est là-bas qu’on s’est vu pour la première fois, puisque moi je fais du contenu, je suis toujours à la recherche de l’information, et lorsque j’ai contactée cette personne, parce que j’ai eu l’information selon laquelle il a été nommé directeur général de Facebook Afrique Francophone, donc j’ai contacté la personne qui m’a effectivement confirmé qu’il était nommé Directeur Afrique Francophone, et c’est ce que j’ai écrit parce que moi ça me fait de voir des gens qu’on nomme des gens qui viennent du Sénégal surtout, parce que en voyant un Tidiane Dème qui représente Google Afrique et un plaisir pour moi de voir un sénégalais qui a été nommé a la tête de Facebook mais un mois après je me suis rendu compte que c’était des bobards, que c’était un canular, ça m’a fait mal parce que j’ai discuté avec la personne qui m’a vraiment assurée qu’il avait des preuves, on s’est vu il m’a dit que c’était un texte pour voir comment Facebook fonctionnait, alors d’un côté beaucoup de gens ont dit qu’on devais aller vers la source de l’information mais comme vous le savez Facebook c’est très difficile d’avoir un correspondant qu’il fait partie de Facebook, une personne qui travaille dans Facebook, dans le jargon journalistique parce que je suis journaliste avant tout, on a la possibilité si on a une source sûre, d’écrire un article en attendant d’avoir la source d’une personne qui va démentir. Donc lorsqu’on l’a écrit, on l’a écrit avec la source de Massata qui a dit  qu’il a été nommé mais lorsqu’on a dit que l’information n’était pas vrai ça m’a fait mal parce que je me suis dit que c’était une manipulation d’abord et de deux, puisque j’ai un réseau assez puissant sur internet, beaucoup de gens ont vu l’information et ça a fait un peu de bruit, c’est même passé à la radio etc… Et c’est là-bas que je me suis dit, c’est assez difficile quand même d’entreprendre d’une certaine manière au Sénégal, parce que aussi on a devancé un peu la confiance de la personne avant la source. Ça m’a fait excessivement mal ce problème-là, et je pense que ça m’a permis de connaitre les gens qui tenaient à moi, et ceux qui étaient contre moi. Parce que vous savez en entrepreneuriat, il y a des requins, c’est la mer, on se mange de gauche à droite, mais ça m’a permis quand même de voir, d’ouvrir les yeux parce qu’on dit on ne peut pas entreprendre sans ne pas faire d’erreur, quand on entreprend sans faire d’erreurs, il faut avoir peur. Donc les erreurs vous permettent d’avoir beaucoup plus de force, de reculer et de mieux sauter. Je ne vais pas le condamner aussi parce que ce qu’il a fait ça n’engage que lui, mais personnellement moi en tant que blogueur très influent sur la toile sénégalaise, je ne pouvais pas laisser ma crédibilité comme ça et pour répondre à cela aussi j’ai écrit un article pour dire que cette histoire n’était pas vrai et je me suis excusé auprès des lecteurs de la plateforme parce que c’est à cause de moi que l’information a connu une grande envergue donc je ne pouvais pas laisser comme ça. C’était en fait le pire cauchemar de ma vie parce que quand j’ai appris que c’est un test je n’ai pas dormi toute la nuit, vous savez moi je suis une personne très directe, je ne donne pas de fausses informations, je n’ai jamais donné de fausses informations et ce ne sera pas une personne qui va quand même gâcher ma crédibilité. C’est une belle leçon quand même, et j’ai retenu la leçon maintenant je vais passer l’éponge et passer à autre chose.  

Corneille TOWENDO : Chers entrepreneurs ou aspirants entrepreneurs qui nous écoutez, dans la vie vous aurez toujours des hauts et vous aurez toujours des bas et ce que je retiens de l’histoire de M. Basile c’est que même lorsque la vie vous jette au sol, il faut savoir vous relevez, ça arrive de faire des erreurs mais il faut savoir se relever. C’est ce que je retiens de son histoire.

Et qu’est-ce qui vous a retenu pendant longtemps et qui vous empêchait d’être entrepreneur ?

Basile Niane : C’était d’abord la peur et les moyens pour exécuter ce que j’étais en train de faire. Parce que vous savez quand vous êtes issu d’une famille où vous êtes la seule personne qui a fait des études assez poussées, des fois on a peur d’entreprendre, on n’a pas les moyens etc… C’est ça en fait qui m’a retenu après j’ai vaincu cette peur, je me suis dit je ne peux pas quand même travailler pour des gens. C’était le déclic, je me suis dit, il est temps maintenant de passer à autre chose parce qu’on ne peut pas se lever tous les jours aller travailler pour quelqu’un et à la fin du mois. On te paie et puis tu consommes ton argent et le lendemain tu cherches encore autre chose. Je me suis dit qu’il était temps, d’aller créer ses propres trucs et d’être beaucoup plus responsable. Et voilà, mais ce qui m’a le plus retenu c’était la peur et les moyens de réaliser mes projets, mais actuellement je me suis rendu compte même avec zéro francs, on peut entreprendre.

Corneille TOWENDO : Et parlez-nous un peu de cette manière que vous avez d’arriver à gérer en même temps socialnetlink et seneweb ?

 Basile Niane : Alors il faut dire que c’est assez difficile lorsqu’on travaille pour le premier portail sénégalais parce que Seneweb, c’est un très grand site et je remercie vraiment le PDG, Salam Fall, qui a eu cette confiance en moi en me donnant cette responsabilité-là, de gérer la plateforme de blog mais aussi d’être un administrateur du site, parce que je suis aussi chargé de faire les mises à jour du site chaque jour, et ce qui est difficile sur Seneweb c’est un travail sans relâche, donc on doit être connecté 24/24 . Donc ce n’est pas tout le monde qui sait le faire. On fait des mises à jour chaque vingt minutes le site doit avoir un nouvel article. Imaginez-vous, donc on produits entre 50 et 75 articles par jour, donc c’est du contenu, c’est vraiment un travail assez difficile, mais on le fait par passion, on nous a choisi parce qu’on est des passionnés, je le dis souvent lorsqu’on fait quelque chose par passion on ne voit même pas le temps passé. Donc aujourd’hui au-delà de ça, il faut savoir qu’il y a une différence entre mon entreprise et Seneweb, Seneweb est un site général, socialnetlink est une plateforme de contenu d’abord et une agence. Donc nous ce qu’on produit est différent de ce que Seneweb est en train de produire donc il y a pas de problèmes. Donc je suis libre d’être sur Seneweb et je suis libre d’être sur socialnetlink et travailler avec mon équipe parce que là, on produit du contenu technologique. Ce à quoi j’ai pensé même c’est aller vers le PDG de Seneweb voir comment est-ce qu’on peut faire un partenariat en s’alignant à la rubrique technologique de Seneweb. Nous nous sommes en quelque sorte une petite start up qui doit être ou qui devrait être incubée même par Seneweb mais là c’est au responsable de le faire, après on va faire ces démarches-là, parce qu’il faut aussi faire la différence, ne pas mélanger les choses, Seneweb c’est autre chose, Socialnetlink c’est autre chose mais quand même ce sont tous des sites internet donc je pense que Seneweb qui est le père même de tous les sites au Sénégal, doit maintenant penser à aider les autres sites qui viennent de naitre mais je crois que c’est un travail assez difficile, assez épuisant et qui fait plaisir parce qu’on le fait tout le temps par passion.

Corneille TOWENDO : Ben merci pour l’explication, merci pour les précisions, ça va aider beaucoup de gens à voir plus clair. Quel est ce conseil là que vous avez reçu en tant qu’entrepreneur et que vous aimeriez partager avec notre audience ?

Basile Niane : Le conseil, c’est juste ce que j’ai lu sur internet, à travers mes recherches, le conseil est que quoi qu’il en soit, il faut toujours aller de l’avant. C’est en fait la phrase qui résonne tout le temps dans ma tête, parce que dans la vie, il faut savoir ce que l’on veut d’abord, si on ne sait pas ce que l’on veut, on ne peut rien faire, et souvent les gens, ils mélangent les choses quand tu es quelqu’un qui travaille sur internet, mais prends tout ce que tu as et investis sur internet. Quand tu ne sais pas comment marche internet, donnes à une personne qui sait comment le faire et qui va le faire à ta place. Donc moi je me suis rendu compte que tout ce que je fais, tout ce que j’ai eu, c’est grâce à internet donc aller changer et faire autre chose c’est vraiment aller dans un nuage tout noir où on va mourir. Donc c’est ça pour résumé.

Corneille TOWENDO : Donc ce que je retiens ici et ce que je pourrais partager avec vous chers auditeurs entrepreneur et aspirants entrepreneurs qui nous écoutez c’est trouvez cette passion que vous avez et poursuivez la, n’allez pas dire qu’il y a M. X qui fait de la médecine et se fait beaucoup d’argent donc moi aussi je vais aller dans la médecine et vous arrivez à un moment et vous découvrez que vous détestez le sang. Il faut vraiment faire ce que vous aimez. Comme M. Basile l’a dit faites ce que vous aimez. Et partagez avec nos auditeurs une ressource que vous utilisez souvent ça peut être un appareil, ça peut être un logiciel. Parlez-nous de ça.

Basile Niane : La ressource ce n’est rien d’autre que Twitter, je suis un fanatique de Twitter, et aujourd’hui mon objectif c’est d’être, le blogueur le plus suivi en Afrique francophone, sans passer par les publicités parce qu’aujourd’hui, c’est facile de faire des pubs et d’avoir des followers mais moi je veux des followers organiques pas des robots et je pense que je le serais parce que je crois en moi. Je fais à peu près 20 à 25 tweets par jour donc mon idée c’est d’informer en temps réel, moi c’est l’information qui m’intéresse, partager l’information, au-delà de ça, je ne discute pas sur twitter, pour les gens qui me connaissent. Tu sais Twitter, ça dépend de la manière dont on l’utilise. Il y a des gens qui utilisent Twitter pour s’amuser, pour discuter, moi j’utilise Twitter pour informer rien de plus. Aujourd’hui même si je connaissais un corneille ou bien un michel sur Twitter, tu me poses des questions qui n’ont rien à voir ce que je fais comme travail, je te réponds pas ou sinon si je te réponds je te fais un DM (direct message / inbox) mais des fois si la personne m’agace un peu, j’ai la possibilité de lui faire un tweet en disant voilà je ne suis pas là pour m’amuser, il faut donner l’information, parce qu’il y a des gens qui taquinent, mais pour moi, l’outil que j’utilise souvent c’est Twitter franchement.

Corneille TOWENDO : J’aime beaucoup la vision de M. Basile et je vous encourage à avoir des visions, à vouloir être le numéro un dans cette passion-là, que vous avez et une fois que vous l’avez pensé ce ne sera plus difficile de l’être. Je remarque que beaucoup de gens n’ont pas envie d’être numéro un et vraiment les jeunes qui nous écoutent n’ont qu’à prendre exemple, n’ont qu’à noter, choisir quelque chose et décider de devenir le numéro un à l’intérieur.

Et quel est ce livre que vous recommanderiez à nos auditeurs pour les pousser à l’entrepreneuriat, et bien les pousser à l’action ? Et si ce n’est pas un livre peut être une ressource sur internet.  

 

Basile Niane : La ressource c’est mon histoire, je n’aime pas trop prendre les histoires des autres, moi j’aime prendre mon histoire à moi. Je ne suis pas encore riche mais je crois en moi. Et la ressource que je peux donner à cette jeunesse-là, c’est croyez en vous. Pourquoi maintenant allez chercher des livres, chercher d’autres personnes, moi je ne crois pas en ca, il faut croire en soi parce que si on croit en soi on peut tout réussir en fait. Rien n’est impossible dans la vie même, avec 1 franc, on arrive à faire de bonnes choses. On a vu des figures ici qui sont devenues très célèbres, qui sont des entrepreneurs, qui ont commencé par zéro franc, qui ont commencé par la vente de poulets, qui ont commencé par la vente de pacotilles etc…Et ils sont devenus des milliardaires. Comment ils ont fait ? Ils ont cru en eux. Ce n’est pas parce qu’on vient d’une famille présidentielle qu’on doit réussir, même le petit villageois qui se réveille chaque jour et qui a zéro franc peut devenir un futur président, parce que je le dis souvent les africains ils pensent que même si on est au village on ne peut pas entreprendre alors que l’entrepreneuriat commence à la maison, au village même donc le conseil, je ne donne pas de livres comme le font souvent les gens mais le livre que je donne en tant qu’entrepreneurs, jeunes entrepreneurs c’est toi-même. Le livre c’est toi-même, l’avenir c’est toi-même qui peux changer le monde.

Corneille TOWENDO : Ben j’espère que chers entrepreneurs et aspirants entrepreneurs qui nous écoutez, si vous n’avez pas cette inspiration en vous-même pour vraiment trouver cette motivation-là, réécoutez l’interview de M. Basile encore et encore. C’est la ressource que je vous offre aujourd’hui, l’inspiration et la motivation de M. Basile Niane.

Et pour terminer cette interview, donnez quelques conseils M. Basile, à la jeunesse africaine toute entière qui nous écoutent depuis l’Afrique, depuis l’Occident pour les pousser à l’entrepreneuriat, et les pousser à l’action. 

Basile Niane : Vous savez lorsque je débutais l’entrepreneuriat, beaucoup de gens me disaient ‘do dem’ en wolof ça veut dire que tu n’avanceras pas. Et c’est cette phrase que j’ai prise et que j’ai transformé en véritable proverbe pour réussir dans la vie. Je n’ai pas encore réussi mais je me dis qu’aujourd’hui je ne suis pas de ces gens qui donnent des leçons aux jeunes mais comme je le dis, moi je crois en la personne, je crois aux capacités intellectuelles de la jeunesse africaine et d’après ce que je vois sur internet, dans les medias, des jeunes qui créent des Start up, je me dis que le futur c’est nous, c’est l’Africaine, c’est la jeunesse africaine et aujourd’hui le conseil que je peux leur donner, même si je ne suis pas un bon conseiller, c’est vraiment de croire en eux, de travailler dur, on peut travailler dans l’entrepreneuriat et a un certain moment se dire, tout est fermé. L’entrepreneuriat c’est comme être dans une chambre où tout est fermé, maintenant un bon jour on se réveille et on voit la porte ouverte. Ça veut dire que quoi qu’il en soit, il ne faut pas désespérer en entrepreneuriat, on voit beaucoup plus de coups bas que de bons coups, donc c’est assez difficile. Donc l’entrepreneuriat n’est pas facile, c’est la phrase que je veux qu’ils retiennent. L’entrepreneuriat n’est pas facile et pour le faire il faut avoir une passion, il faut croire en soi et il faut savoir ce que l’on veut. Voici ces trois phrases, je pense que si cette jeunesse africaine maitrise ces trois phrases, elle peut s’en sortir dans la mesure où partout dans le monde les pays ont les yeux rivés sur le continent africain. Qu’est-ce qui nous retient pour le développement c’est juste l’ambition mais on a les ressources et on a des gens qui peuvent le faire et je pense qu’ils pourront le faire. Si je vois cette jeunesse qu’on nomme souvent, cette jeunesse qui grandit, intellectuelle, je suis vraiment fière, fière d’être sénégalais mais aussi fière d’être africain. Parce qu’en général, je l’ai vu de Mohamed Drame en lisant son interview aussi, il n’a pas voulu qu’on le présente en tant que jeune ivoirien, mais c’est un africain et moi aussi je suis un jeune africain. Pour que l’Afrique soit un vrai continent, il faut que les gens soient soudés, quand je dis souder c’est vraiment travailler en collaboration et ne pas faire de différence entre celui-ci est un ivoirien, l’autre est un togolais, etc… Non ! Nous sommes tous des africains, on a le même sang si on vous pique aujourd’hui ce n’est pas un sang noir ou bleu ou jaune qui va sortir mais c’est un sang rouge. On est tous des êtres humains, donc il faut vraiment y croire et travailler dur.

Corneille TOWENDO : J’aime déjà beaucoup le fait que M. Basile Niane est inspiré par mon interview avec M. Drame qui est ivoirien mais qui préfère qu’on l’appelle africain, M. Basile Niane préfère aussi être appelée africain tout simplement. Et le conseil c’est de travailler dur, l’entrepreneuriat n’est pas facile donc chers entrepreneurs et aspirants entrepreneurs qui nous écoutez retenez que l’entrepreneuriat n’est pas facile mais ce qui est sûr, le bonheur, le salut se trouve au bout de l’effort donc comme M. Basile l’a dit n’abandonnez pas, n’abandonnez jamais.

Et comment est-ce que nos auditeurs peuvent enfin vous contacter ou contacter votre entreprise socialnetlink.org M. Basile ?

Basile Niane : Je dis souvent aux gens que je ne donne jamais de carte de visite parce que je suis un fanatique d’internet. Si la personne a vraiment besoin de toi, elle fera des recherches. Je dis souvent taper mon nom sur Google et vous aurez mes contact c’est tout et simple. Mais quand même vous pouvez aussi aller visiter notre page Facebook du site socialnetlink et notre page Twitter, je suis très réactif. Vous m’envoyez un message sur Twitter, je vous réponds à l’ instant T, je suis connecté 24/24 donc pour me joindre, ne m’appeler pas au téléphone, je ne réponds pas souvent au téléphone, je suis très E-mail, Facebook, Twitter donc tapez Basile Niane sur Google et vous verrez tous les contacts.

Corneille TOWENDO : Voilà comme M. Basile l’a dit, c’est comme ça que j’ai eu beaucoup d’informations sur lui, tapez juste son nom Basile Niane sur Google et vous aurez toutes les informations dont vous aurez besoin mais en tout cas pour pouvoir vous aider un peu, toutes les ressources pour communiquer avec Basile, les liens vers la page Facebook, vers le compte Twitter, seront disponible sur la page qui sera dédiée à M. Basile Niane de SocialNetlink.org donc vous pourrez y accéder facilement.

Et merci M. Basile Niane d’avoir partagé avec nous vos expériences, beaucoup de conseils très intéressant, inspirant et motivant. Dieu vous bénisse pour cela, à très bientôt et portez-vous bien.  

Basile Niane : Merci à vous et vraiment bravo pour le travail que vous êtes en train de faire, j’étais tellement fasciné par le travail quand j’ai vu le blog, et j’espère qu’on aura un partenariat parce qu’on a cette même vision de l’entrepreneuriat africain.

Corneille TOWENDO : Merci Monsieur Basile.

 

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By | 2017-04-04T12:14:00+00:00 octobre 15th, 2015|100-Audio-Podcast, Podcasts-EEAction|