003 – Nicolas Bussard de SkilledAfricans sur EntrepreneurEnAction.com

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Nicolas BUSSARD

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Bonjour chers amis entrepreneurs et aspirants entrepreneurs et bienvenue sur entrepreneurenaction.com, où je discute avec les entrepreneurs africains qui évoluent et s’en sortent en Afrique. Vous pouvez accéder à notre site web en tapant entrepreneurenaction.com ou eeaction.com alors préparez-vous à l’action. C’est avec plaisir que je me présente Corneille TOWENDO  fondateur et hôte d’EntrepreneurEnAction et je suis très heureux d’introduire notre invité d’aujourd’hui Dr Nicolas BUSSARD.

Corneille TOWENDO :   Alors Mr Bussard êtes-vous prêt à motiver nos lecteurs à l’action ?

Nicolas BUSSARD : Ahhhh Oui je suis prêt. Je suis prêt depuis des années même.

Corneille TOWENDO : Dr Nicolas Bussard, né au Cameroun en 1977, a commencé sa carrière professionnelle en tant que professeur de mathématiques et d’e-commerce à l’université de Coventry, en Angleterre en 1998 dès l’âge de 21 ans. En parallèle, et dans cette même université, il a travaillé sur son doctorat en informatique et mathématiques appliquées à l’industrie aéronautique et l’a obtenu à l’âge de 24 ans.
Peu après Nicolas a rejoint une grosse société américaine basée à Birmingham et est ensuite devenu un entrepreneur en série du web. Nicolas a entre autres choses fondé Feedzilla.com en 2004, un projet personnel, qu’il a par la suite transformé en leader mondial de la distribution de flux RSS et de news widgets.
Après avoir concentré toute sa vie entrepreneuriale sur le monde occidental, en janvier 2012, Mr Nicolas a cofondé www.skilledafricans.com, un réseau social professionnel panafricain avec plus de 750.000 membres. SkilledAfricans permet aux africains d’améliorer leur employabilité afin de plus facilement trouver un nouvel emploi dans un des milliers d’entreprises inscrites sur la plateforme. En tant que PDG de SkilledAfricans, Nicolas souhaite faire venir plus de 30 millions de membres d’ici la fin 2020.

Alors Mr Nicolas BUSSARD prenez une minute et compléter l’introduction que j’ai donné de vous et donner nous un petit aperçu de votre vie personnelle.

Nicolas BUSSARD : Alors SkilledAfricans c’est une entreprise mais c’est un peu plus que ça, donc évidemment je suis entrepreneur, ce qui veut dire que je crée des entreprises privées, SkilledAfricans c’est aussi un projet qui se veut également social parce que l’objectif ce n’est pas seulement de former des gens avec qui on va uniquement gagner de l’argent mais tout simplement former le plus grand nombre de personnes à l’employabilité de manière à réduire le gap, l’écart qui a entre le besoin et offre sur le marché de l’emploi en Afrique. Donc moi je suis entrepreneur depuis maintenant 2004, ça fait 11 ans que je crée des entreprises et c’est vrai que étant né en Afrique, j’estime qu’à titre personnel cela n’engage que moi qu’on doit se rendre utile, réfléchir à comment aider le continent africain, comment on peut participer à améliorer certaines choses. En toute humilité, parce qu’on peut jamais tout changer, c’était ça l’idée derrière SkilledAfricans et je me définis en tant qu’entrepreneur avec une très grande humilité sociale.

Corneille TOWENDO : Super, très intéressant. Parlez-nous un peu de l’évolution de SkilledAfricans sur le marché Africain.

Nicolas BUSSARD : Déjà on a ouvert SkilledAfricans au grand public en début 2012, ça s’appelait LinkedAfrica on a changé le nom parce que tout le monde croyait qu’on était LinkedIn pour l’Afrique or justement c’est vraiment une chose clé, on n’est pas LinkedIn pour l’Afrique. LinkedIn c’est le plus grand réseau de professionnels, ils ont plus de 250millions de membres c’est énorme. Mais ils s’adressent à un public qui a moins de demande de besoin de formation que l’Afrique. Nous savons que grâce à des études qu’on a eu qui ont été écrites par la banque mondiale, par d’autres grands instituts, nous savons que la Chine et l’Inde sont deux nations qui ont déjà commencés à venir piocher dans la ressource humaine Africaine et qui vont le faire de plus en plus. Donc nous aujourd’hui nous préparons ça, c’est-à-dire que nous avons créé un site, nous ne sommes pas venus en Afrique avec ces idées d’occidentaux en se disant que nous allions copier LinkedIn et le reproduire en l’Afrique. Nous sommes partis du postulat inverse, à partir d’une étude du terrain, on s’est posé la question à savoir de quoi les africains ont besoin? Et c’est à partir des besoins des africains qu’on a créé le site. Aujourd’hui nous sortons tout juste du mode BETA. Le mode BETA pour ce qui ne le savent pas pour un site web c’est un mode dans lequel on limite le nombre d’utilisateur pour améliorer le service, donc aujourd’hui on en sort à peine avec 750 milles membres, on aurait pu en avoir plus mais on a préféré s’assurer que le service était bon, maintenant on n’est pas encore à l’état où on aimerait être il y a beaucoup de travail, on est en train de produire beaucoup de contenu, de cours en ligne, des tutoriels, des tests de compétences, des diagnostics de compétence. Nous améliorons aussi l’outil que nous avons créé qui s’appelle le Skillcloud. C’est un pilier de compétence que nous mettons à la disposition des entreprises, et tout cela prend du temps donc nous voulons vraiment nous assurer que le service est bon avant justement d’atteindre l’objectif de 30millions de membres en 2020. Mais on y est, on est en train de travailler actuellement sur le contenu pour vraiment améliorer le service que nous proposons aux personnes.

Corneille TOWENDO : Déjà félicitation pour cette entreprise et pour les grandes visions que vous avez pour l’Afrique, et comment est-ce que Mr Nicolas BUSSARD passe ses matinées?

Nicolas BUSSARD : Alors justement faut que je fasse beaucoup plus de sport, j’en fais pas beaucoup, mais j’ai un rythme très particulier parce que je me couche-tard, il peut m’arriver de me coucher à 1h ou à 6h, il n’y a jamais deux nuits de suite ou je me couche à la même heure. Parce que évidemment je travaille beaucoup et quand on est chef d’entreprise on se doit de travailler beaucoup et cela demande énormément d’investissement personnel donc c’est difficile, il y a pas de rythme spécifique, c’est très variable. Mais je conseille à tous les entrepreneurs de faire du sport et je compte m’y mettre d’avantage.

Corneille TOWENDO : C’est sûr, alors Mr BUSSARD quelle est votre plus grande force en tant qu’entrepreneur?

Nicolas BUSSARD: Ma plus grande force en tant qu’entrepreneur, je pense que ça pourrait déplaire à certains Africains, mais c’est d’avoir passé beaucoup de temps en occident, d’avoir déjà été entrepreneur, d’avoir déjà créé des entreprises pour lesquels j’ai levé des fonds, beaucoup d’argent (des milliards de francs). C’est une chance d’avoir eu ces expériences, d’avoir vendu des parts de mes sociétés, d’avoir vendus des sociétés également. C’est l’expérience tout simplement, c’est une grande force, quand on arrive en Afrique, on peut se dire que tout est facile, puisque tout est à faire, mais ce n’est pas du tout le cas. Les règles ne sont pas les mêmes, il y a beaucoup de choses à observer, des choses qui sont différentes en occident. Il faut arriver ici en Afrique avec de l’expérience. Vous savez quand on veut lever des fonds, souvent on est content d’avoir pu lever des fonds auprès d’une Capital Venture ou d’une banque, mais lever les fonds ce n’est que le début des problèmes, et beaucoup d’entreprises en Afrique ont beaucoup de difficultés parce que les entrepreneurs n’ont pas d’expérience. Moi je vous dirais que, ça n’engage que moi, il y a trois types d’entrepreneurs : L’artisan, le visionnaire et le gestionnaire. L’artisan c’est celui qui a le savoir-faire, donc il crée sa société parce qu’il a un savoir-faire et il a envie d’être indépendant, il n’a pas envie d’avoir de patrons. Le visionnaire c’est celui qui n’a pas forcement le savoir-faire mais qui a la vision à long terme, si on prend l’exemple de Steve Jobs et de Steve Wozniak les 2 fondateurs de Apple. Wozniak c’était l’artisan, c’est lui qui avait la compétence technique, c’est lui qui a créé les premiers Apple et Jobs c’était le visionnaire celui qui avait la vision à long terme, son but était de mettre un ordinateur Apple sur tous les bureaux du monde entier. Et le troisième type, c’est le gestionnaire, c’est celui qui sait gérer le personnel, qui sait gérer l’entreprise dans son  ensemble. Et le problème en Afrique c’est qu’on peut trouver des artisans, il y a beaucoup d’artisans, beaucoup de gens qui ont le savoir-faire. On peut trouver des visionnaires, ça il y en a beaucoup mais on ne trouve pas beaucoup de gestionnaire, parce que la gestion s’acquiert avec de l’expérience et je pense qu’un Entrepreneur aguerrit il devient les trois (3).

Corneille TOWENDO : Très bien noté, je suppose qu’actuellement vous avez rassemblés tous ces trois chapeaux?

Nicolas BUSSARD : Je dirais que mon parcours, mes expériences passées, m’ont forcé à acquérir les trois compétences. J’ai toujours été visionnaire, j’ai toujours été artisan parce que j’ai toujours eu le savoir-faire technologique et marketing mais il me manquait le côté gestionnaire, ce qui est normal parce que ça il faut l’appendre avec l’expérience, ce n’est pas inné. Et je pense aujourd’hui que j’ai les trois chapeaux effectivement.

Corneille TOWENDO : J’espère devenir un jour comme vous parce qu’actuellement je crois que je suis l’artisan et le visionnaire, donc j’espère très bientôt dire que je serai aussi gestionnaire comme vous.

Nicolas BUSSARD : Ça s’apprend dans la douleur en fait le côté gestionnaire.

Corneille TOWENDO : Je n’ai pas peur de souffrir. Nicolas BUSSARD : Ben voilà c’est ce que je dis aux futurs entrepreneurs ou ceux qui commencent ou ceux qui n’ont pas l’expérience nécessaire que la gestion ça s’apprend toujours dans la douleur, parce que même si on a fait des études de gestion, oui entre la pratique et la théorie, c’est quelque chose de très différent et on ne peut pas tout avoir donc cela s’acquiert dans le temps.

Corneille TOWENDO : Mr BUSSARD quelle est votre plus grande faiblesse en tant qu’entrepreneur?

Nicolas BUSSARD : C’est difficile à dire des faiblesses on en a comme tout le monde, je pense que ce qui est compliqué quand on a beaucoup de volonté et beaucoup d’énergie comme moi, c’est qu’on veut toujours embarquer tout le monde avec soi, et je pense que l’une de mes plus grandes faiblesses parfois c’est de surestimer l’énergie ou l’envie tout simplement de mes collaborateurs et donc faut savoir bien s’entourer. Quelqu’un m’avait dit un jour, c’était le directeur de l’Entreprise qui avait investi dans ma dernière entreprise, il avait investi beaucoup d’argent, et lui il me disait, ‘Tu sais Nicolas, dans la vie même quand on n’a pas les capacités ce qui compte si on veut briller c’est de s’entourer d’étoiles, parce que si on s’entoure d’étoiles qui brillent nous aussi on brille’. Le fait est que s’entourer de personnes qui ont la même énergie que vous c’est difficile donc il peut m’arriver  de trop en demander à certaines personnes, pas au niveau du travail mais au niveau de l’engagement mais malheureusement c’est très difficile particulièrement en Afrique parce que en Afrique on a une préoccupation pratique qui nous empêche parfois de pouvoir poursuivre nos rêves.

Corneille TOWENDO : Bien noté, Racontez-nous à présent l’histoire de ce que vous considérez comme votre pire moment en tant qu’entrepreneur. Parce que c’est sûr que vous en avez vécu beaucoup.

Nicolas BUSSARD : Oui beaucoup ! Et ça fait partie du Job. Je dirais que ma pire expérience, c’est mon entreprise d’avant, Feedzilla, c’est un projet personnel, c’était vraiment mon bébé, que j’ai créé en 2004, j’avais créé un site web tout simple, et l’idée c’était de rassembler des news de plusieurs sites de news, CNN, Washington Post, le Monde, le Figaro, de pleins de sites. L’idée c’était de créer un outil de lecture d’actualité, un outil d’agrégation d’actualité en lisant des sources qui viennent du monde entier, on s’est développé dans pleins de pays, on a été présent dans 13 pays et on a atteint plus de 20 millions de lecteurs par jours donc on était devenu une grosse entité dont j’étais le directeur général/fondateur. Mais vous savez quand on est entrepreneur, et que votre entreprise grossit, le vrai patron ce n’est pas le PDG, le vrai patron c’est celui qui a l’argent, c’est l’investisseur, et je l’ai appris à mes dépens. Je m’entendais très bien avec mes investisseurs parce qu’on avait une stratégie commune et à partir du moment où j’ai considéré que notre stratégie n’était plus la bonne et qu’il fallait changer et que mes investisseurs n’était pas d’accord, c’est là que ça a été très difficile. Donc je dirais que ma période la plus difficile c’est le moment où j’ai dû me séparer de force de mes anciens associés parce qu’on ne voyait plus les choses de la même façon.

Corneille TOWENDO : Très bien noté, donc une divergence de visions.

Nicolas BUSSARD : Oui c’est ça.

Corneille TOWENDO : Racontez-nous à quel moment et comment vous est venu cette étincelle sur laquelle vous avez bâti votre nouvelle entreprise SkilledAfricans? Qu’est-ce qui vous a poussé ?

Nicolas BUSSARD : Moi ce qui m’a poussé c’est que je suis un vrai scientifique, j’ai un doctorat en mathématiques, donc j’ai tendance à observer les choses vraiment avec l’appui des chiffres également et moi je suis partie du principe que la Chine est l’usine du monde, elle produit énormément , et l’Inde est un pays essentiel dans l’informatisation du monde, ce sont les pays où la main d’œuvre coûte de plus en plus cher donc je suis parti du principe que l’Afrique sera la zone géographique où il y aura le plus de mains d’œuvre dans le monde, plus qu’en Chine , en Inde , en Europe ou en Amérique. Mais les gens ne sont pas assez qualifiés, les gens peuvent travailler mais ne sont pas assez qualifiés. Donc c’était un constat très simple qui m’a sauté aux yeux, je me suis dit qu’il y a forcément quelque chose à faire, on ne peut pas laisser faire, il va y avoir des centaines de millions de gens sur le marché de l’emploi et s’ils ne peuvent pas trouver du travail, c’est compliqué. Donc à mon échelle c’était ça l’étincelle, je me suis dit qu’il faut absolument créer quelque chose qui va pouvoir répondre aux besoins du continent. Et mon modèle c’est Mr Mah que j’ai rencontré, c’est peut être ça aussi l’étincelle. Mr Jack Mah est le fondateur d’ALI BABA. Je l’ai rencontré à Londres il y a quelques années et ça a été vraiment une rencontre intéressante, le Mr est tout petit, quand on le voit comme ça, on se dit qu’il est banale mais dès qu’il parle il a une ORA, une présence absolument incroyable, il est le fondateur de ALI BABA , et il faut noter que 60% des biens, 60% de toute marchandise échangée vers la Chine, dans un sens ou dans l’autre, passe par son site. Et ce Mr a l’origine c’était un prof d’anglais, il ne connaissait rien du tout au web, il ne connaissait rien du tout au e-commerce, et donc il nous a raconté son histoire, sa grande force est qu’il a compris un peu avant tout le monde que la vrai force de la Chine c’est sa capacité à produire, à créer des usines et vendre des biens au monde entier. Et moi je suis parti du principe que l’Afrique à deux richesses principales, les ressources naturelles, quelque chose sur quoi je n’avais aucune maitrise et la deuxième richesse de l’Afrique réside dans l’humain, donc on s’est dit que voilà quelque part ou on peut agir. Entre parenthèse je suis associé à un monsieur qu’on appelle Emmanuel Henao et on a eu cette vision ensemble on a créé le site ensemble et moi ça faisait longtemps que je voulais créer un réseau professionnel en Afrique depuis 2005, 2006, mais ça a vraiment été ma rencontre avec Jack Mah qui m’a vraiment motivé.

Corneille TOWENDO : Une phrase que je viens d’écrire c’est le futur ou les futurs Jack MAH de l’Afrique.

Nicolas BUSSARD : Rire ! Je l’espère, c’est très flatteur pour moi si j’arrive au 100 éme de ce qu’il a fait c’est un grand pas.

Corneille TOWENDO : Parce que mine de rien Jack Mah est devenu l’homme le plus riche de Chine

Nicolas BUSSARD : Il y a une chose très importante que je dis lorsque je suis invité à des conférences, j’explique toujours aux gens parce que les jeunes surtout ont du mal à comprendre ça, que l’argent ne doit  jamais être la motivation première de l’entrepreneur, jamais. Je pense que si l’argent est une motivation principale, et sachant que la plupart des entrepreneurs mettent des années à faire de l’argent ben si c’est ça leur motivation première ils vont abandonner. Par contre ce qui devrait être la motivation première d’un Entrepreneur, c’est de vouloir absolument  changer quelque chose, atteindre un objectif noble qui ne doit pas être l’argent. Je vais souvent au New York Forum au Gabon, et j’ai rencontré en 2014 un pakistanais celui qui a inventé la micro finance, on lui a posé une question pour lui c’est quoi une entreprise et il a donné la meilleur réponse pour moi à ce jour : ‘Quelqu’un qui crée une entreprise c’est quelqu’un qui veut résoudre un problème’. C’est aussi simple que ça. Donc la motivation devrait être ça, pour nous le problème c’est que les Africains ne sont pas assez éduqués, les entreprises ont du mal à recruter en Afrique, comment on aide à connecter les deux. Et l’argent ne rentre absolument pas en compte la dedans, l’argent est une conséquence du boulot bien fait.

Corneille TOWENDO : C’est l’une des visions de Entrepreneur En Action qui a pour but de connecter les entrepreneur comme vous Dr BUSSARD qui avez réussi avec des aspirants entrepreneurs qui aimerait savoir quelque chose que certains Africains ont réalisé à travers le monde, aussi simple que ça.

Nicolas BUSSARD : Excusez-moi, donc l’Indien dont j’avais parlé, l’inventeur du microcrédit et Prix Nobel de la paix se nomme Muhammad Yunus.

Corneille TOWENDO : Très bien noté. Quel est ce conseil que vous avez a donné à notre audience d’Entrepreneurs et d’aspirants entrepreneurs ?

Nicolas BUSSARD : Alors le conseil que je donne à tout le monde, il est en deux parties. La première chose est qu’il faut être entrepreneur uniquement si vous en avez les capacités parce Entrepreneur c’est ce qu’il y a de plus difficile. Et l’Entrepreneur qui réussit c’est l’Entrepreneur qui arrive à sortir de ces difficultés. La deuxième partie du conseil que je donne c’est commencez mais réfléchissez bien où vous mettez les pieds parce que c’est très difficile, mais une fois que vous commencez, aller jusqu’au bout. La persévérance c’est la seule chose qui fait qu’un entrepreneur réussit. Il n’y a aucun projet professionnel qui est facile, donc il faut absolument être convaincu que ce que l’on fait est bien et si on n’est pas convaincu il faut modifier ce que l’on fait. Mais il faut avoir la foi, c’est la chose la plus importante, parce que chaque Entrepreneur passe par des moments très difficiles. Moi par exemple à titre personne j’ai déjà été ruiné deux (2) fois dans ma vie. Deux (2) fois je suis reparti de complétement Zéro et donc quand on n’a pas la foi on peut se retrouver dans des situations compliquées.

Corneille TOWENDO : Ce sont de super conseils, ça motive et inspire beaucoup, merci à vous.

Quelle ressource utilisez-vous  souvent (ca peut être une application sur votre téléphone, votre email, drop box, Google drive etc.).

Nicolas BUSSARD : Nous utilisons énormément d’outils, Gmail Entreprise parce que tous nos mails passent par la plateforme de Google, nous utilisons éclipse pour la création d’applications mobile, Dreamweaver pour la création Web, Google drive pour la sauvegarde, drop box, nous utilisons presque tous les outils puisque nous faisons beaucoup de choses différentes.

Corneille TOWENDO : Alors toujours dans la même lancée d’inspiration, quel livre recommanderiez-vous à nos auditeurs pour les pousser à l’entreprenariat ou à prendre action?

Nicolas BUSSARD : Je ne pourrais pas forcement choisir un livre en particulier, mais je vous parlerais d’une catégorie de livres, le plus important pour quelqu’un qui a vraiment envie de créer une Entreprise c’est de s’inspirer d’autres personnes. Mon modèle à l’origine c’est Richard Branson qui est le PDG Fondateur de Virgin, donc c’est un britannique, c’est quelqu’un qui est devenu milliardaire, la raison pour laquelle son livre m’a vraiment transformé c’est parce que c’est juste quelqu’un d’extraordinaire qui n’a jamais eu peur d’entreprendre là où on ne l’attend pas. Je vais donner un tout petit exemple, il a fait fortune au début en Grande Bretagne en créant un label de musique, donc il a produit des groupes de musique comme Genesis, Phil Collins, etc… Il a créé aussi une compagnie aérienne. Il a créé des entreprises de boissons qui font concurrence à coca-cola, dans la téléphonie mobile, et la première agence de vols spatiaux privés, j’ai oublié le nom.

Corneille TOWENDO : Virgin Galactic!

Nicolas BUSSARD : Exactement. Et c’est quelqu’un qui pèse aujourd’hui plus de 4.8 Milliards de dollars.

Corneille TOWENDO : Je suis un très grand fan de Richard Branson, je consomme toutes vidéos que je peux regarder en ligne de Richard Branson.

Vous n’avez pas mentionné le titre du livre par contre.

Nicolas BUSSARD : Il y en a plusieurs, je ne me souviens plus exactement, je dirais que tous les livres le concernant sont forcément intéressants. Pour moi Richard Branson c’est le vrai entrepreneur, c’est à dire que lui ce qui l’excite ce n’est pas de gérer l’entreprise dans le long terme mais de créer, c’est un créateur d’entreprises. Moi je dis c’est ça qui m’intéresse, créer des entreprises. Sinon j’invite les gens à lire le livre sur l’histoire de Google, sur les 2 fondateurs de Google, il y a aussi les livres sur le Fondateur de Facebook. Il y a aussi Mr Dangote, je ne sais pas si il y a des livre sur Mr Dangote.

Corneille TOWENDO : Il y en a: ‘Dangote’s Ten Commandments on money’ de Peter Anosike.

Corneille TOWENDO : Pour terminer Dr Nicolas Bussard, comment est-ce que nos lecteurs peuvent vous contacter, ou contacter vos entreprises?

Nicolas BUSSARD : Si les gens veulent s’inscrire sur notre plateforme ils peuvent simplement aller s’inscrire gratuitement sur SkilledAfricans.com, Skilled Africans veut dire africains compétents en Français et ils peuvent nous contacter à travers la page de contact. Donc on essaye de répondre au maximum aux demandes. Maintenant à titre personnel j’essaye vraiment d’aider les entrepreneurs, je le fait gratuitement, les gens qui ont envie de créer des entreprises et ont besoin de conseils je serais ravie de les aider. Il leur suffit de remplir le formulaire de contact sur le site et expliquer ce qu’ils veulent et je reviendrais vers eux.

Corneille TOWENDO : En tout cas toutes ces informations seront disponibles sur la page qui vous est dédié afin que les lecteurs puissent y accéder facilement. Merci Mr Nicolas BUSSARD d’avoir partagé avec nous vos expériences, de nous avoir inspiré et motivé et à très bientôt.

Nicolas BUSSARD : Ce fut un plaisir. Merci beaucoup à très bientôt.

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By | 2017-04-04T13:47:24+00:00 août 6th, 2015|100-Audio-Podcast, Podcasts-EEAction|