013 – Mountaga CISSE de ITMAG & SIMTECH sur EntrepreneurEnAction

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Bonjour chers amis entrepreneurs et aspirants entrepreneurs et bienvenue sur entrepreneurenaction.com, où je discute avec les entrepreneurs africains qui évoluent et s’en sortent en Afrique. Vous pouvez accéder à notre site web en tapant entrepreneurenaction.com ou eeaction.com alors préparez-vous à l’action. 

C’est avec plaisir que je me présente Corneille TOWENDO fondateur et hôte d’EntrepreneurEnAction et je suis très heureux d’introduire notre invité d’aujourd’hui Monsieur Mountaga CISSE.

Corneille TOWENDO : Alors Monsieur Mountaga CISSE, êtes-vous prêt à motiver nos auditeurs à l’action ? 

Mountaga CISSE : Oui, avec plaisir. 

Corneille TOWENDO : Passionné du web et du multimédia Mountaga CISSE est un consultant formateur spécialiste des nouveaux médias. Âgé de 36 ans, Mountaga est ingénieur informaticien de formation. Il capitalise aujourd’hui plus de 10 ans d’expérience dans le secteur des TIC.

Après plusieurs années passées dans des entreprises, dans différentes branches du secteur des technologies, Mountaga a créé en octobre 2013, l’agence digitale SIMTECH spécialisée en services web et multimédia. Mountaga est aussi cofondateur et manager du magazine en ligne itmag.sn

Monsieur Mountaga prenez une minute et complétez l’introduction que j’ai donnée de vous et donnez-nous un petit aperçu de votre vie personnelle.

Mountaga CISSE : Merci Corneille TOWENDO, de m’avoir invité. Euh j’ajouterais dans la présentation, mon dernier parcours ou mes dernières activités depuis quatre à cinq mois maintenant je suis digital manager à Dakar Actu qui est un site d’information basé à Dakar et je suis le secrétaire à la communication et porte-parole de appel, appel c’est l’association des professionnels éditeurs de la presse en ligne du Sénégal. Alors pour revenir un peu sur mon parcours d’abord professionnel, ensuite personnel, j’ai eu mon bac exactement le 22 juillet 2000 au lycée technique André Peytavin en fait c’est une date qui m’a beaucoup marqué je reviendrais sur ça. C’est un bac technique donc T1, que j’ai eu au lycée André Peytavin de St Louis, ma ville natale et après cela je suis allé à l’université Gaston Berger de St Louis où j’ai fait le diplôme universitaire en réseau et informatique de gestion, c’est un bac + 2. Et je suis resté un an à st louis à chercher un stage que je n’ai pas trouvé et en octobre 2003, je me suis dit il faut que je continue mes études et je suis venu à Dakar pour m’inscrire à l’institut africain de management, qui est une école de management mais qui avait lancé une filière informatique donc le diplôme universitaire en réseau informatique. Donc c’est le diplôme des ingénieurs technologue en informatique. C’est la formation que j’ai eu à faire à IAM, je suis sorti major de la promotion en 2005 et en 2005, cette même année, un mois après je crois, à la fin de nos cours j’ai été recruté à Sentoo. Sentoo, c’était la filiale internet de Sonatel à l’époque, c’était le fournisseur d’accès. Donc j’étais là-bas comme hot-liner, on nous appelait le hot-liner, ceux qui répondait au téléphone pour assister techniquement les clients de sonatel qui devait aller, accéder à internet et un an après on m’a prit dans le service client professionnel pour l’entreprise parce que la personne qui s’en occupait était parti donc voila il y a eu une compétition et on m’a pris et j’ai fait deux ans là-bas comme support client professionnel et entreprise donc les clients qui avaient des bases de données, des sites web, des messageries professionnelles, donc les institutions, les ambassades, l’État etc. Donc je me crée un petit support et c’est en juin 2008 que j’ai quitté pour créer ma première entreprise avec deux autres collègues donc qui étaient là-bas, deux d’entre nous donc un autre collègue et moi, on a quitté, l’autre était resté mais tous les trois, on a fondé l’entreprise qui s’appelait safar technologie. C’était en 2006, en 2006 on a émis l’idée mais c’est en 2008 on a officiellement quitté pour nous consacrer à ça.  Donc voila si vous le voulez je pourrais peut être revenir sur le parcours, tout ce qu’on a eu a connaitre comme difficultés, échecs, comme réussite durant ce processus là.

Et maintenant sur ma vie personnelle, comme vous l’avez dit, je suis âgé de 36 ans, marié, divorcé, et un fils de 6 ans qui est actuellement parti en vacances chez sa mère mais qui vit avec moi à Dakar. Voila quoi une vie très très bien remplie.  

Corneille TOWENDO : Très bien très intéressant et parlez-nous un peu plus de SIMTECH et de itmag.sn 

Mountaga CISSE : Alors comme je l’ai dit SIMTech est né avant l’aventure Safar technologie parce que lorsque nous avons créé Safar technologie, on avait cette fougue de l’entrepreneuriat, on était embauché dans une grande structure mais bon, on avait cette envie de voler de nos propres ailes et là on avait tellement d’idées à mettre en place donc on a décidé de quitter, on a créé Safar technologie mais un an après nous nous sommes rendu compte que le monde de l’entrepreneuriat n’était pas ce qu’on croyait en tout cas à l’époque parce qu’on avait du mal à trouver les marchés parce que vous savez quand vous êtes très jeunes à l’époque on avait 25 ans, en tout cas moi j’avais 25 ans je crois. On ne vous donne pas tout de suite certains projets et on a compris après qu’au Sénégal globalement en Afrique, pour gagner certains marches, il faut connaître quelqu’un qui connaisse quelqu’un là-bas c’était pas facile mais quand même on a eu à réaliser des choses fantastiques mais ce qui a, ce qui m’a le plus poussé à quitter c’est qu’on avait des problèmes personnels entre nous voilà et puisque tous les trois, on était déjà promotionnaires de IAM, on est sorti de l’IAM tous ensemble, on voulait vraiment garder nos liens amicaux. Alors moi j’ai décidé de quitter pour voler de mes propres ailes, pour en tout cas aller faire autre chose. Mais l’aventure Safar technologie a continué, et a continué jusqu’à présent parce que mon ex collaborateur, lui a préféré rester. On se voit tout le temps, on est toujours ami, on se voit, on parle, on partage même certains projets sur lesquels parfois il m’invite à participer, donc j’apporte mon expertise. Mais à l’époque il fallait vraiment se séparer, chacun a pris son chemin, cela n’a pas empêché qu’on garde les liens. C’est ça quoi, garder nos liens et après c’est en 2010 que j’ai décidé de créer SIMTECH, mais c’est en 2013, fin 2013 vraiment qu’on a officialisé parce qu’à l’époque, je devais quitter Safar, on avait ITMAG, qui avait été créé en interne c’est-à- dire, il y a quelques mois, au mois de juin 2009 mais c’est donc au mois de février 2010 qu’il y a eu cette séparation. Et je suis parti avec ITMAG et c’est de là que j’ai voulu vraiment me lancer à temps plein sur le projet ITMAG, qui est un magazine en ligne, à l’époque c’était un portail, un portail qui faisait de l’agrégation de contenu donc spécialisé technologique, télécommunication et tout ça . Après, il y avait un modèle économique, on parlera certainement de ça, et c’est en 2013, Octobre 2013, que j’ai décidé d’organiser tout ça parce que je fonctionnais en free-lance pour gagner ma vie et ITMAG qui n’était pas rentable donc c’était juste une page à développer avec une vision sur le long terme de rentabilité. Donc pour organiser tout ça dans une même entité c’est pour ça, qu’on a mis en place SIMTech qui fonctionne jusqu’à présent.  

Corneille TOWENDO : Ben superbe introduction et j’ai noté déjà beaucoup de points très important comme le fait qu’il faut savoir se séparer de certains par exemple on a qu’à dire, les appeler co-fondateur si vous voyez que vous êtes en train de bosser sur des projets et vous voyez que la synergie n’est pas là ou que la la synergie n’est plus là, il faut savoir prendre la décision de se séparer pour commencer quelque chose de nouveau, avec de nouvelles visions et de nouvelles perspectives, c’est bien ça?

Mountaga CISSE : C’est bien ça! Parce qu’à l’époque chacun de nous avait sa vision de l’entrepreneuriat, était bien dans son domaine mais pas dans l’autre. Lorsqu’on sait séparer, chacun a poursuivi son chemin et chacun a réussi de son côté. Donc mon collègue, quand je le vois aujourd’hui, je lui dis que tu es devenu riche parce que voilà il a réussi, il a pu amener Safar Technologie là où on l’avait laissé ensemble vers un autre niveau. Moi aussi de mon côté, j’ai fait autre chose, donc j’ai exploité d’autres domaines qui aujourd’hui marchent très bien.

Corneille TOWENDO : Alors on va attaquer avec idéalement comment passez-vous vos matinées Monsieur Mountaga? Sport, travail directement, qu’est-ce que vous faites quand vous levez ?

Mountaga CISSE : Quand je me lève, je suis un couche-tard comme les informaticiens, je me couche très tard mais je fais tout pour me lever tôt surtout en période d’année scolaire. Surtout que mon fils doit aller à l’école donc je me lève très tôt et je fais ma prière comme un bon musulman pratiquant et après je prends mon petit déjeuner et aussitôt j’allume mon ordinateur, je commence à travailler avant même de quitter chez moi, je peux commencer à travailler. Il peut même arriver que je reste chez moi toute la matinée parce que je dois finir certaines choses avant d’aller au bureau,  parce que nous dès qu’on a la connexion, je passe beaucoup de temps avec mon ordinateur,même dans mon lit. Mon ordinateur est l’élément qui passe beaucoup plus de temps avec moi peut être a part mon smart phone et mes matinées je les passe comme ça et toute la journée je fais de la veille, je travaille sur des projets sur lesquels j’interviens et puis comme je suis formateur, j’anime des sessions de formation, je suis formateur au Cesti, je fais des supports de cours avec des captures d’écran et tout ça et au bureau, je me concentre sur le travail du bureau ici à Dakar Actu et après voila c’est comme ça que ça se termine ma journée. 

Corneille TOWENDO : Vous me rappelez lorsque j’étais IT manager au Ghana je rêvais de ce jour où je pourrais rester dans mon lit jusqu’à 13 heures et ne pas être obligé d’arriver au boulot à huit heures du matin. Donc ou je pourrais rester dans mon lit jusqu’à 13 heures avec mon ordinateur en train de travailler dans le confort de chez moi mais tout en bossant mais dans un confort qui est par exemple celui de chez moi, est-ce que vous voyez? Sans pour autant avoir cette pression là, de l’employé en quelque sorte. Qu’est ce que vous en pensez? 

Mountaga CISSE : Parce que vous savez, notre activité n’a pas d’horaire fixe, on peut travailler à trois heures du matin, on peut recevoir un mail à 7 heures et devoir le traiter tout de suite. Donc dès l’instant qu’on a la connexion, on peut ne pas se déplacer aller au bureau, bon ça c’est peut être historiquement c’est ça qu’on a trouvé, le fonctionnement de bureau, l’environnement ça stimule un peu mais moi il m’arrive de rester chez moi toute la journée et de travailler là-bas comme vous avez dit un confort de la maison, de la chambre, de tout ça et cela montre que le monde de l’entrepreneuriat a beaucoup évolué donc on est plus obligé de sortir de chez soi, prendre des transports, se rendre quelque part, travailler. Donc la on peut perdre des heures dans les transports avec ce qu’il y a comme embouteillages mais bon il y a aussi son côté inconvénient, le fait d’être tout seul dans son coin parfois, ça ne stimule pas vraiment le travail d’équipe qui devait y avoir et tout ça. 

Corneille TOWENDO : Alors quelle est votre plus grande force en tant qu’entrepreneur Monsieur Mountaga?

Mountaga CISSE : Ma plus grande force, c’est l’optimisme c’est-à-dire quand je fais quelque chose et que j’ai la capacité de réaliser cette chose-là je fonce. Mais mon autre force c’est que je ne me considère pas comme l’homme à tout faire c’est-à-dire moi je sais partager les expériences. C’est-à-dire quand on me confie un projet je me limite à mes capacités, c’est-à-dire je dis à mes interlocuteurs je sais faire telle chose et je le fais et je veux bien le faire et telle autre chose, puisque je n’ai pas la capacité intellectuelle ou l’expertise pour réaliser ça, j’essaie de m’entourer des meilleurs dans ce domaine pour réaliser cette chose-là et c’est ce qui fait que lorsqu’on travaille en équipe, on peut réussir facilement alors que l’inconvénient qu’on a ici est que les gens ont parfois par cette envie de tout faire et malheureusement on ne réussit presque pas toujours. 

Corneille TOWENDO : Alors il faut savoir déléguer chers amis entrepreneurs et aspirants entrepreneurs qui nous écoutez et quelle est votre plus grande faiblesse en tant qu’entrepreneur Monsieur Mountaga?

Mountaga CISSE : Ma faiblesse est que je suis un éternel perfectionniste. Quand je veux faire quelque chose je veux bien la faire et malheureusement je peux perdre énormément de temps à vouloir donner une perfection au produit final et ça fait un défaut que j’ai, et que j’essaie de corriger parfois on se dit bon le client il a payé tant, il faut lui donner le produit pour lequel il a payé sans pour autant perdre trop de temps à vouloir lui proposer quelque chose qui aurait dû coûter 10 fois plus cher. Parfois dans le monde de l’entrepreneuriat, il faut savoir prendre des décisions et se limiter à ce que la rémunération nous apporte. 

Corneille TOWENDO : Quelque chose qui me vient à l’esprit c’est, ne perdez pas votre temps à avoir la version 10 de cette application que vous voulez créer ou de ce site web que vous voulez créer ou bien de ce produit que vous vous apprêtez à lancer, n’attendez pas d’avoir la version numéro 10, il faut commencer par la version numéro un et l’améliorer vers la version numéro deux, numéro trois et au fil du temps arriver à cette version numéro 10, à laquelle, qui sera un peu plus parfaite que cette version numéro un mais il faut savoir commencer petit c’est ce que je dirais. Qu’est-ce que vous en pensez?

Mountaga CISSE: Exactement, d’ailleurs même si vous voyez les grandes entreprises technologiques, elles font comme ça. Par exemple lorsque Google a lancé Gmail en 2003, 2004, effectivement c’était en version bêta il a fallu trois, quatre ans pour que la version normale, la version une, sorte de terrain quoi!

Donc ils l’ont lancé, ils l’ont fait fonctionner, le Facebook d’il y a 10 ans est différent du Facebook qu’on a aujourd’hui, Microsoft avec toutes ses versions de Windows, Apple ,iPhone qui est le premier iPhone est vraiment différent de l’iphone 6, pour dire que dans le secteur dans lequel nous sommes, il faut savoir commencer. D’abord démarrer par quelque chose et puis après essayer de l’améliorer jusqu’à ce que vous aillez voilà le produit final et pas atteindre dans son coin avoir la perfection du produit que vous voulez.

Corneille TOWENDO : Chers amis entrepreneurs et aspirants entrepreneurs qui nous écoutez j’espère que vous êtes en train de noter beaucoup de conseils intéressants et de choses intéressantes dans ce que nous sommes en train de dire dans les échanges avec Monsieur Mountaga. Alors Monsieur Montana quel est ce projet qui vous inspire présentement et vous pousse à l’action? 

Mountaga CISSE : ITMAG, je prononce ce mot parce qu’ITMAG, c’est d’abord une passion, moi j’ai fait une formation en informatique, j’ai toujours eu cette passion de la veille technologique, essayer d’être au courant en tout cas de l’essentiel de l’information technologique et lorsqu’on a créé ITMAG, il y a six ans, c’était en 2009 on avait pour objectif sur le court terme, rentabiliser l’activité, il nous a fallu cinq ans pour comprendre que ITMAG ce n’est pas un projet qui peut être rentable tout de suite ça c’est un. Deuxièmement c’est que notre vision, le modèle économique qu’on avait à l’époque n’est pas adapté au secteur sur lequel on s’intéressait mais puisque le projet sortait de terre et qu’il sanctionnait, chaque fois qu’on croise les gens, ils apprécient, c’est ça qui me donnait la force c’est ça qui me permettait de continuer avec les autres collaborateurs avec qui je travaille et donc là le projet, le fait de pouvoir mettre quelque chose, chaque semaine, de chaque mois, mettre du contenu et que les gens apprécient et qu’on se rend compte qu’a chaque fois on quitte un point vers un autre point, on est un train d’avancer même si c’est très lent donc c’est ça qui donne la force de vouloir continuer. On sait que nous sommes sur le chemin, nous sommes entrain de voir le bout du tunnel et si on continue, nous atteindrons ce bout du tunnel la. Et ce qu’on a déjà parcouru est beaucoup plus grand, beaucoup plus important que le chemin qu’il nous reste à parcourir .

Corneille TOWENDO : Ben j’espère que les dires de monsieur Mountaga sont en train de vous donner le sourire comme ils sont en train de me donner le sourire beaucoup de choses intéressantes à récupérer dans tout ce que monsieur Mountaga vient de dire. Alors monsieur Mountaga raconté l’histoire de ce que vous considérez comme étant votre pire moment en tant qu’entrepreneur?

Mountaga CISSE: Alors notre pire moment en tant qu’entrepreneur c’est lorsque nous nous sommes rendus compte que lorsque nous sommes rendus compte de la vraie réalité de l’entrepreneuriat parce qu’avec notre fougue de jeunesse, notre fougue du monde de l’entreprise lorsque nous quittions notre premier emploi pour créer Safar technologie, on a eu à tomber sur pas mal d’obstacles. D’abord le fait de d’affronter le terrain c’est-à-dire vous avez comme conquérant de grandes entreprises qui font la même chose que vous, pas forcément mieux que vous, mais quand même qui  font la même chose que vous et qui sont mieux connus que vous et qui ont une capacité financière beaucoup plus énorme que celle que vous avez. Alors lorsque vous avez un appel d’offre et vous devez soumissionner, déjà vous n’avez pas beaucoup de références, donc ce qui ne milite pas en votre faveur, et puis vous n’avez pas un carnet d’adresses énorme  et là, vous vous dites, je sais mieux faire ce projet-là, si on me le donne, je vais bien le réaliser mais après vous vous rendez compte que vous ne faites pas le poids face à vos concurrents, ça c’est un premier élément. Le second élément c’est l’accès aux ressources financières parce que le fait de vouloir fonctionner sur fonds propres au début c’était comme ça. On s’était dit on va fonctionner sur fonds propres, on s’est rendu compte que dans le monde de l’entrepreneuriat, c’est très difficile de fonctionner sur fonds propres, même les grandes entreprises voila, font appel à des fonds et tout ça, soit par financement de banque ou par d’autres moyens de financement. Donc là, au Sénégal, en Afrique on sait que l’accès au financement pour les jeunes entrepreneurs est très difficile. On a monté des dossiers, qu’on a soumis à des banques, ils nous ont dit bon vous êtes dans le secteur technologique, ce n’est pas du concret, ce n’est pas quelque chose de palpable, bon c’est très difficile de vous financer. Et là après on a pris du recul pour comprendre qu’il y a une autre approche à mettre en place. Donc ça, aussi c’était des moments très difficiles mais qui aujourd’hui, on a pu surmonté. 

Corneille TOWENDO : Et quel est ce conseil que vous pouvez donner par exemple à la jeunesse africaine et la jeunesse tout entière, la jeunesse au niveau international qui nous écoute quel est ce conseil que vous pouvez leur donner par rapport à ce vécu. 

Mountaga CISSE: Alors le premier conseil, c’est-à-dire le constat d’abord, le constat c’est quoi, nous sommes dans un continent où on a l’aspect sociétal qui veut que vous fassiez des études, vous sortez, vous êtes derrière un bureau, soit vous êtes embauché dans une entreprise ou bien par l’État et vous êtes tranquille c’est ça le concept que nous avons dans nos familles. Donc vos parents, ils attendent que vous réussissiez de cette façon-la. Lorsque vous vous mettez dans le monde de l’entrepreneuriat, tout le monde ne vous comprends pas. Donc le premier conseil c’est d’abord d’éduquer les gens, de leur faire comprendre que le monde entrepreneurial peut être une porte de réussite, une porte de sortie, donc en parler avec sa famille, moi-même j’ai eu à rencontrer des difficultés, c’est-à-dire que les gens ne vous comprennent pas lorsque vous dites je démissionne de mon emploi pour créer mon entreprise. Les gens ne vont pas comprendre ça surtout après les premiers mois, vous vous mettez dans votre entreprise, vous vous rendez compte que c’est pas facile voilà, vous n’êtes plus salarié, donc c’est à vous même de trouver votre propre salaire. Donc les premiers mois, vous galérez, c’est difficile, donc le conseil que je donnerais aux gens qui m’écoutent, c’est de bien vous préparer lorsque vous devez sauter dans le monde de l’entrepreneuriat, assurer beaucoup de garanties financières sociétale. En parler avec votre famille, leur expliquez que c’est des choses qui sont possibles et puis il y a des exemples,beaucoup d’exemples de réussite et de success story dans le monde et donner ça comme exemple et la ça vous permettra de vraiment y aller mais voilà avec beaucoup d’assurance, 

Corneille TOWENDO: Avec beaucoup de garanties 

Mountaga CISSE: Surtout avec beaucoup de garanties 

Corneille TOWENDO: Et racontez-nous à quel moment et comment vous est venue cette étincelle, cette idée de génie je dirais sur laquelle vous vous êtes basés pour bâtir ces différentes entreprises.

Mountaga CISSE: D’abord lorsqu’on était dans cette entreprise là pour faire donc du support client, nous sommes sortis comme comme ingénieur informaticien alors nous avions chacun d’entre nous des projets, d’accord? technologiques sur lesquels nous travaillons et notre première idée c’était de dire, on va pas se limiter au projet d’école pour avoir notre diplôme, on va essayer de les réaliser comme tout jeune pratiquement. Vous faites un projet de mémoire tout ça mais vous voulez le réaliser et à l’époque on avait pas trop de charge, bon jeune, on n’était pas marié, vous voulez vraiment vous y mettre tout de suite et on a vu beaucoup d’exemples de réussite, de jeunes qui ont créé leurs entreprises et ça nous a donné un peu cet esprit là de vouloir faire quelque chose et un parmi nous parce que c’est de lui qu’est venu l’idée de Safar technologie que je salue au passage si il m’écoute, et c’est lui même qui a continué l’aventure jusqu’à présent. Alors il nous en a parlé, il a dit qu’il a cette idée de créer une entreprise, il nous a invité deux autres personnes, alors quelqu’un d’autre et moi, on l’a rejoint et on a créé cette entreprise là. Donc l’idee est venue de là et là on le regrette pas du tout, on a fait pas mal de chemin et on a beaucoup appris. 

Corneille TOWENDO: Ben merci pour ces mots, pour cette inspiration et cette motivation Monsieur Mountaga et quel est ce conseil que vous avez reçu en tant qu’entrepreneur et que vous aimeriez partager avec notre audience?

Mountaga CISSE: C’est l’organisation, c’est-à-dire lorsque j’ai quitté safar technologie avec mon ITMAG sachant que mon ITMAG ne pouvait pas être rentable mais fallait continuer à le gérer et j’étais là avec mon profil de consultant, je faisais beaucoup d’activités en mode free lance. Alors il m’était arrivé en quelques années, j’étais devenu très débordé et il y avait  tellement de choses à faire, tellement de sollicitations qu’il fallait vraiment s’organiser. Alors en discutant avec des professionnels qui nous ont conseillé de tout structurer c’est-à-dire de mettre tout ça dans une structure comme ça vous aurez des collaborateurs, rendre la chose beaucoup plus formelle parce ce qu’on voit aujourd’hui, c’est que les gens travaillent beaucoup dans informel, ils ne sont pas organisé même lorsque vous ouvrez leur ordinateur, vous voyez tellement de fichiers désorganisés un peu partout, et le fait de s’organiser permet de gagner du temps, d’avoir une visibilité sur le court, moyen, long terme de ce que vous avez envie de faire et comment vous devez vous y mettre. Donc l’organisation est un premier élément de conseil pour un entrepreneur.

Corneille TOWENDO: Je note l’organisation alors partagez l’une de vos habitudes personnelles qui contribue à votre succès. 

Mountaga CISSE: Habitude personnelle, c’est de comment dirais-je, c’est de tout planifier c’est-à-dire que ne pas prendre une décision tout de suite dans le monde de l’entrepreneuriat parce que les décisions que vous prenez peuvent avoir un impact sur votre futur. Donc le fait de réfléchir et de bien réfléchir sur les décisions que vous devez prendre lorsque vous devez faire certaines choses lorsque vous devez par exemple exécuter certains marchés, lorsque vous devez faire une offre financière à un client. Parce qu’il nous est arrivé de faire une offre financière à un client qui a validé, on a démarré le projet, on a énormément perdu et du temps et de l’argent dans ce projet. Ce sont des choses que l’on peut apprendre au fur et à mesure, donc bien évaluer  le projet que vous devez réaliser, comment facturer ça. Ça aussi c’est de la compétence en forme de compétence parfois vous devez recourir a certaines competences. Ne pas vous limitez à votre propre expertise, parce que vous avez un profit technique mais pas financier, pas organisationnel, vous devez de les faire appel à ces autres profils la, pour vraiment exécuter certains marchés. 

Corneille TOWENDO: Ben très intéressant ce que Monsieur Mountaga vient de dire d’habitude soit vous êtes un marketeur et vous n’avez pas le profil technique, parfois vous êtes technique et n’avez pas le profil communication, parfois vous êtes communication vous n’avez pas le profil comptabilité donc sachez identifier cette partie que vous n’avez pas et n’hésitez pas à aller demander de l’aide pour pouvoir avancer dans ce projet là ou dans cette idée sur laquelle vous êtes en train de travailler. Partagez avec nos auditeurs Monsieur Mountaga, une ressource ou certaines ressources que vous utilisez souvent et qui vous aident dans votre monde entrepreneurial. Ça peut être une application,  votre téléphone, Google drive.

Mountaga CISSE: Euh j’aime bien Google agenda. Google agenda qui est un outil pour moi qui me suis à la trace. Soit
sur mon smartphone, ou sur mon ordinateur. Chaque fois que je dois faire quelque chose ou programmer un rendez-vous je mets ça sur mon Google Agenda avec des systèmes d’alertes. J’utilise aussi Google Alerts qui est un outil qui me permet d’être au courant de ce qui se dit sur certaines choses sur certains mots clés, la messagerie bien entendue aussi je peux pas m’en passer , je dois tout le temps regarder mon téléphone, mon smartphone pour voir si j’ai reçu un e-mail etc. les outils de stockage de contenu parce que j’ai eu à perdre des ordinateurs, on m’avait volé en 2010, et j’avais énormément de données là-bas. Tout ce que j’ai eu à faire  entre 2003 et 2010 était là-bas. Depuis ce jour-là, je mets toujours des copies de mes fichiers sur des environnements soit sur le Cloud ou bien sur les supports amovibles donc j’utilise ces supports là comme Google drive, Dropbox donc il y a pas mal d’outils qui aujourd’hui permettent de faire ça. Les réseaux sociaux que ça soit Facebook, LinkedIn ou Twitter donc je les utilise très souvent. Il y a  aussi un outil qui s’appelle productive que j’utilise avec mes collaborateurs qui est un outil de gestion de projet et des tâches. C’est à dire lorsque vous travaillez, vous devez avoir une visibilité de comment vous allez démarrer des processus, des tâches qui doit faire ça, est-ce que ça été fait et est-ce que ça été démarré et voilà où est-ce vous en êtes et voilà il y a un outil très productif que j’utilise très souvent qui me permets de suivre à la minute, à la seconde, toutes mes activités.

Corneille TOWENDO:  Ben chers entrepreneurs et aspirants entrepreneurs qui nous écoutez, toutes les ressources que Monsieur Mountaga vient de citer seront disponibles sur la page de Monsieur Mountaga qui sera disponible sur entrepreneurenaction.com  donc vous pourrez y aller et récupérer facilement ces ressources. Quel livre recommanderiez-vous à nos auditeurs pour les pousser à l’entrepreneuriat ou bien les pousser à l’action et dites-nous pourquoi ce livre?

Mountaga CISSE: Je ne suis pas un grand fan lecture, ça fait des années que je n’ai pas lu de livres mais par contre quelqu’un qui passe tout son temps sur internet. J’aime bien regardé les vidéos par exemple les conférences T10, qui racontent un peu les success story, même au Sénégal il y a une structure qui a lancé une initiative qui un peu ressemble à ça pour parler un peu des réussites et de tout ça qui s’appelle Top show. Donc moi je passe beaucoup de temps à regarder des vidéos, à écouter des podcasts, on en parlait tout à l’heure en off et j’écoute très souvent les podcasts des gens pas forcément dans le domaine technologique, parfois ça n’a rien à voir avec la technologie mais ça stimule un peu la conscience, ça permets de savoir que voila on peut réussir certaines choses, il y a des conseils même dans la vie privée, personnelle donc les choses sur certains blogs, sur certains sites internet que je visite souvent.

Corneille TOWENDO: Euh très intéressant ce que monsieur Mountaga vient de dire, il n’aime pas beaucoup lire mais ce qu’il aime faire c’est regarder des vidéos inspirationnelles sur YouTube, sur internet ou écouter des podcasts qui vont nourrir son esprit d’entrepreneur, nourrit son esprit entrepreneurial donc c’est quelque chose d’assez intéressant si vous êtes entrepreneurs ou aspirants entrepreneurs identifiés cette manière que vous aimez de consommer du contenu et allez y, si ce n’est pas la lecture, ça peut être regardé des vidéos, si ce n’est pas regarder des vidéos, ça peut être écouter des podcasts. Tous ces contenus sont là pour vous et profiter-en au maximum. Pour terminer, merci de donner quelques conseils à la jeunesse africaine tout entière qui nous écoutent et pour les pousser à l’entrepreneuriat ou tout simplement pour les pousser à l’action?

Mountaga CISSE: Alors le conseil, j’entends souvent les seniors dire ne cherchez plus un emploi, créez pour vous-même, votre propre emploi. Et moi j’ai cru en ça depuis le début et ça me réussit franchement et donc le conseil que je donnerai à amener à mes compatriotes africains, jeunes africain, c’est de croire en vous-même et de ne pas être pessimiste. C’est sûr que vous allez rencontrer énormément d’obstacles parce que, quand même, c’est trop facile pour moi, voila, de ne rien faire. C’est-à-dire de sortir et puis après se faire embaucher quelque part, avoir son salaire. C’est vrai, il y a une sécurité là-dedans mais le fait de vouloir faire quelque chose de créer de la ressource, ça permis aussi de participer au développement de nos pays. Parce que ce sera à nous de les faire se développer au lieu de penser à quitter le pays. Voila, vous faites vos études ailleurs et vous restez là-bas. Ou bien vous quittez pour aller carrément immigrer dans d’autres pays. Il y en a qui le font et qui le réussissent mais il doit y en avoir certains qui restent ici et qui réalisent certaines choses. 

Corneille TOWENDO: Ben j’espère que vous êtes aussi motivés que moi par rapport à ce que monsieur Mountaga vient de dire beaucoup de motivation, beaucoup d’inspiration à récupérer de ces conseils là. Comment est-ce que nos auditeurs peuvent enfin vous contacter ou contacter vos entreprises?

Mountaga CISSE: Alors avant ça sur les conseils que je donnerai, nous sommes en train de vivre une période de transformation digitale. La technologie aujourd’hui, prends énormément de place dans nos vies et je vois certains parfois pour repousser un peu cette idée d’intégration de la technologie. Donc nous sommes dans un monde où si vous voulez réussir l’entrepreneuriat, même si c’est dans le domaine de l’agriculture, même si c’est dans le domaine de la pêche ou autre chose, vous devez prendre en compte la technologie. La technologie est un bon élément pour réussir dans le monde de l’entrepreneuriat que ça soit directement sur votre secteur ou indirectement c’est dans un autre secteur mais que vous comprenez. Alors pour me contacter, je le dis souvent quand je démarre mes cours au Cesti, ou dans des séminaires de formations, le plus simple moyen de me retrouver c’est de taper mon prénom et mon nom sur Google, Mountaga CISSE et là vous aurez énormément de choses sur moi parce que c’est un prénom qui n’est pas commun . Donc c’est une chance pour moi aussi. Et aussi sinon vous pouvez aller sur mon blog mountaga.com donc www.mountaga.com ou sur les sites sur lesquels j’interviens que ça soit itmag.snsentech.sn ou dackaractu.com 

Corneille TOWENDO: Ben ce que Monsieur Mountaga vient de dire est très vrai. Quand j’ai tapé Mountaga CISSE sur ce google j’ai eu beaucoup de liens et tous les liens menaient vers des informations sur lui et pas quelqu’un d’autre. Et tous les liens pour le contacter dont il vient de parler seront disponibles sur la page de Monsieur Mountaga sur entrepreneurenaction.com donc vous pourrez tout simplement y aller et cliquer et ça vous enverra sur le blog de Monsieur Mountaga ou sur l’un de ses sites web et merci Monsieur Mountaga CISSE d’avoir partagé avec nous vos expériences et beaucoup de motivation et d’inspiration et Dieu vous bénisse pour cela et à très bientôt.

Mountaga CISSE: A très bientôt et merci à vous aussi Dieu vous bénisse. 

 

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By | 2017-04-04T13:39:52+00:00 septembre 16th, 2015|100-Audio-Podcast, Podcasts-EEAction|